POUR QUE « L’OUBLI » NE SOIT PAS CONSTITUTIF DE LA FRANCE.

Appel pour la reconnaissance du "divers" dans la constitution française.

Depuis plusieurs années "l’Institut pour une Politique de la Relation ", s’engage avec ses partenaires, pour la reconnaissance du "divers", de la pluriculturalité de notre société, par la valorisation des dynamiques interculturelles et de créolisation à l’œuvre dans le monde contemporain.

Une quarantaine de chercheurs, journalistes, avocats, artistes, écrivain, militants d’associations proposent une modification de l’article Premier de la Constitution pour inscrire la "Pluriculturalité" dans cette dernière. Pour que notre Constitution soit réellement l’expression de la volonté de la France du XXI e siècle. Pour que «  l’oubli » ne soit pas constitutif de la France.

 

POUR QUE « L’OUBLI » NE SOIT PAS CONSTITUTIF DE LA FRANCE.  

Toute société est diverse et se créolise, toute culture est faite de diversité.

Il nous faut apprendre à penser non plus l’"universel", mais le "diversel ",  c’est-à-dire à penser en empathie l’unité et la pluralité tout en préservant l’individu singulier, libre de ses choix. L’histoire de France est faite de cette dynamique, même dans ses moments les plus sombres. De même l’héritage européen est fait de la diversité, de langues, de cultures, de religions, d’Etats.

Nous appelons dans le cadre  du projet de révision constitutionnelle à inscrire la "Pluriculturalité" dans l’article  premier de la Constitution française pour qu’elle soit réellement l’expression de la France du XXI e siècle. *

La considération des représentants du peuple français, le 26 août 1789, constitués en l'Assemblée nationale constituante, qui s'est substituée aux états généraux, élabore le texte de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qui stipule « que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics... » . La Déclaration des droits de l‘Homme et du citoyen est le socle constitutionnel de la France. D’« oubli », il en est pourtant un et de taille et plus flagrant encore aujourd’hui qu’hier : la réalité de la « diversité » culturelle de la société et la reconnaissance des droits afférents !

Ni dans les propositions du gouvernement ni dans ce qu’on a appelé « la foire aux amendements » (Le Monde du 27.02.2018), il n’est mention de reconnaître cette dimension parmi les plus importantes socialement, culturellement et donc politiquement  pour la société aujourd’hui.

Certes, l’article premier de la constitution affirme que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. ». Cependant, ne pas faire de « distinction » n’assure pas une pleine reconnaissance de la diversité.

Affirmer (en la constitutionnalisant) la diversité des héritages culturels, linguistiques et religieux de la société, c’est garantir mieux encore leur égale valeur devant la loi républicaine.

Toute conscience non naïve sait que ce qui n’est pas identifié, nommé, affirmé, reconnu, assumé inexiste : (n’a pas lieu et ne peut s’épanouir). Or C’est ainsi que l’on fabrique tous les spectres... et  les peurs, voire les « guerres » qui en découlent !

Notre appel à changer l’article premier de la constitution est un appel de quelques consciences non naïves pour que la France cesse le de fabriquer la non-existence d’une partie d’elle-même. »

 

* POUR LA REVISION DE L’ARTICLE PREMIER EN CES TERMES

 

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique, pluriculturelle  et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

 

Aïcha Bouzy, (Présidente de l’Institut pour une Politique de la Relation)

Patrick Chamoiseau (écrivain)

Edgar Morin

Edwy Plenel (journaliste créateur de mediapart)

Olivier Le cour Grandmaison (historien)

Salah Amokrane (artiste)

Paul Allies (président de la convention pour une VIeme République)

Alice Cherki

Cecile Oumhani (écrivaine)

Gaby jimenez (artiste plasticien)

Mohammed Seffahi (sociologue)

Mohammed Ouaddane (Inter-Réseaux Mémoires-Histoires)

Salah Oudahar directeur du Festival StrasMed.

Nicolas Romeas (revues l’Insatiable et Archipels)

Yolande Bacot (directrice artistique)

Cherif Ferjani (Professeur émérite de science politique et d'islamologie)

Philippe Carry (l’horloger de Saint Paul)

Nils Anderson (politologue)

Zouhair Aboudahab (Avocat Grenoble)

Bertrand Sayn (Avocat Lyon)

Marie Virolle directrice de la revue A (anciennement Algérie, Littérature Action)

Marie-Noelle Arras, directrice artistique revue Etoiles d'encre (revue des femmes en méditerranée)

Abdellatif Chaouite directeur de la revue Ecarts d’identité

Zohra Perret

Olivier Frerot

Zsazsa Mercury (directrice artistique)

Yves Grellier

Philippe Marliere (politologue)

Ya mutuale Balume (militant associatif,  IPPR)

Saïd Yahiaoui (universitaire)

Anna kupfer (artiste)

Isabelle Fruleux (artiste)

Alain Leger (éditeur)

Caroline Troin (militante associative)

Charles Bonn (enseignant)

Gus Massiah 

Abdelkader Belbahri (sociologue)

Gilles Luquet

Benjamin Vanderlick (artiste)

Dominique Lurcel (artiste)

Chems (artiste)

Dominique Raphel

Bruno Guichard

Farid Righi

Etienne regent

  

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