Macron et les Banquiers Mystérieux

Dans l'assaut contre Emmanuel Macron on parle, on parle, mais aussi on tait, on cache. Toute indignation n'est pas bonne à détailler.

Un formidable tsunami de haine s'est levé contre Emmanuel Macron au lendemain de sa percée au premier tour de l’élection présidentielle.

Une partie en émane, et ce n'est guère une surprise pour moi, des rangs de l'armée Mélenchonienne. On y renvoie dos à dos la leader du Front National et le banquier Macron, le banquier Macron. Ah les banquiers, voilà bien les responsables des malheurs du temps, profiteurs et pourvoyeurs d'une société si injuste que naîtrait justement de cette injustice les ferments de progression du FN, élection après élection, décennie après décennie, gauche après droite, et vice versa, depuis 35 ans. Notre ennemi c'est la finance, pas vrai.

J'ai entendu voici tout juste une heure cette baliverne repris avec beaucoup de sérieux, comme d'habitude, sur C à vous par Gerard Miller, chroniqueur politique omniscient, qui défendait ainsi la position de retrait "je ne dirai rien" du Grand Mélenchon, le nouveau Bolivar des jours présents. Macron, le banquier Macron est res-pon-sable du Marinisme aggravé qui sévit, et ronge les âmes errantes. Le libéralisme, l'hyper bien entendu, il n'y en a pas d'autre mes bons, voilà son unique cause, pas étonnant qu'on s'en prenne à lui, Macron, il l'a bien cherché, quelle idée d'être banquier.

Banquier, banquier, banquier.... Chez qui, amis, dans quelle banque ?

Pas besoin de faire de grande recherche, on l'a dit, redit.

Mais on ne le dit plus, surtout pour attaquer l'homme, et ses idées, on le tait, on le caviarde, on le martelle en l'omettant, tout comme on cache en montrant.

Alors disons, c'est Rothschild, Rothschild, les Rothschild de toujours, les Rothschild de partout et d'ailleurs, de pas-de-chez-nous, d'Europe, voyez le genre.

Pas de chance, ils sont juifs ces banquiers là, qui nous sucent le sang, et notre âme, pure comme l'agneau qui vient de naître de surcroît, et Macron bien un peu, qui finasse et réfléchit, coupe les cheveux en quatre, la France qui pense trop, celle d'en haut s'entend, de quoi faire trembler les cœurs simples, il n'aura pas leur voix, le Banquier, on s'en lave les mains disent-ils doucement. Les braves gens.

Moi, en comparaison avec Marinette soufflant sur les braises des nos blanches noirceurs, je préfère le banquier, même de chez Rothschild, celui qui invente de l'argent où il n'y en a pas, ce qui est commode quand on en manque, et qu'on en a besoin.

Alors je vote pour lui, parce que je ne veux pas de la famille Le Pen, ses simplismes, son patriotisme ranci juste bon à exclure, blesser, humilier, ostraciser, monter et montrer les boucs émissaires, son stupide renfermement autour d'un nombril imaginaire, sa France on est chez nous, non, on est pas chez nous, nulle part au monde, ce monde qui ne nous appartient pas, on est partout chez les autres, et vice versa.

Je ne veux pas que tant aient peur, et tremblent quand les autres ne diront rien, serrant les fesses, nous on en est pas, ouf.

Je ne veux pas de boucs émissaires, de frontières cadenassées, de France aux français, ni de toute cette méchanceté mille fois plus méchante que celle du plus Rothschild des banquiers.

La méchanceté, ou pire....

Voilà, c'est dit.

jE VOTE 1 © gILLES bOUQUEREL jE VOTE 1 © gILLES bOUQUEREL

 

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