Appel à la jeunesse du monde

Suite aux attentats de Paris survenus le vendredi 13 novembre 2015, ce texte, écrit dans un état d’urgence, tente de répondre à une urgence plus importante encore : celle qui concerne l’usage que nous puissions faire de ces funestes événements – en parfaite antinomie avec celle des Matamore et autres histrions.

Texte paru initalement ici : Appel à la jeunesse du monde

Disponible en anglais : Call to the youth of the world

Suite aux attentats de Paris survenus le vendredi 13 novembre 2015, ce texte, écrit dans un état d’urgence, tente de répondre à une urgence plus importante encore : celle qui concerne l’usage que nous puissions faire de ces funestes événements – en parfaite antinomie avec celle des Matamore et autres histrions.

Nous sommes la jeunesse du monde

Nous sommes la jeunesse du monde. C’est nous qui, dans les attentats qui ont secoué Paris et sa banlieue, avons été frappés au cœur. Une nouvelle fois, nous avons été pris pour cible comme à Ankara il y a peu alors que nous manifestions en faveur du peuple kurde, et partout où nous nous dressons face à une oppression devenue planétaire. C’est nous en effet qui mourons sous les balles et les bombes, en Turquie ou au Brésil, à Kobané comme à Gaza, en Syrie comme ailleurs – à Paris maintenant. Nous autres jeunes gens, jetés dans le long crépuscule d’un siècle dont on semble avoir ôté l’aurore, nous tentons de combattre la nuit qui partout s’installe autour de nous. Nuit de l’obscurantisme et du fascisme que propagent opportunément les ténèbres d’une oligarchie cynique et corrompue. Nous sommes la jeunesse du monde, et sa nouvelle lumière. Nous sommes porteurs d’une régénération intégrale d’une humanité exténuée mais vivante – et qui reprend son souffle.

Nous sommes la jeunesse du monde, et son nouvel éclat. Beaucoup d’entre nous ont succombé, pris entre le marteau et l’enclume de deux formes perverses de terrorisme, de deux fondamentalismes détestables, de deux nihilismes mortifères. D’un côté, le nihilisme de « nos » gouvernants qui, aveuglés par les multiples effets d’une politique dont ils sont les causes, ne nous proposent rien d’autre qu’une fuite en avant à l’intérieur d’un désastre qu’ils ont eux-mêmes engendré. De l’autre, le nihilisme d’un fascisme nouveau qui prospère proportionnellement à la décomposition politique et sociale d’un l’ordre planétaire devenu incapable de surmonter ses propres contradictions toujours grandissantes. La logique de l’économie mondiale, attachée à son rigorisme viscéral, a engendré ce monstre bicéphale dont la double mâchoire nous broie sans état d’âme.

Nous sommes la jeunesse du monde, intermittente, précaire, salariée,exploitée, et pour beaucoup d’entre nous, exclue, mais surtout créatrice et avide de vie. La pression monstrueuse qui pèse sur nous depuis nos plus jeunes ans, nous tâchons de nous en libérer dans nos fêtes, nos amours, nos conversations, nos voyages, nos aventures. Nous faisons les nuits plus belles, et plus passionnants nos jours. Or, ce sont nos jours et nos nuits sur lesquels on a fait feu. Nous n’avons plus qu’à prendre conscience de notre valeur et de notre force, pour faire face à ceux qui nous agressent et balayer ceux par qui de telles attaques ont été rendues possibles. À ce propos, il est probable qu’en ceci les véritables « cerveaux » de ces attentats se trouvent à l’Élysée davantage qu’à Molenbeek.

Nous sommes le peuple du monde

Nous sommes la jeunesse du monde, et nous en sommes aussi le peuple. Seul un peuple uni, a-t-on dit, physiquement rassemblé, mérite le nom de peuple. Sans distinction d’âge ni d’aucune autre sorte. Nous sommes ce peuple tous les jours rassemblé, nous méritons ce nom, nous qui le portons avec amour, avec fierté. Notre dignité est l’égale conscience de notre rang et de notre valeur, de ce qui fait notre puissance, c’est-à-dire : notre droit.

Chaque jour en effet nous nous réunissons : dans les entreprises où l’on exploite notre créativité, dans les bureaux où l’on vole notre vie, dans les cafés où nous devisons de notre avenir avec une inquiétude que dissimulent nos sourires, dans les rues où nous manifestons notre vitalité, dans les salles de concert où la musique nous emporte, dans tous les lieux enfin où s’exprime notre inaliénable, notre inexpugnable joie de vivre, malgré les persécutions et les oppressions dont nous sommes continuellement l’objet. Notre joie de vivre est politique ; et c’est en vertu de cette joie, de cette confiance en la vie, de notre commune puissance d’agir, que nous nous connaissons comme la nouvelle figure du monde qui succédera nécessairement à celle que l’incurie, la bêtise et la vulgarité de « nos » élites s’acharnent à détruire et à précipiter dans l’abîme.

Nous sommes la jeunesse du monde, et nous sommes un droit nouveau. Tard-venus dans un monde qui s’est construit malgré nous, contre nous, notre droit sur celui-ci est illimité. Absolu est le tort qu’on nous a fait, absolu lui aussi notre droit. Il consiste, pour nous, à regagner le monde, à reconquérir notre place et notre avenir, et à défaire ce qu’il reste de tyrannie et d’obscurité dans le gouvernement des hommes – le malheur du monde n’étant la faute que des hommes seuls. Ce droit n’est, pour l’heure, inscrit dans aucune constitution d’aucun pays de ce monde. Celle-ci reste à écrire, et ce pays à inventer. Le peuple qui accomplira ces deux choses ne manque pas. Le monde nous appartient, quoique nous en soyons continûment dépossédés. C’est ce monde que nous venons reprendre, qui n’a jamais cessé d’être le nôtre.

Regardez donc ce peuple admirable qui brave déjà l’état d’urgence et l’état d’exception, et par-dessus tout l’état de sidération dans lequel on veut le maintenir, le voilà qui cherche spontanément à se rassembler, à se réunir en une commune émotion et qui, par exemple, dans un réflexe sain, avec un sûr instinct, chasse sans pitié les infâmes brigades d’extrême-droite qui tentent de paraître du fond de leur ressentiment sordide. L’esprit antifasciste est vivant en France dans tous nos rassemblements, et nous prouvons par là une indéniable maturité humaine et politique. Nous n’oublions pas que la Marseillaise que nous chantons, malgré tous les travestissements qu’on lui a fait subir, est un chant d’abord dirigé contre tous les despotismes et toutes les tyrannies. Ce chant est le nôtre, et nôtre ce drapeau que le rouge conclut de sa vivante lumière. La jeunesse le chante spontanément comme un cri de ralliement qui, depuis 1789 et 1793, n’a jamais cessé de retentir. Le véritable ennemi du Peuple, son seul ennemi sérieux, c’est le gouvernement qui s’en prétend le Roi.

Depuis des décennies, médias, classe politique, pseudo-intellectuels – ignares cultivés –, toute une coalition rétrograde s’est unie pour nous faire taire. Regardez-les. Ils ont honte de nous. Ils ricanent de notre usage débridé des réseaux sociaux. Ils critiquent notre tendance à l’insubordination. Ils se méfient de nos initiatives comme ils se moquent de nos aspirations. Pour eux, nous ne sommes rien. Nous ne sommes rien à leurs yeux, alors que nous devrions être tout – alors que nous sommes déjàtout. Nous sommes la fontaine du désir et la source de toute valeur, de toute richesse comme de toute histoire. Nous sommes les bâtisseurs du monde, et ses minutieux orfèvres. Nous créons plus de choses au Ciel et sur la Terre que n’en peuvent rêver toute la masse stérile de leurs bavardages inconséquents. Tous ceux qui parlent en notre nom cherchent d’abord à usurper une énergie dont ils ne sont plus capables. Ceux-là semblent n’obtenir quelque vie, quelque pouvoir qu’en se faisant les parasites de notre puissance, de notre infinie capacité de création. Ceux-là sont les vampires de notre sang, et les voleurs de notre action. Alors qu’ils ne devraient être que nos serviteurs, et encore ! ceux-là s’imaginent être nos maîtres. Ce qu’ils sont en effet, pour notre perte. Installés dans cette illusion dont ils ont les moyens, ils nous méprisent et nous tuent ou nous laissent mourir. Ils se rient de notre jeunesse, ceux-là qui ont trahi la leur. Telle est leur politique. Elle règne, mais ne nous gouverne pas.

Nos révolutions

Partout, ces dernières années, nos révolutions ont été trahies ou défaites. Mais nous sommes inépuisables dans notre détermination à porter le monde vers son vrai visage, au-devant de son soleil réel – qui est l’humanité. Nous avons combattu en Tunisie, en Égypte, en Grèce, en Syrie, bref : en tous lieux, pour conquérir nos droits et affirmer notre liberté, souvent en faveur d’un indicible projet qui, pour n’avoir pas encore de nom, pourrait bien dessiner l’esquisse d’un nouveau communisme des corps et des esprits. C’est ce que disent à leur manière les mots : « Dignité ! Justice ! Démocratie ! » qui ont fait le tour du monde.

Si nous voulons apporter quelque révolution dans l’ordre social où nous ne sommes rien, il nous faudra porter un bouleversement complet dans l’ordre politique. La gestion autoritaire des populations a fait son temps. Le totalitarisme marchand a, quant à lui, détruit le nôtre. Nous sommes déjà porteurs d’une nouvelle manière de nous rapporter à nous-mêmes, aux autres, à la Nature, au sens que nous donnons à nos vies. Nous sommes ceux par qui le monde lui-même se constitue en sujet politique. Nous ne sommes pas seulement venus changer le monde, mais le sauver.

Nous sommes en guerre, disent-ils, répètent-ils, dans le seul but de justifier les leurs. S’il est vrai que nous sommes en guerre, nous ne devons pas nous tromper d’ennemi. Aujourd’hui comme hier, l’ennemi se trouve dans notre pays, et cet ennemi, ce sont « nos » dirigeants. La bêtise de leurs discours n’a d’égale que l’intensité de leur vide moral. D’un côté, ils espèrent, par la terreur symbolique dont ils usent sur nous, pouvoir s’exonérer de leurs responsabilités. Or, ils sont coupables des morts qui, à Paris comme ailleurs, nous frappent dans notre chair et provoquent nos larmes. Le sang des nôtres hurle contre eux. Leur haine du peuple dont ils s’imaginent avoir la charge se confond avec la haine qu’ils portent contre tous les peuples de la Terre – qu’ils laissent opportunément mourir pour complaire aux tyrans et servir leurs intérêts. Leur politique, à l’intérieur comme à l’international, est une politique criminelle dont on ne compte plus les morts – à moins d’en faire des statistiques. Depuis des décennies, ils s’ingénient à arraisonner les valeurs, les symboles, l’histoire de pays qui sont les nôtres, puisque c’est nous qui, jour après jour, contribuons à les bâtir et à les faire vivre. Qui donc vit, aime, crée, travaille dans nos pays, sinon nous et nos semblables, nous, le peuple, cause de toute richesse, nous, la jeunesse du monde, qui sommes une insurrection vitale, un soulèvement de chairs ? Nous, le peuple, nous, la jeunesse du monde, sommes porteurs d’une révolution nouvelle, inouïe, qui se trouve être combattue sur deux fronts : celui de « nos » gouvernements qui craignent pour leurs privilèges comme pour ceux de la classe dont ils sont les serviteurs, et par les groupes criminels qui prétendent combattre ces derniers tout en les renforçant, les enrichissant même.

La plupart des commentateurs, race bavarde, parlent d’actes « incompréhensibles », « mystérieux », « énigmatiques ». Ce discours est à la fois profondément révoltant et singulièrement peu renseigné. La France est en guerre sur de nombreux théâtres d’opération, et cela depuis de nombreuses années. Ne le savaient-ils pas ? Nous sommes en guerre, malgré nous, contre des peuples que nous abandonnons, que nous pillons, et qui en viennent à nous haïr. Amer retour de bâton d’une politique que nous n’avons peut-être pas voulue, mais dont nous essuyons les plâtres. Nous sommes, hélas, responsables de ce qui nous arrive. Nous avons élu ou laissé élire des dirigeants qu’aucun peuple véritablement libre et maître de son destin n’aurait dû souffrir une seule seconde. Ils ont accompagné le mouvement planétaire de la contre-révolution néolibérale, affermi des monarchies, soutenu des dictatures, légitimé les autoritarismes les plus crapuleux, pillé l’entièreté du globe en le vouant à la destruction, et ils se sont ensuite abandonnés aux affects les plus réactionnaires et aux idées les plus nauséabondes. Il est urgent qu’une force politique se lève, qu’un parti historique se signale pour mettre fin aux politiques criminelles et mortifères qui détruisent nos vies en défigurant la Terre, notre bel espace commun qu’il ne tient qu’à nous de faire fleurir. Ce parti historique ne peut être celui d’aucune union nationale que ce soit, mais bien un parti de rupture. Rupture avec l’austérité comme est nécessaire la rupture avec la politique mondiale dont nous voyons les effets désastreux. Il est hors de question de nous unir avec ceux qui auront à jamais nos morts sur la conscience, à nos morts tombés sous les balles des assassins comme sous les coups pernicieux, invisibles du salariat, du chômage, de la dépression et du suicide. Le Peuple, d’une seule voix, doit leur dire : « Le sang de ces attentats retombe sur vous ! Vous aurez à répondre de ce sang ! Votre mandat a expiré ! »

Nos gouvernants sont les instigateurs d’une guerre qui n’est pas la nôtre mais dont nous sommes les premières victimes. Nous devons nous réapproprier la politique, et faire taire ceux qui parlent indûment en notre nom. Notre sécurité véritable est à ce prix. C’est nous, le peuple, source de toute souveraineté, qui décidons de notre avenir, qui définissons ce que signifie la France, son hymne, son drapeau, ses valeurs, sa constitution politique, son image. Or, la France s’est depuis longtemps fourvoyée dans les méandres criminels du néo-colonialisme et de l’impérialisme d’ingérence, la sordide guerre pour l’appropriation des ressources au détriment de l’auto-détermination des peuples, au détriment de l’égalité effective des personnes, dans la rage funeste d’une accumulation primitive qui demeure un processus permanent, un processus normal, régulier, de la valorisation capitaliste.

La seule manière d’infléchir cette pente malheureuse est celle-ci : la France doit renouer avec sa vocation historique, elle qui est porteuse d’un projet politique et social singulier, inhérent à son être : un nouveau projet d’émancipation collective, un nouveau projet communiste, en somme, tel que le Conseil National de la Résistance – pour ne citer que lui – l’avait esquissé au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, un projet radicalement démocratique, absolument libre, farouchement égalitaire, profondément fraternel. Ce projet politique est déjà entièrement contenu dans la devise qui est la nôtre. Il ne nous suffit que de lui être fidèle.

La contre-révolution à l’œuvre

Il n’est donné à personne de pouvoir échapper au politique. Toujours le politique nous rattrape, dans ses conséquences propres comme dans nos inconséquences singulières. Il y a une chose que nous n’avons pas voulu suffisamment voir, c’est la prégnance d’une contre-révolution qui, comme une lame de fond, traverse profondément toutes nos sociétés. D’ailleurs, il n’y a non pas une mais plusieurs contre-révolutions mondiales effectivement à l’œuvre. D’un côté, la contre-révolution néolibérale soutenue et appliquée par presque tous les pays du globe. De l’autre, la contre-révolution autoritaire née du mouvement des soulèvements arabes dans le but d’y mettre fin. La contre-révolution obscurantiste de l’immonde Daech, enfin. Sans oublier la contre-révolution de l’extrême-droite fasciste que chacun a sous les yeux et qui n’est que le couronnement de toutes les autres, sa synthèse douteuse. Ces contre-révolutions multiples et parfois contradictoires dans leurs intérêts se superposent et se combattent. D’où l’extrême confusion de notre temps. Il n’y a qu’un seul protagoniste qui se démarque avec clarté de tous ces conflits, c’est le Peuple qui, partout, réclame ses droits dans d’irrésistibles effusions fraternelles. Celui-ci ne se reconnaît qu’un seul ennemi : le despotisme, sous toutes ses formes, tour à tour archaïque et absolument moderne. Tous les ennemis des tyrans sont les amis de ce peuple, et citoyens à ce titre. Tout peuple révolutionnaire porte en soi le germe d’une universalité future.

Les peuples arabes en particulier ne veulent plus être gouvernés ni par des autocraties bancales ni par de fausses démocraties, ni même, à plus forte raison, par les voyous sanguinaires de Daech, triste collection de chemises noires réchappées de quelque remake. En réalité, le projet des peuples arabes est peut-être si radicalement neuf que toutes les puissances de ce monde, y compris Daech, trouvent un intérêt commun à les combattre. Cela nous renseigne par ailleurs sur la nature du véritable allié que nous devons soutenir si nous nous connaissons effectivement comme des amis de la liberté.

Pour conclure

Un des mots d’ordre les plus terriblement justes qui aient circulé durant ces terribles journées est celui-ci : « Vos guerres, nos morts. » Puissent les peuples du monde s’en saisir et mettre fin aux agissements des belligérants irresponsables qui ensanglantent le visage meurtri du monde.

Il va nous falloir déployer un esprit de résistance inouï. Résistance à la bêtise, à la peur, à la confusion comme aux passions malheureuses et désorientées. Mais aussi : Affirmation de notre force, de notre droit, de notre avenir. L’état d’urgence et les frappes aériennes redoublées en Syrie représentent une nouvelle injure au peuple français, à sa dignité, à son courage. Par là, nous préparons de nouvelles ripostes, de nouvelles représailles et ainsi de nouveaux morts. Et c’est nous autres qui tomberons encore une fois. C’est une horreur insensée que de laisser l’état d’urgence et de nouvelles guerres suivre leur cours, un cours dangereux, funeste – qui n’est fatal qu’aux peuples.

La plus belle chose qui puisse naître de ces horribles attentats, c’est une révolte politique. Une révolte politique non seulement de la jeunesse mais du peuple en son entier. Une révolte politique dirigée contre les élites médiatiques, politiques et pseudo-intellectuelles qui nous abusent et qui nous trompent. Une révolte politique par laquelle nous nous rendrons décideurs de notre commune responsabilité dans la tragédie qui nous frappe afin d’opérer la bifurcation salutaire. Ce dont nous avons besoin, ce ne sont pas de nouvelles lois sécuritaires et encore moins de nouvelles frappes aveugles à l’étranger, mais d’une révolution. D’une révolution dans notre pays. D’une révolution nouvelle, et de nouveaux désirs.

La réaction de la jeunesse qui partout se rassemble est belle et saine. Comme toujours. Elle seule a conscience de l’avenir qu’on lui vole, du présent qu’on lui voue. Que partout se lève cette force, ce courage, cette vie ! Que partout la jeunesse s’empare d’un monde sur lequel elle imprime déjà son sens, son espoir, sa lutte ! Que partout les peuples du monde s’unissent pour qu’enfin se lève un soleil qui nous soit favorable !

Vive la jeunesse du monde ! Vive le nouveau monde que nous portons ! Vive le nouveau monde qui est le nôtre à cet instant !

Le mardi 17 novembre 2015,

Gilles Wauthoz

https://gilleswauthoz.wordpress.com/

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