Le billet de vingt euros.

Avec les beaux jours, on peut vivre de bons moments mais il y a toujours les parasites. On peut mettre de coté les petits bobos et les blessures des insectes, car il y a plus grave. Je veux parler des faux billets de vingt euros et des arnaques avec ce billet. Le billet de vingt euros est très commun, c'est celui qu’on obtient avec les distributeurs et c’est celui qu’on utilise fréquemment dans les commerces. A la sortie du distributeur, à priori, il n’y a rien à craindre car les banques ont des moyens solides pour vérifier les billets.

  Il y a l'arnaque des lieux touristiques. Un touriste donne un billet de vingt euros et on rend la monnaie sur dix euros. Les étrangers sont les plus vulnérables. Il y a une dizaine d’années, à Paris, j’ai été victime plusieurs fois de caissiers peu scrupuleux. Je me méfie des  caissiers ou la caissières un peu agressivifs ou un peu trop soupçonneux. Maintenant, je fais très attention et lorsque je suis obligé de payer avec un billet de vingt euros, j’annonce la couleur : voici vingt euros.

  Il y a les faux billets de vingt euros. Là c’est du solide. Ne croyez pas qu'ils sont rares et il y a de fortes chances, si on peu dire, que vous soyez pris dans un tourbillon infernal.  Les grandes surfaces ont des moyens pour reconnaître les faux billets mais certaines n’hésitent pas à vous les « refiler » comme on dit de façon populaire. Si vous payez avec un faux billet, attention aux ennuis. Une mère de famille, une mamie ou un papy ou un jeune étourdi peuvent se retrouver au commissariat. C’est un faux monnayeur en puissance bien que ce genre d’activité demande du savoir faire, des réseaux et du matériel. Après, tout dépend du niveau de lucidité des policiers et il y a des cas dans cette profession, des lumières célestes. Vous pouvez sortir du commissariat en proférant des propos peu élogieux sur les gardiens de la paix.  La meilleure parade pour calmer les plus zélés, c’est de leur dire qu’ils peuvent, eux aussi,  être victimes.  Ils répondront que ceci est parfaitement exclu, qu'ils peuvent reconnaître un faux billet à coup sur...Ben voyons ! Là c'est vite dit car il y a de très bonnes imitations et les employés de banque reconnaissent, eux, que nous sommes très vulnérables. Il faut l’œil d'un banquier pour reconnaître ces imitations diaboliques.

   Au temps jadis, la justice expédiait les faux monnayeurs à Cayenne. On imagine le père de famille ou le papy, en chapeau de paille et sandalettes, cassant des cailloux et méditant sur la cruauté humaine. Aujourd’hui on peut éviter ce coin de paradis mais la justice n’est pas plus complaisante pour autant.

   Les policiers n’ont pas une tache facile, il est vrai. Pour mettre en place un trafic de faux billets, il faut une organisation en deux étapes. La fabrication et l’écoulement de la fausse monnaie. Les voyous s’appuient sur des petites mains qui se chargent de transformer les faux en vrais. Non par magie mais en trompant des gens honnêtes qui ne se doutent de rien. De ce coté, il y a des as qui opèrent avec célérité. Les policiers doivent donc débusquer ces petits voyous et on comprend la difficulté. Ceci dit et c'est un peu louche, les faux billets peuvent sortir des grandes surfaces (il y a de nombreux témoignages à ce sujet) mais les recycler dans une grande surface, c'est compliqué et vivement déconseillé car c’est une faute qui est lourdement condamnée. Ce qui est un peu révoltant, c’est que le citoyen lambda, lui, ne peut guère se défendre et il perd son argent. Aux caisses des magasins, s’il veut payer par erreur avec un faux billet, les policiers l’exhibent comme un malfrat.  A chacun d’imaginer son mari, sa femme, son fils, sa fille…ses parents…

 

En conclusion .....Méfiance. Du coté de Lyon et du sud de la France, c'est plutôt commun. Un billet de banque, cependant, peu voyager loin, très loin et venir d’on ne sait où.  

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