« Le progrès ne tombe pas du ciel »

Le livre de David Amiel et Ismaël Emelien - « Tout ce qui se passe aujourd’hui, c’est de votre faute », leur a dit Laurent Ruquier…

On n'est pas couché 6 avril 2019 sur France 2

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« Je me suis senti faire partie d’une aventure qui était plus grande que moi » « Au bout de deux ans à l’Elysée, je me suis dit, qu’est-ce qu’on a fait de toute cette énergie initiale ; de cette énergie que les gens nous apportaient pendant la campagne. Et c’est là que nous nous sommes dit que nous avions un peu perdu  ce lien et qu’on avait besoin de le retrouver. » David Amiel

 

« La société de frustration vient pour nous de qu’une grande partie des Français, une majorité, sont confrontés à des obstacles qui ne dépendent pas d’eux. Et comme on nous dit, depuis tout petit à l’école, si tu veux, tu peux, en fait tu peux parce que l’école est gratuite, parce qu’en France il y a des droits et des libertés, etc. et qu’on n’y arrive pas, le sentiment premier, c’est de se dire que c’est de ma faute. Je n’ai pas réussi parce que c’est de ma faute. En fait ce que nous expliquons, c’est qu’il y a beaucoup d’autres raisons qui expliquent qu’on n’y arrive pas et que ce sont des raisons qui ne dépendent pas de l’individu. L’objectif, dans cette phrase qui paraît un peu compliqué prononcée comme ça -la maximisation des possibles- on veut lever tous les obstacles qui ne sont pas légitimes. Si on arrive à faire ça et c’est un objectif à très long terme, on ne prétend pas que tout le monde sera égal. La réussite n’est pas forcément pour nous matérielle, pas forcément financière. Il y aura toujours des gens qui auront plus de succès en écrivant des livres qui en vendront plus que d’autres, des gens qui feront des chansons qui seront plus écoutées et donc plus vendues. Le problème c’est qu’aujourd’hui, ces problèmes dépendent assez peu des gens et beaucoup des structures et de l’organisation de la société. C’est ça notre sentiment et pas du tout de dire qu’il y a deux catégories de gens, ceux qui réussissent et ceux qui ne réussissent pas et qu’on ne serait intéresser que par les premiers, au contraire ; on est plutôt intéressés par ceux qui ne réussissent pas et on pense que s’ils ne réussissent pas, ce n’est pas de leur faute. C’est cela la thèse du livre. » Ismaël Emelien

David Amiel et Ismaël Emelien - On n'est pas couché 6 avril 2019 #ONPC © On n'est pas couché

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