« Le progrès ne tombe pas du ciel » 2

Les pépètes non plus… David Amiel et Ismaël Emelien, les Gilets jaunes du Président « Le paradoxe c’est que nous le leur avons dit, il y a deux ans, et maintenant c’est eux qui nous le disent. »

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« Personne ne voit jamais venir les mouvements sociaux. C’est vrai que nous ne l‘avons pas vu venir. L’opposition ne l’a pas vu non plus. La seule chose que nous savions depuis le début c’est que la confrontation la plus forte ne viendrait pas des partis politiques traditionnels.  Et on savait que ça pourrait venir de la société, par des gens qui s’auto organisent sans structures qui existent avant -ils ne sont pas passés par les syndicats ou les partis politiques- c’est allé très vite, c’est ça les mouvements sociaux aujourd’hui, et ce sont les plus durs à prévoir. » David Amiel

 « Toutes les difficultés se sont concentrées sur les mêmes. Et ce sont les Gilets jaunes. Ce sont les mêmes qui  regardent dans les supermarchés les promotions, et qui changent de supermarchés toutes les semaines. Ce sont les mêmes qui roulent au diesel parce que ça coûte plus cher d’acheter un véhicule qui n’a pas de diesel. Et en plus, ils habitent loin du centre-ville, et du travail parce qu’ils n’ont pas eu le choix de se loger au centre-ville. Cette catégorie de Français s’est reconnue au moment des gilets jaunes, en se disant effectivement on n’est pas seul -chacun pensait être seul dans cette situation là- Et en fait ils sont nombreux dans cette situation et nous on reconnaît ça et on se dit même que c’est le cœur du problème. Sans pour autant accuser les autres. On est frappé de constater que ce que disent les Gilets jaunes, ça rappelle beaucoup de choses que le président de la République a dites pendant la campagne. Il y a deux choses qu’ils disent. On veut que le travail paye. On veut vivre de notre travail. Ils ne demandent pas la baisse des impôts, la hausse des minima sociaux ils disent qu’ils veulent vivre de leur travail. Et ils disent aussi qu’ils ne se reconnaissent ni dans la gauche ni dans la droite. Le paradoxe c’est que nous le leur avons dit, il y a deux ans, et maintenant c’est eux qui nous le disent. C’est bien la preuve que quelque chose ne s’est pas passé comme prévu. Cela rejoint le cœur du pourquoi nous avons fait ce livre, c’est que, pour plein de raisons qu’on peut développer, -il y a plein de choses qu’on a découverte en marchant, nous n’avons pas l’organisation politique suffisante pour aller vite et être efficaces. Et c’est pour essayer d’apporter une partie de solution qu’on a écrit ce livre, pour contribuer. » Ismaël Emelien

David Amiel et Ismaël Emelien - On n'est pas couché 6 avril 2019 #ONPC © On n'est pas couché

 On n'est pas couché 6 avril 2019 sur France 2

La partie 1…

Si ces deux là disent vrai, les annonces du gouvernement pour répondre aux Gilets jaunes devraient être conséquente, sonnantes et trébuchantes.

Et même si c’était mirobolant, il restera tout de même à régler le problème des violences policières envers ces mêmes Gilets jaunes.

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