La police et nous

«Cet usage de la force doit être toujours, en toutes circonstances, même face aux insultes, même face aux projectiles, aux coups, à la brutalité, proportionné et maitrisé. Jamais excessif, encore moins gratuit. Il en va de l'honneur de la police, et du sens de sa mission» Christophe Castaner ministre de l’Intérieur.

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Il y a un monde entre cette image

Et celle-là, et plein d’autres.

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On nous dit que les deux premiers sont restés potes. Un bisous devant tout le monde, ça crée des liens.

La seconde crée de l’horreur et de la révolte entre la police et les citoyens.

Pour M Chouviat et d’autres, qui en sont morts ou qui gardent des séquelles irréparables, les actes sont tout simplement inexcusables. Ces actes comme les tirs de LBD ou les plaquages ventraux qui tuent et qui blessent grièvement devraient, auraient dû servir de leçon. Mais non, rien on continue encore et encore.

A Lyon des policiers ont sauvé une femme de la noyade. Ils ont fait leur travail.  Un autre policier est mort écrasé par la camionnette de celui qu’il pourchassait, c’est terrible et le policier faisait son travail, un métier à risque.

Dans les manifs, et sur les routes de France, des policiers surexcités se laissent aller à cogner, à estropiés, à éborgner, à frapper sur tout ce qui bouge. Ils ne font pas leur travail.

"Cet usage de la force doit être toujours, en toutes circonstances, même face aux insultes, même face aux projectiles, aux coups, à la brutalité, proportionné et maitrisé. Jamais excessif, encore moins gratuit. Il en va de l'honneur de la police, et du sens de sa mission" a dit M Castaner.

Nous savons que tous les gendarmes et tous les policiers ne sont pas des brutes. Nous savons aussi que même s’ils sont majoritaires à le faire, ils ne votent pas tous pour l’extrême droite mais tout de même. J’ai voté pour Macron au deuxième tour pour ne pas voir ce que nous voyons dans nos rues au cas où l’extrême droite viendrait à gouverner.  Nous avions eu un avant-goût avec l’énervé de droite qui s’en prenait aux citoyens des banlieues et aux étrangers. C’était insupportable.

Il faut être exemplaire pour gouverner. Exemplaire et sûr de nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.  

Alors oui discutons si vous voulez M le Ministre, mais d’abord et toujours, avant de discuter, avant d’entamer le dialogue, avant tout, il faut reconnaître ses fautes et s’excuser, demander pardon à tous ceux qui n’oublieront jamais ce qui leur est arrivé. C’est de votre responsabilité pleine et entière, à vous et à vos supérieurs. Avant d’être élu, M Macron disait et je le cite : "Quand il y a violence policière il n'est pas possible qu'il n'y ait aucune sanctions dans la hiérarchie"

Et après seulement on en discute. Ou pas.

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