Si Onfray n'existait pas

Il n'écrirait pas de livres...

Dans son dernier Michel Onfray nous explique que Jésus n’a jamais existé. Et que la preuve de ça, c’est que personne ne nous a jamais dit que Jésus a mangé des loukoums, ce qui est inconcevable pour un Palestinien. Et que l’endroit où on nous raconte qu’il serait né, entre le bœuf et l’âne gris, n’existait même pas à l’époque. Se sont plantés ceux qui ont raconté. C’est parce qu’ils n’avaient pas encore Internet pour vérifier. Alors ils ont raconté n’importe quoi.

Comme les politiques.

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 « Décadence. De Jésus à Ben Laden. Vie et mort de l’Occident » que je vais courir me procurer, il l’a présenté hier soir chez Ruquier.

Michel Onfray - On n'est pas couché 11 février 2017 #ONPC © On n'est pas couché
 

Et à la fin... La liberté, la gauche, la droite... Merci Michel Onfray d'exister. Vraiment merci.

« La majorité des gens ne sont pas libres. On ne naît pas libre. On est totalement déterminé. On n’a pas choisi de naître. On n’a pas choisi l’époque, l’endroit. On n’a pas choisi le milieu dans lequel on surgit. La liberté c’est pas quelque chose qu’on n’a ou qu’on n’a pas. La liberté c’est quelque chose qu’on acquiert. Et pour acquérir la liberté, savoir qu’on se crée de la liberté, parce que la liberté n’est pas donnée, il faut qu’on ait des chances. C’est pour ça que je suis un homme de gauche. Parce que l’homme de gauche c’est celui qui donne des chances c’est celui qui donne ses chances à celui qui sans ça, ne les aurait pas. » Je crois que très peu de gens choisissent, que si vraiment nous choisissions, plein de gens ne choisiraient pas la vie qu’ils ont, je pense que moi je n’ai pas choisi d’être philosophe, et que d’autres n’ont pas choisi non plus de faire des boulots inhumains et dégradants, que le pédophile n’a pas choisi de l’être, qu’il y a simplement dans la vie des moments où des choses s’agencent et un jour vous devenez ce que vous êtes. A gauche on pense qu’on peut encore ‘bricoler dans l’incurable’ comme dirait Cioran, qu’on peut malgré tout faire des choses même si c’est désespéré, et ceux de droite qui disent que c’est comme ça, qu’il n’y a rien d’autre à faire et qu’il faut mater tout ce monde là. »

« En politique, quand on a 20 ans, on a des idées, si on a les mêmes quand on a près de 60 ans, c’est qu’il s’est passé quelque chose. Alors on affine, on rend les choses un peu plus subtiles on croit moins aux illusions, on croit moins aux fictions, mais oui l’imbrication de la biographie et de l’homme, ça marche pour tout le monde... »

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