J'ai raté la pleine lune

Le monde devient fou et nous rend tous fous. On arrête tout ?

coeur-de-coquelicot

Le monde devient fou et nous rend tous fous. On arrête tout ?

On ouvre un œil à l’aube et on va aux nouvelles. Qu’est-ce qui s’est passé quand nous dormions ? Dans quelle partie du monde des gens se sont fait massacrés ? Et la glace qui fond au Groenland un jour et lendemain on lit que c’est faux ? Et la sècheresse qui tue. Et les guerres encore et toujours… Et tous ces morts partout. Et le racisme. Et l’antisémitisme.  Et ce pouvoir qu’on prête au président des riches, comme s’il n’était pas un simple humain… Il n’est fort que parce que la gauche n’existe plus. C’est tellement évident. Mélenchon et son rejet de tout ce qui n'est pas lui a fait long feu.  Il voulait tout, il n’a plus rien, à part son siège de député. Et ce n’est pas BHL, pardon Glucksmann qui va la ressusciter la gauche.

Et partout ça gémit, et ça menace… Tout fout le camp, plus rien n’est crédible. Plus personne ne croit à rien. Tout le monde devient fou… Ohhh. Stop.

La peur est contagieuse, la bêtise aussi…

Pour en sortir, il y a un moyen radical. Débrancher. Se débrancher des réseaux sociaux. Reprendre les habitudes d’antan. Regarder la beauté du monde. Parce que tout de même, hier soir j’ai raté la pleine lune, moi, à cause du mondial des filles (1 tout petit, à 0 contre le Nigeria) et de la soirée géniale en solidarité avec l’Algérie, sur Mediapart. A cause de moi. J’aurais pu regarder tout ça en différé… Envie de communier avec le monde, en direct…

Rater la pleine lune par temps clair, c’est un signal fort pour moi et l’évidence qu’il y a urgence à tout arrêter…

Enfin pas tout de suite. Je viens de lire ça. Il reste quand même dans notre pays, des journalistes qui ont du cran. Et ils sont plus nombreux qu'on ne le croit. Même si ça, sur Mediapart, on le savait déjà. Tous les pourris ont du souci à se faire. Les vrais légumes aussi, ceux que nous mangeons qui ne valent pas grand-chose c’est ce soir sur France 2, avec Lucet.

J’ai repensé à ce billet, que j’avais commencé tout à l’heure quand j’ai promené le chien. A ce billet et à la lune… Nous avons croisé en joli papillon mal en point, sur la route. J’ai failli l’écraser avec mon pied. Un papillon. Alors je l’ai soulevé délicatement et remis sur l’herbe, à côté. Je sais que ça fait rire les oiseaux. Et aussi les blasés désenchantés. Et en plus je viens de lire que je peux la revoir ce soir… Avec en prime Mercure et Mars juste à côté… Belle journée.

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