Les camps

Quel camp choisir : celui des Gilets jaunes, celui du Préfet de Paris, celui du Président ?

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Le Préfet de Paris a dit à la dame Giletjaune, présidente d’un service d’aide aux victimes qui n’a jamais rien cassé, qu’il n’est pas dans son camp… Est-il dans le camp du président Macron qui a dit aux maires que les Français ont redécouvert la fraternité sur les ronds-points ?

Il faut choisir son camp c’est vrai. Nous sommes nombreux à l’avoir choisi, depuis fort longtemps. Nous sommes dans le camp de ceux qui croient dans les valeurs de la République : la liberté, y compris celle de manifester sans se faire tirer dessus

Celui de l’égalité des droits entre tous, le droit d’avoir un travail, et quand on a un, le droit d’avoir un toit pour ne pas mourir asphyxié dans sa voiture. Et le droit, si on n’a ni l’un ni l’autre, d’être aidé financièrement par la collectivité.

Celui de la fraternité. Celle qui devrait empêcher un pays riche, oui riche, de laisser mourir ses étudiants, ses chômeurs et tous ceux qui n’ont pas assez de sous pour manger et pour dormir.  

Dans mon camp, dans notre camp, il y a de la place pour tous, même pour les incompétents, même pour les arrogants mais il n’y aura jamais de place pour les fachos et les racistes. C’est clair ?

Alors oui, il est temps, grand temps, de choisir son camp, celui du tous égaux, celui du tous différents mais tous ensemble.

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