Pour ne pas oublier Zachée

"Une azalée, avec un Z comme Zachée"… Et pour ne pas oublier qu’il y en France et dans le monde, d’autres enfants comme Zachée, et des femmes et des hommes, qui vivent l’enfer.

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Un mois déjà. Zachée a été enterré au Cameroun. Il avait seulement 14 ans. Il a vécu l’enfer et il est mort en France, noyé.

Et Infos Migrants nous raconte la suite. Il avait des amis en France, des gens qui lui voulaient du bien.

Extrait

Il allait rester dans nos vies, c'était une évidence

« Chacun montre sur son portable des photos de Zachée : on le voit posant fièrement dans sa chambre en tenue de foot ou assoupi sur une chaise après avoir porté plus de cartons que n'importe qui lors d'un déménagement.

Arrivé d'Italie en mars dernier et sorti de la rue par Sol Mi Ré, Zachée s'était fait en quelques mois une vie à Besançon. Pour la rentrée, il cherchait une équipe de foot mais aussi un temple car il était protestant. Il voulait aussi aller à la pêche et à la patinoire. "Dans ma tête, on allait faire tout ça", raconte Jany. "Il allait rester dans nos vies, c'était une évidence. Et ça venait de lui".

Zachée rêvait d'une vie "tranquille" en France. Ces derniers temps, tout semblait aller vers le mieux : non reconnu mineur à son arrivée, il avait finalement obtenu gain de cause devant la justice début juillet 2019. Depuis avril, il allait aussi au collège Albert Camus. Arrivé parmi les derniers dans l'unité pour élèves allophones arrivants, il avait pourtant été admis en juin dans le CAP de son choix : "chaudronnerie soudage". »

Le 7 septembre prochain, un hommage lui sera rendu à Besançon…

Messieurs dames qu’on nomme grands, et qui êtes réunis, que décidez-vous pour tous ces réfugiés ?

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