Et pourquoi pas Minute ?

« Pour sceller véritablement le passage à l'acte II de son quinquennat, le président souhaitait parler à Valeurs actuelles et à ses lecteurs… » a dit l’entourage…

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On ne discute pas du racisme. On ne l‘explique pas. On le combat.

Le président a donné une interview à un hebdomadaire qui a déjà été condamné pour et je cite : « provocation à la discrimination, la haine ou la violence envers les Roms, dans un dossier intitulé « Roms, l’overdose ». Et pour provocation à la haine des Français de confession musulmane, pas encore ?

L’interview de Macron a eu lieu dans le ciel, dans l’avion qui le ramenait de la Réunion. Un aller-retour dans son avion, pour le journaliste de l’hebdo dont j’ai lu pour la première fois le cinquième d’un article en allant sur leur site ; en fait un portrait de l’élu contre l’extrême droite, en 2017 qui espère remettre ça en 2022.

Le journaliste veut des réponses aux préoccupations de ses lecteurs : « Comment continuer à prétendre qu'il n'y a pas de lien entre islam et islamisme ? Comment différencier la femme radicalisée de celle portant un voile ? Pourquoi culpabiliser notre société quand certains reprochent à une femme de se mettre en marge de la société en choisissant délibérément d'accompagner son enfant en portant un voile lors d'une sortie scolaire ? »

Le ministre de l’Intérieur doit se méfier des policiers, surtout de ceux qui lui filent des infos pour qu’il se plante. Et le président devrait se méfier de ses proches qui lui font prendre des vessies pour des lanternes.

Le président voulait un passage pour l’acte 2  de son quinquennat, c’est raté.

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