Un nouveau Premier ministre malgache au-dessus de la mêlée

La nomination le 4 juin d’un Premier ministre de consensus redonne espoir au pays quant à une sortie de crise. Christian Ntsay, jusque là haut fonctionnaire à l’Organisation internationale du travail (OIT), n’est membre d’aucun des trois principaux partis du pays.

C’est LA décision susceptible d’apaiser les tensions et de donner une impulsion pour trouver une sortie de crise. Après avoir retoqué Florent Rakotoarisoa, Jean Brunel Razafindrahofa et Christine Razanamahasoa, anciens ministres de la Transition ou actuels députés de l’opposition, le président Hery Rajaonarimampianina a approuvé la proposition d’un candidat non marqué politiquement.

Ces propositions font suite à l’arrêt de la Haute cour constitutionnelle (HCC) demandant au président de désigner un nouveau Premier ministre le 1er juin au plus tard parmi les candidats soumis par le parti majoritaire à l’Assemblée, en l’occurrence le Mapar, conduit par Andry Rajoelina. Mais cette avancée n’aurait été possible sans sa décision de renoncer à nommer un membre du Mapar, se plaçant ainsi au-dessus des partis.

Intérêt supérieur de la nation

Quelques heures après la démission du précédent chef du gouvernement, Olivier Mahafaly Solonandrasana, la nomination d’un homme sans couleur politique, mais connu au niveau national pour avoir été ministre du Tourisme de Marc Ravalomanana de 2002 à 2003, consacre cette démarche constructive plaçant l’intérêt supérieur de la nation avant celui des partis.

Sur fond de négociations houleuses entre les trois partis majoritaires, reste à Christian Ntsay à nommer les membres d’un gouvernement d’union nationale reflétant la composition de l’Assemblée nationale au vu des résultats des élections législatives de 2013 pour conduire le pays jusqu’à l’élection présidentielle.

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