L’Ivoirien Lacina Koné prend les rênes de Smart Africa

Le 15 février, Smart Africa, qui œuvre à la digitalisation du continent, a officiellement accueilli son nouveau Directeur Général, Lacina Koné. Cet ingénieur en électronique entrera en fonction le 1er mars, succédant au Malien Hamadou Touré, qui occupait ce poste depuis le démarrage opérationnel de l’Alliance, en janvier 2016.

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Il est surtout connu pour avoir été le conseiller en charge de la transformation numérique du président ivoirien, Alassane Ouattara. Le 11 février, jour de sa nomination en marge du 32e sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, Lacina Koné a donné à sa carrière un tour panafricain, l’Alliance Smart Africain rassemblant 24 pays, des dizaines de membres du secteur privé (Ericsson, Econet, Microsoft, Orange, Facebook, Intelsat…) et des établissements d’enseignement supérieur tels que l’Université Carnegie Mellon Afrique.

Ce spécialiste des télécoms de 52 ans a effectué l’essentiel de sa carrière aux Etats-Unis, au sein de grandes entreprises telles que le fournisseur de télécoms par satellite Intelsat ou le géant des services informatiques Booz Allen Hamilton.

Une feuille de route ambitieuse

Nommé pour un mandat de trois ans à la tête du Secrétariat de Smart Africa, il aura la lourde tâche de coordonner des initiatives rapprochant secteur privé et Etats membres afin de placer la transformation numérique au coeur du développement économique du continent. Cela passera notamment par une démocratisation de l’accès au haut débit et de l'utilisation des Technologies de l'information et de la communication (TIC). Pour mettre en place des infrastructures, développer du contenu, des applications et des capacités, l’Alliance dispose cette année d’un budget annuel de 3,561 millions de dollars, contre un peu plus de 2,515 en 2018.

 Parmi les chantiers d’envergure amorcés par son prédécesseur, Lacina Koné devra notamment assurer le développement d’initiatives d’envergure telles que le projet du Réseau Africain Unique (RAU) et de « One Africa Network » (OAN), qui ambitionne de supprimer progressivement le roaming entre les pays africains et de réduire les tarifs Internet.

Les étudiants et les entrepreneurs africains seront aussi au cœur de son action grâce à l’initiative relative au Fonds de bourses d’études de Smart Africa, qui permettra aux premiers de bénéficier de bourses pour pouvoir suivre une formation en Master ou d’obtenir une autre certification dans les meilleurs centres de TIC du continent. De son côté, le fonds d’investissement de Smart Africa dédié aux start-up ambitionne de lever 500 millions de dollars pour soutenir leur développement à travers le continent.

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