Syrie, un roman est né à Carcassonne autour de la "Table de la Tchache"

La Syrie est en guerre civile depuis 2011. Dans la plaine du Ghab, le long du fleuve Oronte, un vieil autobus à la dérive fonce vers les montagnes du Nord à travers un couloir routier contrôlé par différentes factions armées, traverse les barrages jusqu’au « Vallon des Oliviers », lieu naturel improbable qui abrite un vieux moulin à huile...

La Syrie est en guerre civile depuis 2011.
Dans la plaine du Ghab, le long du fleuve Oronte, un vieil autobus à la dérive fonce vers les montagnes du Nord à travers un couloir routier contrôlé par différentes factions armées, traverse les barrages jusqu’au « Vallon des Oliviers », lieu naturel improbable qui abrite un vieux moulin à huile et une grotte où se trame un projet cinématographique qui doit révolutionner le monde.
Telle Shéhérazade, Tahmineh raconte cette histoire au djinn Gaalid.  Ils accompagnent cette fiction, à la fois roman, conte et témoignage humanitaire, née des rencontres régulières pendant 8 mois avec un groupe de réfugiés du Moyen-Orient autour de la « Table de la Tchatche » à Carcassonne.
En savoir plus sur : www.intemporaris.com

L'ENVOL des PETITS PAPIERS © Guy Catalo L'ENVOL des PETITS PAPIERS © Guy Catalo

En cette fin d’année 2018 pendant laquelle une partie de la France se tâche de feu et de sang, j’ai décidé de partir en voyage virtuel au Moyen Orient avec plusieurs personnes,  arrivées de Syrie, Iran, Irak, ces dernières années, d’origine et de sensibilité Kurde ou palestinienne, au cours de  rencontres plus ou moins informelles, de discussions improbables, pour eux, elles, apprentissage du français, pour moi écriture initiatique à la recherche incertaine d’un nouveau roman.

L' atelier a duré 8 mois, de Novembre 2018 à Juin 2019.
Au début, 6 personnes vont y participer plus ou moins régulièrement les jeudis après-midi de 14h à 16h. Le groupe va s’étoffer ensuite et fin juin compte 10 participants.
La parole multi langues se tourne vers l'avenir, veut oublier le passé tragique, se libère petit à petit, devient joyeuse, parfois franchement hilarante, ce qui permettra au roman de se construire progressivement.
Ce livre ne parle pas de la guerre, ils en ont très peu parlé. Il a poussé entre les ruines de Syrie omniprésentes, antiques et modernes, et il évolue dans un univers immatériel, utopique, comme le sont les rêves des apatrides.

Au fil des séances, je prends conscience de la motivation qui prévaut autour de la table : ils, elles sont là pour parler français, car finalement, en dehors des rencontres administratives ou des formations diverses, être réfugié c’est d’abord se retrouver entre soi, ce qui ne facilite pas vraiment l’apprentissage de la langue ni l'insertion d'un nouveau projet de vie dans un nouvel environnement.



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