Green New Deal et Modern Monetary Theory : les raisons d’une union théorique

Si le Green New Deal suscite aujourd’hui une attention croissante, a fortiori depuis le début de la pandémie qui a mis en exergue les déficiences structurelles et les impasses écologiques de la mondialisation néolibérale, une analyse de son socle théorique, la Modern Monetary Theory, s’impose. Aussi la garantie de l’emploi y apparaît-elle comme un élément essentiel... Dernier volet sur la MMT.

            Il faut bien l’admettre : certaines expressions couramment utilisées dans les médias, lesquels ne relaient pour la plupart que les allégations fastidieuses de la sphère politicienne, éclairent davantage le contexte par la subtilité de leurs sous-entendus que par la fermeté de leur énonciation. De ce fait, lorsque, au sujet de la pandémie de Covid-19, il est fait mention sur le ton de l’évidence d’un avant et d’un après, tout porte à croire que ce dernier risque étrangement de ressembler à la situation antérieure... si la même orientation est maintenue coûte que coûte en dépit de son naufrage idéologique. Ainsi, quoique la mondialisation néolibérale ait démontré toute l’étendue de ses contradictions sociales et les antinomies d’un mode de production et d’échange fondé sur l’éclatement des chaînes de valeurs à l’échelle planétaire (engendrant d’étonnantes pénuries de matériels médicaux dans des pays dits industrialisés)[1], sa rationalité demeure-t-elle encore à l’ordre du jour, tant certaines élites, notamment au sein de l’Union européenne[2], demeurent farouchement attachées au dogme (obsolète...) du libre-échange et de l’intensification des transactions commerciales – le tout sur fond d’atteintes répétées au code du travail (reprenant dans la foulée l’éternel refrain sur les 35 heures)...

            Si l’ancien meurt, le nouveau peine toujours, semble-t-il, à émerger[3]...

            Pourtant, l’actuelle conjoncture, avec son lot d’incertitudes palpables et de catastrophes potentielles, laisse peut-être entrevoir une inventive sortie de crise, dont les modalités de sa mise en œuvre prennent délibérément le contre-pied des solutions couramment mobilisées, devenues soudainement inopérantes ; dans la mesure où leur renforcement systématique en temps normal (et ce, depuis quatre décennies) a exacerbé les multiples tensions au sein du corps social (creusement des inégalités, progression de la précarité, etc.) tout en accentuant une pression insoutenable sur les écosystèmes, ces dernières solutions, en effet, peinent à convaincre, c’est le moins que l’on puisse dire, les populations de leur pertinence, voire de leur intérêt de moins en moins bien compris...

            Et c’est ici que nous retrouvons le Green New Deal (GND), qui, loin d’être un énième plan de relance conventionnel, reposant sur de vagues aménagements circonstanciels ou sur les sempiternelles rodomontades, pétries de bonnes mais vaines intentions, d’une verdoyante croissance, traduit a contrario un changement de paradigme[4]. Dans cette optique, la Modern Monetary Theory (MMT) ne saurait guère n’être ici qu’un enrobage publicitaire sans réelle consistance[5] ; elle en est bel et bien le « sous-jacent théorique »[6] et le gage pratique d’une approche intellectuelle s’affranchissant résolument du modèle néolibéral et de son orthodoxie monétaire...   

 

            Porté et popularisé outre-Atlantique par la députée Alexandria Ocasio-Cortez (AOC), le Green New Deal est un projet de loi présenté à la fin de l’année 2018 qui vise à réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon de 2050 (la neutralité carbone[7]), impliquant le déploiement concret d’un vaste programme d’investissements publics dans les infrastructures et la protection de l’environnement (sols, forêts, prairies), jumelé à une ambitieuse stratégie industrielle de transformation de l’appareil productif. Aussi, dans cette perspective, l’objectif est-il d’atteindre, d’ici 2030, 100 % d’énergie renouvelable dans les transports et la production d’électricité[8].

            Comme son intitulé l’indique sans détours, sa référence historique, essentielle pour comprendre l’orientation générale du « mouvement progressiste » nord-américain, est le New Deal de Roosevelt (Président de 1933 à 1945). Nous en connaissons les grandes lignes : arrivé au pouvoir en pleine débâcle suite au krach de 1929, le gouvernement de Roosevelt entame une reconstruction volontariste de l’économie (et de la société américaine dans son ensemble), axée entre autres sur la création de la sécurité sociale (l’indemnisation des chômeurs), l’établissement d’un impôt sur les hauts revenus et l’instauration « d’une politique publique de grands travaux, menée par plusieurs agences » (dont la Public Works Administration). Si d’aucuns reconnaissent rétrospectivement un bilan mitigé[9] (les paysans, par exemple, n’ont pas réellement vu leur sort s’améliorer tout au long des années 30), il n’empêche que ces « mesures de progrès social » ont jeté les bases d’un État-Providence encore balbutiant, dont le but affiché n’était point, d’après la terminologie aujourd’hui en vigueur, de « rassurer les marchés financiers, mais de les dompter »[10].

            Quoique le GND se prévale ostensiblement de son héritage (et du courage politique dont, incontestablement, il témoigne), sa vision du monde (son imaginaire) est tout sauf passéiste. Au contraire, en se confrontant sans ambages aux défis de notre époque – sociaux et environnementaux –, il se hisse ouvertement au rang d’alternative crédible, en démontrant (et démontant) les inéluctables apories d’une écologie de basse intensité, laquelle doit en définitive se conformer d’abord aux injonctions d’un marché lunatique. Suivant scrupuleusement les préceptes d’un néolibéralisme omniprésent et péremptoire, cette conception normative n’est pas sans traduire cette interversion des moyens et des fins, dépeinte par l’économiste Michel Husson[11].

 

            Or, la cohérence de cet audacieux projet de (re)conversion économique ne saurait faire l’impasse sur la garantie de l’emploi (GE)[12], dont elle est un élément clef, en assurant précisément « l’articulation nécessaire entre l’ambition environnementale et l’exigence sociale ». Comme l’explique Pavlina Tcherneva, la GE correspond à une « option publique pour les emplois. Il s’agit d’un programme permanent » et universel, financé par l’État (lequel détient le monopole de la monnaie) mais administré démocratiquement au niveau local en fonction des besoins de la population, lequel programme « offre des possibilités d’emploi volontaire sur demande à tous ceux qui sont prêts et disposés à travailler à un salaire suffisant. Bien qu’il s’agisse d’abord et avant tout d’un programme d’emploi, il a le potentiel de transformation en développant l’intérêt public et en améliorant les conditions de travail, la vie quotidienne des personnes et l’économie dans son ensemble »[13]. Pour autant, en s’appuyant d’office sur le volontariat et la revalorisation du travail, ce dispositif ne s’apparente aucunement à une quelconque version « tempérée » du workfare ; elle requiert, en revanche, « l’existence d’une catégorie intermédiaire d’emplois », s’insérant entre le fonctionnariat et la sphère privée.

            Aussi, même si la GE transcende forcément l’aspect écologique, puisqu’elle s’attache à la satisfaction générale des besoins propres à chaque collectivité, son apport en la matière est-elle tout sauf anecdotique, en jouant notamment le rôle primordial d’un soutien vigoureux « à la transition d’un emploi dans une industrie polluante [à l’instar du secteur pétrolier] vers un emploi adapté à la nouvelle donne écologique ».

            Nous comprenons dès lors les raisons pour lesquelles le GND envisage « conjointement les politiques sociales et les politiques climatiques »[14], où la garantie de l’emploi s’insère dans une réflexion macroéconomique prenant à contre-pied la vision néoclassique (ou monétariste) d’un taux de chômage naturel, dérivé du très contestable Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment (NAIRU)[15]. Outre qu’un tel indicateur semble de toute évidence en conflit ouvert avec les données empiriques les plus récentes (depuis plusieurs années, maints pays de l’OCDE connaissent en effet un taux de chômage officiel relativement bas sans pour autant subir les effets d’une inflation galopante), il tend également à masquer, derrière ses abstractions économétriques, les réelles conséquences socioéconomiques de son inflexible application : précarisation croissante des travailleurs (et développement irrésistible d’un halo du chômage), combinée à creusement corrélatif des inégalités à tous les échelons (tributaire de ce rapport de forces prioritairement favorable aux détenteurs de capitaux[16]). 

            Cette éventualité d’une inflation incontrôlable figure d’ailleurs parmi les griefs couramment adressés à la MMT[17]. Toutefois, selon la théoricienne, cette question, sans doute plus que complexe que ne le stipulent quelques-uns de ses détracteurs, ne résiste guère à ses coutumières caricatures. Comme nous l’enseigne un bref survol historique, l’hyperinflation n’est point la résultante d’un déséquilibre créé par un taux de chômage trop faible (de nouveau, le New Deal rooseveltien en fournit une probante illustration[18]) ; elle est plutôt le fruit d’une « inadéquation entre structures productives et structure de la consommation ». Qui plus est, une analyse plus consciencieuse révèle aisément que la « fixation » de l’indice des prix à la consommation dépend davantage de multiples facteurs que d’une relation fallacieusement univoque. Et si, dans le cadre de la mutation énergétique, des « pressions sur les prix dans certains secteurs » sont éventuellement possibles (la production de panneaux solaires, par exemple)[19], « on n’a jamais, [au cours des dernières décennies], vu de cas d’hyperinflation en situation réelle de plein-emploi »[20].

            Dispositif central (et charnière) du Green New Deal, la garantie de l’emploi agit donc autant comme un stabilisateur macroéconomique que comme un principe de justice sociale ; la nécessité de réduire les disparités socioéconomiques n’est pas incompatible, bien au contraire, avec la lutte contre les dérèglements climatiques, qui risquent d’atteindre davantage les plus vulnérables. Romaric Godin le résume parfaitement : avec ce mécanisme complémentaire, « on aurait ici le moyen de préserver l’adhésion des classes populaires et moyennes à la transition écologique. Pour réussir cette transition, il faudra qu’elle soit sociale. La lutte contre les inégalités, associée à la redéfinition des besoins, c’est aussi la redéfinition du combat environnemental ».

 

            Si une flambée inflationniste peut techniquement être écartée (ou du moins largement relativisée)[21], demeure néanmoins le problème du financement ; car, le discours dominant ne cesse de le répéter, il n’y a point d’argent magique – sauf lorsqu’il importe curieusement de sauver le néolibéralisme de lui-même... Derrière cette antienne justifiant ad nauseam l’austérité au nom d’une saine gestion des deniers publics (sic), nous retrouvons clairement cet empressement idéologique de « garantir au secteur privé le monopole du financement de l’économie »[22].

            Cependant, cette question de la contrainte financière est de part en part trompeuse, affirme Tcherneva. Et pour cause : le postulat originel de la MMT est qu’un pays souverain, frappant et contrôlant sa propre monnaie, ne rencontre a priori aucune restriction budgétaire, puisqu’il lui sera toujours possible de payer ses dépenses publiques avec sa devise[23]. Certes, « notre action a des limites, mais ce sont celles des ressources naturelles » – et de la surexploitation de la force du travail, corollaire du fléchissement des gains de productivité, ajouterait Jean-Marie Harribey –, « pas la monnaie »[24].

            Or, nous comprenons d’ores et déjà les redoutables difficultés (et les obstacles épistémologiques) d’importer et de promouvoir le GND sur le sol européen, tant les principes ordolibéraux, gravés dans le marbre des traités successifs, court-circuitent d’emblée toute velléité d’instituer une véritable mutation écologique (et démocratique) de l’économie (a fortiori dans la zone euro)[25]. Sans les outils (monétaires et budgétaires) indispensables à sa transposition effective, sa variante européenne apparaît manifestement comme un vœu pieux, « dépourvue d’une ambition à la hauteur des enjeux »[26].

*

            À l’instar de toute théorie, reconnaît Godin, la MMT a sans doute des limites – d’où cette exigence de « s’y confronter et [de] les discuter ». Parmi ces angles morts (ces deux failles, selon les mots de Jean Gadrey), nous retrouvons l’absence d’une « sobriété matérielle et énergétique », complémentaire d’une transition écologique réussie, et une certaine fascination (certes modérée) pour la « haute technologie et la recherche scientifique », permettant de maintenir (quasiment) en l’état un mode de vie conforme au culte de la croissance[27].

            S’opposant fermement à la rationalité néolibérale et à son carcan doctrinaire (ses lois d’airain constitutionnalisées), la MMT n’est pourtant point sans irriguer, par ses idées novatrices et ses rafraîchissantes perspectives, un débat économique soumis le plus souvent (du moins, dans les rangs du mainstream) à des considérations comptables.

            Aussi des ponts heuristiques peuvent-ils être érigés entre les différentes approches hétérodoxes. Parmi eux, notons la tentative de l’économiste atterré Jonathan Marie[28], lequel n’hésite pas à associer les préceptes d’une « relation intégrée » de la politique monétaire et de la politique budgétaire et fiscale, propre à la Théorie Monétaire moderne[29], à des considérations sociales sur lesquelles les auteurs critiques du PIB insistent volontiers : « baisse du temps de travail » (contraint), « amélioration des conditions de vie d’une grande partie de la population mondiale » et résorption significative des inégalités...

            Quoiqu’il en soit, les enjeux ne se cantonnent pas à la sphère académique ; ils impliquent activement l’ensemble de la population. Et, pour réussir ce pari crucial, nous aurons obligatoirement « besoin de tout le monde », nous rappelle opportunément Tcherneva...

            Car la transition écologique de l’économie ne pourra pas enjamber la démocratie sans sombrer, de manière inquiétante, dans les ornières d’une technocratie visiblement déficiente, dont on découvre au quotidien l’ampleur désastreuse de ses défaillances structurelles...

 

[1] Voir sur le sujet : COVA, H., « L’épidémie de coronavirus : insigne symptôme de la mondialisation néolibérale ? », Mediapart, 9 avril 2020.

[2] « Libre-échange : l’Union européenne boucle un accord avec le Mexique en pleine crise sanitaire », Mediapart, 28 avril 2020.

[3] Pour reprendre la célèbre formule de Gramsci...

[4] Voir : MITCHELL, W., « Nous entrons dans un nouveau paradigme économique » (entretien avec R. Godin), Mediapart, 23 février 2020.

[5] Pour une présentation plus complète de la MMT, voir : COVA, H., « Quand la "Modern Monetary Theory" vient à la rescousse de l’économie », Mediapart, 28 avril 2020. Afin d’éviter les répétitions et les redites, j’invite le lecteur à se rapporter à cet article.

[6] Voir : GODIN, R., « "Green New deal” : comment transposer les propositions d’AOC en Europe », Mediapart, 22 janvier 2020. Les prochains développements s’inspirent en partie de ce texte. Les citations, sauf mentions contraires, en sont tirées.

[7] Par neutralité carbone, il faut entendre ici un équilibre entre les émissions de CO2 et leur absorption par les écosystèmes (zéro émission nette).

[8] Pour une présentation plus complète de ces objectifs, voir : GADREY, J., « Le "Green New Deal" aux États-Unis et en Europe », Les Possibles, Printemps 2020

[9] L’économie états-unienne n’est repartie, effectivement, que dans les années 40, sous l’impulsion de l’effort de guerre.

[10] Voir : GADREY, J., art. cit. Les dernières citations proviennent de cet article.

[11] Pour une présentation plus approfondie de cette thématique, voir : COVA, H., « Croissance du PIB : la fin d’un mythe ? », Mediapart, 3 avril 2020.

[12] Pour une exposition complémentaire, voir : COVA, H., « La garantie de l’emploi, pilier de la MMT : une possible sortie de crise ? », Mediapart, 4 mai 2020.

[13] TCHERNEVA, P., « La Garantie de l’emploi : Conception, Emplois et mise en œuvre », MMT France, avril 2018. (C’est moi qui souligne.)

[14] TCHERNEVA, P., « La souveraineté monétaire est étroitement liée à la souveraineté politique » (entretien), Le Vent se lève, 3 février 2020.

[15] Voir : COVA, H., « La garantie de l’emploi, pilier de la MMT : une possible sortie de crise ? », art. cit.

[16] C’est la raison pour laquelle Michel Husson préfère qualifier le NAIRU de « taux de chômage qui ne fait pas baisser les profits ». (Voir : HUSSON, M., « Comment les économistes expliquent le chômage », À l’encontre, 6 juillet 2018.)

[17] Pour un développement plus important sur le sujet, voir : COVA, H., « Quand la "Modern Monetary Theory" vient à la rescousse de l’économie », art. cit.

[18] « Le New Deal n’a pas détruit l’économie par l’inflation, il a créé plus de revenus, plus d’emplois ». (Pavlina Tcherneva ; cité dans : GODIN, R., art. cit.)

[19] TCHERNEVA, P., « La souveraineté monétaire est étroitement liée à la souveraineté politique », art. cit. Il n’est donc pas interdit à la puissance publique d’intervenir législativement afin de juguler ces phénomènes inflationnistes...

[20] TCHERNEVA, P., cité dans : GODIN, R., art. cit. (C’est moi qui souligne.)

[21] Pour les théoriciens de la MMT, ce problème de l’inflation ne se pose – mais pas mécaniquement, comme le soutient Tcherneva – que lorsque le plein-emploi est réalisé. Créant potentiellement un excès de la demande par rapport à l’offre, cette situation peut dès lors être « conjurée » par la mise en œuvre d’une politique fiscale désamorçant cette poussée inflationniste.

[22] DURAND, C., « L’enjeu de cette crise est de planifier la mutation de l’économie » (entretien avec R. Godin), Mediapart, 3 avril 2020.

[23] AMABLE, B., « La "Modern Monetary Theory" ou le financement monétaire de la dépense publique », Libération, 29 avril 2019. Voir aussi : COVA, H., « Quand la "Modern Monetary Theory" vient à la rescousse de l’économie », art. cit.

[24] TCHERNEVA, P., cité dans : GODIN, R., art. cit. (C’est moi qui souligne.)

[25] Pour une critique des impasses de l’ordolibéralisme européen, voir : MITCHELL, W., « Nous entrons dans un nouveau paradigme économique », art. cit.

[26]  GADREY, J., « Le "Green New Deal" aux États-Unis et en Europe », art. cit.

[27] Ibid. Cette vision des choses est en effet perceptible dans la pensée de Tcherneva, où la croissance du PIB entre en ligne de compte dans la mise en œuvre du GND (Voir : « La souveraineté monétaire est étroitement liée à la souveraineté politique », art. cit.). Cette ambiguïté théorique, en outre, est également présente dans la pensée de Bill Mitchell, comme le suggère l’importance qu’il accorde à la notion de productivité

[28] MARIE, J., « Décroissance et Green New deal : des propositions radicales réconciliables », Les Possibles, Hiver 2020.

[29] COVA, H., « Quand la "Modern Monetary Theory" vient à la rescousse de l’économie », art. cit.

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