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Billet de blog 12 mai 2022

Autodestruction programmée.

Le progrès est l'antithèse de l'évolution, et se résume finalement qu'à une perspective pessimiste de l'autodestruction inévitable et planifiée de toute trace de vie humaine sur terre.

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La société moderne aurait-elle pu se développer autrement ? sur quel autre modèle ? A quel moment avons-nous dérapé ? L'espèce humaine en était-elle vraiment capable ? Plusieurs scientifiques n'en sont pas franchement convaincus. Que vous évoque le progrès ? Le confort dont nous pouvons tous bénéficier au sein de nos foyers, les avancées médicales, informatiques et multimédias ? Le progrès n'est en réalité qu'une projection développée par l'homme à son bénéfice, progressant quoiqu'il en coûte. Car oui vous l'avez compris le progrès tel qu'il est constaté, n'est en aucun cas synonyme d'évolution à proprement parlé.

Aggravation par l'activité humaine du réchauffement climatique grâce au dioxyde de carbone, au méthane, au protoxyde d'azote, à l'hexafluorure de soufre. Ce cocktail, perdurera entre 12 et 50 000 ans dans l'atmosphère. Les constructions humaines irraisonnées font disparaître les espèces naturels, et contribuent sur le modèle du tout béton et saccager certains fleuves de la planète à la recherche de sable. Les cultures outrancières mettent en péril la disponibilité des sols et leur appauvrissement. Le circuit de la production au recyclage des déchets contribue lui aussi à la pollution environnementale. L'usage de produits toxiques assassine nos insectes pollinisateurs et toute une biodiversité utile pour l'équilibre des espèces. L'activité humaine réduit et perturbes les espaces dédiés aux animaux sur terre et sur mer, contraints de migrer et parfois de changer leur mode de vie et de reproduction.

Et si tout ceci ne suffisait pas, voyons comment l'homme s’empoisonne toujours plus chaque jour, rien qu'en mangeant, respirant, et se soignant. Sans relancer le débat sur les scandales sanitaires de ces 40 dernières années que nous connaissons tous, il apparaît que certains spécialistes tentent d'alerter l'opinion sur de potentiels liens entre des denrées et substances introduites dans les produits alimentaires courants et des pathologies restées marginales jusqu'à aujourd'hui : dérèglements du système endocrinien, infertilités, allergies, etc.

Et en parallèle, des voix s'élèvent en nous martelant que nous consommons trop d'eau par exemple, lorsque les golfs et autres parcs sont aspergés inutilement, que nous devons tous être responsables et respecter le tri sélectif, quand au suivi de nos déchets nous nous apercevons que tout ou presque se retrouve en déchetterie, qu'il vaut mieux marcher que de prendre sa voiture, quand à la télévision 1 publicité sur 3 vente les mérites d'un nouveau modèle automobile, d’arrêter sur surconsommer de l'énergie dans les foyers, lorsque l'on connaît certains logements pour être des passoires thermiques, etc. Ce sont des exemples parmi tant d'autres. Le paradoxe est flagrant entre ce que la société impose au petit consommateur et ce que finalement nous avons les moyens d'entreprendre. Alors oui, il existera toujours de quoi se justifier et culpabiliser. Le temps n'est plus à la division mais à l'unité.

Le modèle est obsolète, archaïque, erroné, dépassé, fissuré. Et si, largement médiatisé, les apparitions de phénomènes contestataires tels que la jeune Greta, relancent les débats, mobilisent les foules, l'homme continue de penser à tort qu'il est encore possible de faire machine arrière au lieu de réfléchir désormais à un plan de survie, c'est que l'inévitable devait arriver, car il n'a pas pris conscience suffisamment tôt qu'en marchant trop près de la falaise il pouvait tomber.

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