Hymne aux blouses blanches

Parce que l’ennemi est un et envers tous. Nous devons, aujourd’hui plus que jamais auparavant, faire preuve d’un solidarisme humain et charitable ; témoigner par n’importe quel moyen notre reconnaissance et soutien à tous ceux qui luttent au péril de leur vie pour l’espoir d’une humanité bien anéantie.

Hymne aux blouses blanches

 

A l’ombre des anges blancs, ces héros qu’on aime

Des corps nus et alanguis à l’heure suprême

S’étouffent en silence et luttent à l’extrême

Nuit et jour, des hommes et des femmes s’évertuent

A braver hardiment le danger par l’acte de vertu

Apportant à chacune des âmes en peine la chance du salut

Tous les soirs la nation applaudit votre vaillance

Pour vous témoigner son amour en toute évidence

Vous nous avez imploré de rester chez nous par le plus tendre des zèles

Et nous l’avons entendu comme une nouvelle de concorde universelle

C’est à bon droit que tous les honneurs vous reviennent

Car vous combattez l’invisible malgré la souffrance humaine

Vous êtes l’espoir d’une humanité désespérée qui s’anéantit

Lentement, victime du sort de cette pandémie

Qui sévit comme une étrange pléthore d’ennemis

Immergeant l’univers et ses rues dans un silence absolu

Et pourtant, vous, anges blancs, vous avez lancé le pari

De venir à bout de ce mal imprévu, mystère de l’Infini

Dévoués, va sans dire, que votre effort au-delà de la peur suffit

Mais déroutés au quotidien par le diable qui ne peut être saisi

Planant au-dessus des lits, ôtant sourdement la vie à des milliers d’amis

Ce virus meurtrit bon nombre d’hommes et de femmes à telle enseigne

Que vous, anges blancs, vous vous échinez à soulager la chair qui saigne

Et qui au monde ne se flattera point de votre geste qui rayonne les cœurs

Ici et ailleurs, la fierté des anges blancs, à l’emblème sacré, est comble du bonheur

Aujourd’hui vous êtes les enfants glorieux de toutes les patries

Que la terre entière couronne d’auréoles perlées et de beau rubis

Oui, tous les peuples du monde se feront désormais le devoir

de vous rendre unanimement un hommage civique de mémoire

Signe de reconnaissance méritée d’efforts et d’abnégation

Envers vous, Anges blancs, récipiendaires de la plus haute distinction

Vous avez fait don de votre personne pour le triomphe d’une cause commune

Et perdu en vous le plus cher par ce revers de fortune

A présent l’histoire mondiale s’écrit à l’encre de votre plume

Celle qui rappelle les brumes de vos nuits et la sueur d’écume

 

Merci à tous ceux qui, de près ou de loin,  par leur labeur quotidien et acharné, s'unissent et font cause commune pour nous sortir de cette conjoncture actuelle.

 Hassan

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.