BEYROUTH, LA MARYRE

Quand le drame est si profond, il n'y a de remède que les mots pour l'extérioriser.

BEYROUTH, LA MARTYRE

 

Beyrouth, tes cloches ont cessé de sonner

Les minarets de tes mosquées se sont effondrés

Le feu a brûlé par ce désastre jour d’été

Où le drame sombre à ton cœur a résonné

 

Beyrouth, où sont tes jardins rustiques

Tes boutiques et tes ruelles romantiques

Deux répliques d’un coup de foudre tragique

Ont engendré le plus grand malheur à tes publics

 

Beyrouth, te voilà martyre comme une mère héroïque

Tombée sous l’effet du hasard maléfique

Sous tes ruines et tes vestiges historiques

Se sont ensevelis chagrins et âmes angéliques

 

Beyrouth, parce que, aujourd’hui tu es meurtrie

Que le monde se ronge tellement de tant de soucis

A la vue des milliers de beyrouthins rougis de sang et sans-logis

Alors qu’hier le Liban entier était voué à l’oubli

 

Beyrouth, ô nouveau spectacle de douleurs

Tu resteras de tout temps splendide dans nos cœurs

L’étoile du Proche-et-Moyen-Orient et même d’ailleurs

Quand l’univers t’aimera dans la joie et à travers tes pleurs

 

Beyrouth, au-delà des murmures de lamentations

Des cris de colère et de désolation, il faut lever le front

Et que toutes confessions s’affirment en une seule nation

Pour le sacrement de l’amour et du pardon

 

Beyrouth, aujourd’hui dans la tristesse et le silence

Tu as ouvert ton grand livre de condoléances

Qui, au fond de désirs et de belles espérances

Fermera à jamais l’abîme de toutes tes souffrances 

 

 

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