Une décapitation mythologiquement annoncée

Pourquoi Ṯābit ibn Ǧābir ibn Sufyān al-Fahmī et Persée, ont-ils respectivement donné la mort à al-ġūl et à Méduse ? Quel est le mobile de leur crime ? Deux mythes à plus de huit siècles d'intervalle qui ont fait la gloire de deux garçons héroïques contre le meurtre de deux monstres cruels.

Persée est connu comme un des plus grands héros grecs. Il est associé à différentes légendes de la mythologie grecque notamment celle de la gorgone Méduse à qui il a ôté la tête. Ta’abbaṭa Šarran1 quant à lui, il n'est pas un mythe. Il est l’un des plus célèbres poètes-brigands de l'Anté-islam. En effet, ce qui rattache Ta’abbaṭa Šarran à Persée, c’est le mythe dont il est en partie l'auteur. Dans un poème il relate sa rencontre avec une créature monstrueuse qu'il décapite d'un seul coup d'épée. Alors sur quels motifs raisonnables ont-ils fondé leur acte pour justifier la décapitation de ces monstres ?

Ṯābit ibn Ǧābir ibn Sufyān al-Fahmī né au cinquième siècle après J-C. à Ta'ïf dans l’Arabie préislamique. Il est mort près du mont Raḫmān2 dans le domaine des Huḏalī, plusieurs sources situent sa mort entre 530 et 607 après J-C. Il est connu sous le surnom de Ta’abbaṭa Šarran ce que l'on peut traduire littéralement de : « Il a porté le mal sous son aisselle » : Ta’abbaṭa vient de 'ibt qui signifie « aisselle » et Šarran dérive du mot Ša’r qui veut dire « le mal ».

L'origine de ce sobriquet résulte de plusieurs anecdotes racontées sur sa vie d’enfant.

- Un jour il se rend à une colline pour y chasser, après quoi, il rentre à la maison en mettant son sac sous l'aisselle. Quand il arrive devant sa mère, il vide le sac, duquel sortent des serpents. Sa mère lui dit :  « Tu as porté le mal sous ton aisselle ».

- Alors qu'il est enfant, il part se promener avec une épée sous son aisselle. Quand on demande à sa mère où il est, elle répond : « Je l'ignore, il a mis son mal sous son aisselle est parti ».

- Il est nuit noire quand Ṯābit quitte sa demeure. Il part chasser dans le désert, l'épée sous l'aisselle ; puis soudain une créature étrange surgit et lui barre la route : Il entame en vain des pourparlers. Alors, il tire l'épée de son aisselle et la décapite. Il met la tête sous son aisselle et rentre tranquillement pensant qu'il s'agit d'un bélier. Au village quelques individus lui demandent : « Oh ! Ṯābit, que portes-tu sous ton aisselle ? » Il répond : « al-ġūl »3. Ses interlocuteurs lui répliquent : « Tu portes le mal sous ton aisselle ». C'est ainsi que Ta’abbaṭa Šarran vole la vedette à Ṯābit ibn Ǧābir ibn Sufyān al-Fahmī.

 

Algol est une étoile de la constellation de Persée et vient de l'arabe al-ġūl (Démon). Elle est l'étoile la plus populaire du ciel. Depuis la terre on aperçoit qu'une étoile dont la luminosité diminue périodiquement. Anciennement on dit qu'elle est changeante et diabolique à cause de la variabilité de son état qui est due à l'éclipse mutuelle de deux étoiles. Les Égyptiens ont découvert la variabilité de cette étoile il y a plus de 3000 ans, mais n'a été mesurée pour la première fois qu'en 1783 par l'astronome amateur britannique, John Godiches, un sourd et muet, mort à 21 ans. Le mystère de cette étoile a intrigué même les plus héroïques de la Ḏj̲āhiliyya (période qui précède l'Islam). ‘Antara Ibn Šaddād (v 525/615) connu par sa bravoure chevaleresque, son intrépidité guerrière et sa poésie, a décrit dans un poème ([…] yaḫfā tārat an wa-ya῾ūd u yaẓhar u miṯl a ḍaw’ i l-miš῾al i )4 son expédition nocturne dans le désert. Il évoque les astres qui, avec son épée lui tiennent compagnie notamment al-ġūl qui « tantôt se cache tantôt se montre comme l'éclat d'un flambeau ». Cette monstrueuse étoile du genre horrifique avec son apparence versatile que les astronomes arabes ont placée précisément dans la tête de Méduse et ont appelé Persée Ḥāmil ra’s al-ġūl (le porteur de la tête du démon).

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Je rappelle que, les Arabes, comme les Grecs (et d'autres civilisations encore) ont imprégné le ciel de leur culture astronomique. On dit que les deux tiers des noms des étoiles sont d'origine arabe5. Ce que je peux confirmer c'est que beaucoup d'étoiles commençant par le préfixe « al », trouvent leur origine et signification dans la langue arabe. Outre Algol je ne donne ici que deux exemples : Aldébaran (aldabarān en arabe) qui désigne le suiveur en référence à l'étoile qui suit les pléiades dans leur course, Algenib (aljānib en arabe) qui veut dire le flanc.

Bien que l'intégration d'al-ġūl dans la tête de Méduse relève de l'espace astral, elle est un indice pertinent pour mettre en relation le mythe de Persée avec celui d'al-ġūl. Cette représentation sidérale que font les Arabes de l'image de Persée permet de justifier l’argumentation du rapport entre les deux mythes. Ils lui confèrent la fonction de porteur de la tête d'al-ġūl. En conséquence de cette attribution, ils instituent allusivement un certain lien dialectique entre Persée et Ta’abbaṭa Šarran. Or si l'on admet qu'al-ġūl n'est qu'une gorgone à l'égal de Méduse il convient alors de reconnaître que Persée et Ta’abbaṭa Šarran ont visiblement œuvré pour le même mobil psychique où ils ont, dans leur subconscient, décapité des monstres pour exorciser la peur du démon. Un acte qui est nécessaire pour ne pas régresser socialement, c'est-à-dire ne pas demeurer au stade l'enfant infantilisé. Je considère ce geste comme une vertu qui les aurait sauvés de l'angoisse. C'est aussi une découverte de soi où l'enfant va chercher à tenter de s'émanciper et à se séparer de l'adulte.  Il ne s'affirme plus comme un enfant qui a peur. Il joue le héros qui va lui faire franchir une certaine ligne de démarcation infantile.

À l'étude de ces personnages, je constate qu'il y a quelques analogies mythologiques frappantes ainsi que la volonté des Grecs et des Arabes d'inscrire dans le cosmos des épiphénomènes essentiels à la construction des mythes.

 

Une destinée qui démarre mal, avant même la conception : Persée et Ta’abbaṭa Šarran sont des enfants non désirés.

Oumaima, la maman de Ta’abbaṭa Šarran n’a pas voulu de lui. N'est-ce pas là une prémonition du surnom (Ša’r) par lequel elle va le baptiser ?

Quand Ǧābir ibn Sufyān l'époux d'Oumaima a souhaité coucher avec elle, celle-ci enceint7 son ventre pour lui montrer qu'elle est indisposée, mais Ǧābir ibn Sufyān a poursuivi son dessein jusqu'à l'acte sexuel consommé.

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Ǧābir ibn Sufyān meurt alors que son fils est encore enfant. Sa mère se remarie avec Abū Kabīr al-Huḏalī6. Ta’abbaṭa Šarran découvre que son beau-père accapare un peu trop sa maman, en conséquence de quoi, il prend coutume de lui contrecarrer, d’une manière comminatoire, les relations conjugales avec elle.

Abū Kabīr al-Huḏalī s'effraye de l'attitude de son beau-fils. Il en parle à son épouse qui lui conseille de trouver un stratagème pour le faire disparaître. Après avoir bien orchestré l'assassinat de l'enfant ; Abū Kabīr al-Huḏalī l'embarque avec lui dans une razzia à l'issue de laquelle il lui donnera une belle récompense. Le complot d'élimination de Ta’abbaṭa Šarran avorte. Par sa bravoure l'enfant en réchappe des mains des complices qui l'attendent pour le tuer.

La naissance de Persée est presque aussi indésirable que celle de Ta’abbaṭa Šarran. Danaé future maman de Persée est mise en prison par son père Acricios. Ce dernier que l'on peut considérer ici comme un père symbolique (de Persée) par défection du père biologique, ne souhaite point avoir de petit-fils de peur d'être tué par lui. Danaé acquiesce à la demande de son père et de ce fait elle se lègue le sentiment transféré, de son père d'exclure sous un prétexte quelconque d'avoir une progéniture. En dépit de la geôle, Danaé enfante un petit garçon, il s’appelle Persée. Acricios enferme la maman et son bébé dans un coffre en bois et jette celui-ci dans la mer. Zeus présumé père divin, n'éprouve pour sa part aucun remords ni amour envers son fils pour le sauver de la déperdition en mer. Dans ces circonstances on peut juger son comportement comme un déni de paternité. Le coffre s'échoue sur une île, Danaé et Persée sont recueillis par le roi Polydectès. Lequel tombe amoureux de Danaé, mais il ne peut avoir de relation avec elle, car Persée le gêne dans son entreprise. Ainsi, Polydectès décide de le faire perdre à jamais. Pour réaliser son projet, il l'envoie chercher la tête de Méduse prétextant qu'elle serait un présent ad hoc pour les noces d'Hippodamie tout en usant d'un chantage émotif et de culpabilité envers Persée afin d'obtenir de sa mère une bénédiction amoureuse.

À l'analyse de ces deux constatations, je peux inférer que Persée et Ta’abbaṭa Šarran ont notablement été marqués par des souffrances dues en premier lieu à leur naissance non désirée et ensuite à l'absence d’un père aimant.

Danaé et Oumaima deux mères monoparentales

Danaé est confrontée seule à l'éducation de son fils. Oumaima a éduqué seule ses cinq garçons. Deux mères monoparentales qui sont à l’épreuve d’une éducation solitaire.  Alors qu’il semblerait donc que l’enfant ait davantage besoin d'un cadre solide constitué de père et de mère. La fonction parentale occupe une place essentielle, car l'absence du père peut entraîner un sentiment d'insécurité chez l'enfant et peut entraver son cadre psychique. Lorsqu'il grandit sans père il adopte de nouvelles références masculines en imitant son entourage. Il peut aussi retrouver un sentiment de sécurité auprès d'une personne masculine. Ta’abbaṭa Šarran côtoie son oncle Šanfara, un fameux Ṣuʿlūk8. On peut considérer qu’il est assujetti au processus de transfert paradigmatique du père géniteur manquant. Le développement normal d'un enfant se fait dans un cadre familial stable. L'entrée dans la vie en dépend et ce n'est pas une chose facile pour tous les enfants. Certains, sensibles à la privation d’affection du père, s'endurcissent par cette dure épreuve, alors ils tentent sans certitude de mieux apprendre. Devant cette nécessité l'enfant apprend en tâtonnant avec souvent une peur substantielle comme pour tout nouvel apprentissage. Une peur qui, sans possibilité de recourir à un référent adulte ; envahit de jour en jour la vie psychique de l'enfant jusqu'à revêtir un caractère générique : peur d'être seul, peur du noir, peur des créatures imaginaires... peur de l'étranger. Cette dernière se définit par tout ce qui est différent des proches que l'enfant a l'habitude de voir régulièrement.

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À ce propos on peut noter deux événements importants qui auraient joué, chez Ta’abbaṭa Šarran, un rôle de déclencheur de peur et d’angoisse. La mort de son père et l'arrivée d'un étranger au sein de sa famille (avec le complot infernal tramé contre lui). On imagine à bon droit qu'eu égard à l'occurrence où se trouve Ta’abbaṭa Šarran, quelque enfant qu'il soit aurait développé des peurs en tout genre. Le contexte social dans lequel il se trouve à vraisemblablement susciter en lui, peut-être plus que chez d’autres enfants de familles biparentales, la peur du noir et des monstres. Al-ġūl possède ces deux attributs, c'est un démon et de nuit. Étant livré à lui-même et sans aide d'adulte, Ta’abbaṭa Šarran s’imagine que la meilleure façon de purger son esprit de ces deux peurs est de décapiter al-ġūl dans la nuit et de s’adjuger définitivement sa tête en guise de trophée.

Un geste qui va le propulser vers le mythe de l'héroïsme et l'installer ultérieurement dans l'histoire parmi les poètes-brigands les plus connus de la période préislamique.

Méduse et al-ġūl sont deux monstres qui se ressemblent par des critères monstrueux9 et par une dimension apotropaïque10. Dès lors que Ta’abbaṭa Šarran porte la tête d'al-ġūl sous son aisselle il devient lui-même possesseur du mal ce qui entraîne ipso facto un rattachement rationnel de sa personne au mal qu'il porte. Il devient alors terrifiant face aux adversaires et aucun mal ne peut l'atteindre. Ainsi, le mal se transforme en protecteur voire en bon génie tutélaire. Il faut savoir raison garder que cette conception de transmutation maléfique s'opère sans substance matérielle ; elle est à penser seulement dans une approche transférentielle d’une psyché préconsciente. De la même manière, j'ai signalé plus haut que la gorgone Méduse est douée d'un pouvoir pétrifiant avec lequel elle protège ses proches surtout ses sœurs, Euryale et Sthéno. Un pouvoir aliénable et cessible qui fait complètement défaut à Athéna, déesse protectrice de la cité d'Athènes. Celle-ci s'ingénie par tous les moyens à se procurer ce pouvoir. Elle aide Persée à décapiter Méduse.

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Elle lui prête son bouclier de bronze qui sert de miroir. Cette aide est nourrie d'une seule ambition ; récupérer la tête de Méduse et le placer au centre de son bouclier afin qu'elle devienne invulnérable face à ses ennemis notamment son oncle Poséidon qu'elle redoute par-dessus tout. C'est un rival de taille qui pourrait emporter la lutte et monter sur le trône d'Athènes. Athéna possède déjà d'autres attributs tels que : l'égide, le casque, le sarment,  le serpent... mais aucun ne détient le pouvoir apotropaïque qu'a la tête de méduse.  Elle suffit de pointer le regard avec la tête de Méduse sur l’antagoniste et le voilà tout pétrifié.

La décapitation de Méduse et d’al-ġūl relève de la menace de la castration.

L'exploration de certaines particularités psychologiques de Ta’abbaṭa Šarran et de Persée font établir le constat qu'ils sont respectivement impliqués dans le complexe de la castration. Je rappelle qu'en ce qui concerne Persée, Freud considère clairement que l'horreur provoquée par la vue de Méduse, sa décapitation... est à rapporter à la menace de la castration11. Cette réflexion psychanalytique m'exhorte à penser que la décapitation d'al-ġūl en tant que créature monstrueuse, par Ta’abbaṭa Šarran, est aussi à relier à l'angoisse de la castration. Je tiens à noter avec intérêt que les deux homicides visent deux monstres féminins bien qu'al-ġūl peut être du genre masculin.  Dans son poème a-lā man mubliġun fityāna Fahmin12 où il évoque sa confrontation avec al-ġūl, il dit au deuxième vers, premier hémistiche : « Bi āni laqitu al-ġūl tah’wi » et au troisième vers, premier hémistiche : « Fa qūl’ tū la hā ». À la lecture de ces derniers, on entend explicitement prononcer le genre féminin. Il s’adresse à al-ġūl comme une créature féminine. Une autre variante du récit présume qu'il s'est trouvé en présence d'un bélier qui, après sa décapitation, s'est transformé sous son aisselle en ġūl.

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Si j’envisage que cette information soit historiquement factuelle alors il n'y a nul doute que Ta’abbaṭa Šarran veut en finir avec une figure symbolique du sexe opposé au sien. Dans ce cas il rejoint sans ambiguïté le mythe de Persée. Celui-ci est confronté à la gorgone et emblématiquement à la découverte de la mère et à travers elle le corps féminin et ses parties génitales. Dans le même temps, ces deux décapitations constituent sans doute une découverte de l'altérité d'une manière générale et en particulier sexuelle et les craintes qu'elle soulève par rapport à la différence du sexe et l'angoisse de la castration. Ces décapitations restituent surtout une virilité compensatrice des craintes liées à l’angoisse de la castration. En mettant la tête d'al-ġūl sous son aisselle,  Ta’abbaṭa Šarran s'affranchit psychologiquement du joug du monstre et s'attribue la domination masculine. Cette perspective s'accorde bien avec la représentation inconsciente de la rivalité sexuelle avec Abū Kabīr al-Huḏalī et la conception du rôle qu’il pense jouer en s'imposant comme le plus fort et le plus viril. C'est de cette manière que ces deux héros estiment conquérir leurs mères respectives. Cela est interprété par le refus obstiné de voir leurs beaux-pères s'arroger le droit d'être les complices amoureux de leurs mères. Alors, ils décident d’entraver à leurs beaux-pères l'accès à la chambre nuptiale. Comme tous les enfants à ce stade phallique, ils se sentent déconsidérés, car le désir affectif d'Oumaima et Danaé à leurs égards est désormais partagé par des personnes qui gravitent autour d’elles. Surtout quand ils occupent la place convoitée dans le lit maternel. Pour eux, la filiation maternelle qui leur est retirée, pour un temps, risque de se perpétuer à cause des rivaux amoureusement dangereux. Alors, ils n'ont donc d'autre choix que d'exorciser à jamais leur psychisme de cette angoisse en éliminant la force causale qui la constitue.

 

Notes et sources

1 - Les noms arabes sont écrits selon la translittération de l’arabe en caractères latins. Exemple : Š de l’arabe «ش » se prononce « ch ». Cf. WEBDOC de l’Institut du Monde Arabe, comment écrire l’arabe en caractères latins.

2 - Aathaaar Atlas. https://aathaar.net/ar/place/3988 et الموسوعة الشاملة - معجم ما استعجم

3 -La référence au genre et la transcription du terme al-ġūl dépendent des auteurs et du contexte narratif : certains auteurs utilisent le genre masculin « goul, ġūl, el-ghul, al-ghoul » pour représenter la virilité comme un archétype fort du monstre. D'autres utilisent le genre féminin « ghoula, al-ghula, ġūla » [ou encore « la goule » qui est un terme francisé, (introduit par Antoine Galland dans sa traduction des mille et une nuits)] pour désigner la femme du ġūl. Quant à moi je recours au terme ainsi transcrit : « al-ġūl » au sens/forme féminin puisque l’auteur Ta’abbaṭa Šarran dépeint al-ġūl comme figure efféminée.

4- Extrait de l’article : La figure monstrueuse de la goule et l’angoisse de Ta’abbaṭa Šarran. Variations sur une hypothèse de Pierre Larcher sur Ta’abbaṭa Šarran et Persée, de Katia Zakharia, HAL Id: hal-01456161 https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01456161 Submitted on 4 Feb 2017.
5 – Extrait du livre : Nos héritages arabes dans le ciel étoilé, Roland Laffitte, Des noms arabes pour les étoiles, Paris : Geuthner, 2ème éd. revue et corrigée, 2006.

6 - BRILL Over THREE centuries of scholarly publishing, Encyclopédie de l’Islam, page Abū Kabīr al-Huḏalī.

7 - Il paraît qu’à l'époque préislamique, quand une femme est indisposée ou n'a pas envie d'avoir des rapports sexuels avec son époux, elle entourait son ventre d'une large bande d'étoffe afin de lui signaler qu'elle est intouchable. On a aussi dit que, les Arabes pensaient qu'un enfant né d'une relation dite de disconvenance, entre une femme et un homme, serait déviant et commettra des actes délétères comme le vol ou le brigandage.

8 - Ṣuʿlūk, pl. ṣaʿālīk ; ce sont des brigands-poètes de la de la Ḏj̲āhiliyya et jusqu'à la fin du régime omeyyade.

9 - Méduse et al-ġūl sont des personnages de contes folkloriques, désignées comme des ogresses destinées à terrifier les enfants dissipés.

10 - Selon la définition du dictionnaire Cordial, apotropaïque désigne un objet ou une formule servant à détourner les influences maléfiques. On trouve d’autres définitions en ce sens : se dit d’une chose qui protège du mauvais œil, ou qui éloigne le danger et qui maintient la sécurité. 

11 – J’ai relevé cette affirmation dans l’article cité en note numéro 4.

12 - بوابة الشعراء, شعر تأبط شرا - Buābat al-Šūʿāraʾ, lien du site : poetsgate.com).

 

Auteur : Hassan

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