Une politique pour l égalité professionnelle est possible

Dans leur vie professionnelle, les femmes subissent de nombreuses contraintes au travail, qui non seulement ne permettent pas de construire une carrière dans de bonnes conditions, mais en plus, qui privent le monde du travail de talents et de forces considérables. Si le taux d’emploi des femmes et leur rémunération étaient égaux à ceux des hommes, le PIB de la France bondirait de 6,9 %.

Retrouvez une très bonne interview de @Fabien_Rssl sur @RTLFrance dénonçant les inégalités professionnelles Femmes/Hommes y compris dans les dernières mesures du gouvernement en réponse au MVT des #GILETSJAUNES ! rtl.fr/actu/politique…

Une autre politique pour #égalité professionnelle  est possible! @PCF :

Dans leur vie professionnelle, les femmes subissent de nombreuses contraintes au travail, qui non seulement ne permettent pas de construire une carrière dans de bonnes conditions, mais en plus, qui privent le monde du travail de talents et de forces considérables. Si le taux d’emploi des femmes et leur rémunération étaient égaux à ceux des hommes, le PIB de la France bondirait de 6,9 %.

un exemple dans l’actualité ne passons pas à côté d’une attaque grave contre l’égalité femmes-hommes : Dans les mesures annoncées par le président E. Macron il y a cette prime aux heures supp hors 55% des hommes contre seulement 37% des femmes font des heures supplémentaires ! Outre le problème énorme que cette mesure pose pour les finances de la sécurité sociale, la défiscalisation des heures supplémentaires conduit donc au sein des ménages (hétérosexuels) à une augmentation de la part des revenus détenus par l’homme. Et donc à renforcer les inégalités de revenus et celles qui découlent du fait que « l’homme ramène le pain à la maison » : répartition des tâches ménagères, charge mentale, etc.

Un salarié sur deux est en réalité une salariée. En France il existe depuis 1972 de multiples lois pour l’égalité salariale et professionnelle qui ne sont pas appliquées, c’est un véritable scandale d’Etat.

Priorité n° 1, conquérir l’égalité professionnelle :
Pire, les inégalités se sont réduites jusqu’en 1990 puis plus rien ! Les femmes travaillent, concentrées dans seulement 12 familles professionnelles sur 87 et qui sont non reconnues, et sous payées alors que depuis plus de 30 ans, elles sont plus diplômées que les hommes. Elles occupent des postent moins qualifiés, moins valorisés. La société patriarcale maintient les femmes dans un statut d’infériorité. Le patronat utilise le travail des femmes comme un laboratoire d’expérimentation afin d’étendre la précarité, la flexibilité et le temps partiel à l’ensemble du monde du travail.

Priorité n°2 : établir l’égalité salariale :
La situation se dégrade à toute vitesse pour le salaire des femmes en France, en s’intéressant à la différence salariale, on s’aperçoit qu’en 2018 les femmes travaillent gratuitement à compter du 12 novembre à 15h35 soit 10 jours plus tôt qu’en 2016. Non seulement un même travail doit être payé au même niveau quel que soit le genre du ou de la salarié.e qui l'effectue, mais nous revendiquons qu'à travail de valeur égale, le salaire soit égal.

Priorité n°3 reconnaitre le travail des femmes :
L’invisibilité du travail des femmes est une construction sociale et il faut se battre partout et sans cesse pour démontrer que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas un supplément d’âme. Révolutionner le travail des femmes aurait une incidence sur les conditions d’exercice de leur activité professionnelle, leur autonomie et donc leur liberté mais impliquerait également une remise en question générale de l’organisation du travail, assortie d’une répartition plus équilibrée des responsabilités familiales. L’ensemble de la société serait hissé vers un mieux-être.

Priorité n°4 lutter contre le « plafond de verre » professionnel :
Il cantonne les femmes sur les postes les moins qualifiés, avec les plus bas salaires, l'essentiel des temps partiels subis et avec les possibilités d'évolution les moins importantes… la revalorisation des métiers dits « féminins », notamment dans les domaines du soin et des services, qui aujourd'hui sont considérés comme peu qualifiés et donc sous-payés, passe aussi par une revalorisation des déroulement des carrières.

Priorité n° 5 gagner les 32H pour toutes et tous et en finir avec les temps partiels imposés :
80 % des salariés qui ont un contrat à temps partiel sont des femmes. Ces postes sont donc aussi les postes où l'on subit le plus d'abus parce qu'on est plus vulnérable face à la hiérarchie, la clientèle ou à l'environnement professionnel. Ainsi, 56 % des agressions sexuelles arrivent sur le lieu de travail. Combien de salariées pourraient apporter davantage à la société, et sont bloquées aux plus bas niveaux de responsabilité par le jeu des discriminations sexistes ? Pour gagner la bataille du redéploiement industriel, il faut cesser de gâcher ces énergies, ces intelligences, ces savoir-faire.

Priorité n°6 organiser la mixité des métiers partout, on a toutes et tous à y gagner :
L’assignation des femmes, dès le plus jeune âge, à certains métiers plutôt que d'autres : 48 % des femmes occupant un emploi étaient cantonnées dans quatre secteurs d'activité, la santé et les services sociaux, l'éducation, l'administration publique et le commerce de détail. Une telle répartition des métiers est un poids mort pour l'avenir du pays, quand on sait, par exemple, les difficultés auxquelles s'exposent les jeunes femmes pour engager un cursus d'ingénieur alors que la France a besoin de 10 000 ingénieur-e-s supplémentaires par an.

En se donnant l’ambition de sécuriser l’emploi et la formation pour toutes et tous, le PCF intègre la lutte collective contre les inégalités, les stéréotypes sexistes et les discriminations subis par les femmes, notamment la précarité et le temps partiel imposé comme une priorité.

Des solutions existent et attendent juste d’être mise en œuvre :
- Une application effective des lois,
- De vraies sanctions pour les entreprises qui discriminent, en commençant par publier le nom des entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale et donc qui dysfonctionnent.
- Une mixité des métiers assortie d’une revalorisation des salaires des métiers à prédominance féminine,
- Une suppression des écarts de carrière,
- La mise en place des 32h pour toutes et tous,
- Une transparence des systèmes de rémunérations,
- Une prise en compte du genre dans la prise en charge de la pénibilité dans les emplois « féminisé », aide à la personne, assistantes maternelle, puéricultrices, professeures des écoles, avocates, infirmières …
- Un plan de prévention des violences sur les lieux de travail, et une meilleure protection des victimes,
- Une lutte contre les stéréotypes sexistes dès le plus jeune âge, et dans l’orientation scolaire.
- L’instauration d’un service public de la petite enfance partout.

Petit rappel juste instaurer l égalité salariale entre les femmes et les hommes rapporterait 62 milliards par an à l’économie française !!!

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