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Billet de blog 12 septembre 2023

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Dans la forêt de Jean Hegland

Livre sur la bibliographie des écolos, j'ai enfin lu ce roman que certains disent être une bouffée d'espoir... ben non en fait. Cette dystopie reste une utopie.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ce livre date de 1996, avant que le réchauffement climatique ne touche nos contrées du nord de façon tangible.

Il décrit un effondrement sociétal dans un écosystème qui marche encore, saisons, pluies, arbres. Les deux jeunes filles survivent par leurs propres moyens dans la forêt en abandonnant pas à pas le superflu pour revenir vers une simplicité proche du chasseur cueilleur. Oui, les humains ont su vivre de peu, dur mais possible.

D'abord une des deux est salement violée, on fait mieux comme bouffée d'espoir. Le roman montre qu'on peut s'en remettre, la bonne nouvelle, on ne le savait pas, depuis le temps que ça dure :) Cela dit j'ai adoré la réplique, sa vie lui appartient! Une bonne façon de sublimer nos héritages.

Ce qui n'est plus crédible, c'est la partie écosystème : on y voit des jeunes filles s'improviser potagères sans formation et ça marche, elles arrivent à s'auto-nourrir. L'autre s'improvise phytothérapeute avec juste un livre tiré de la bibliothèque. Trop magique ça. On voit bien que les béquilles de la société sont en suspens : comment allumer un feu quand on a plus d'allumette, faire des conserves sans caoutchouc sur les bocaux?

Surtout la forêt reste un lieu protecteur certes mystérieux et impressionnant.

En 2023, on a de forêts qui souffrent, sècheresse, canicule, les arbres meurent, les rivières sont a sec. Le roman a pour préambule que l'écosystème n'est pas en effondrement. Donc il manque 50% de la problématique par rapport à ce qui nous attends. Le livre ne peut plus porter cet espoir aujourd'hui, la forêt est elle aussi un être menacée d'effondrement.

Seul l'amour de ces 4 êtres est une petite bulle, donc aimons nos proches.

En veille sur les démarches survivalistes, permacultures qui fleurissent à droite à gauche, on peut gagner quelques années, différer, amortir un peu. Ma conclusion est qu'on ne pourra pas sauver notre peau individuellement. Tu achètes un terrain avec une source, elle sera tarie dans quelques années. Seul un sursaut sociétal global peut sauver l'humanité et le futur de nos enfants.

Comment l'obtenir?

Commencer à prendre Antonio Gutteres au sérieux?

Commencer chacun à limiter drastiquement la toxicité de nos vies.

Donc non, cette dystopie reste une utopie, ce livre n'est plus une bouffée d'espoir dans un écosystème en effondrement....

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