Rachida Dati parraine un évènement douteux au parfum d'attaque contre le Qatar

Ce jeudi 1er février 2018, en pleine crise diplomatique du Golfe, un évènement inaperçu en France se déroulera dans les enceintes du parlement européen à Bruxelles. En effet, sous le haut patronage de Rachida Dati, un think tank et une fondation émiratie organisent au sein du parlement européen une conférence sur le financement des activités terroristes dans le golfe.

Toutefois, nos informations révèlent que cet évènement est en fait un prétexte pour attaquer le Qatar dans le contexte de crise.

En effet, depuis juin 2017, on assiste à un une réelle crise diplomatique, économique et humanitaire dans le golfe entre, d’une part, une coalition de pays dirigée par l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unies, le Bahreïn et d’autres face à, d’autre part, le Qatar. Des allégations de la coalition, jusqu’à présent non démontrées, contre le Qatar ont été rendus publics accusant ce petit État de participer à des activités de terrorisme. Un ultimatum a été imposé contre le Qatar pour entre autres cesser la diffusion de la chaine Al-Jazzera ou l’arrêt des relations avec l’Iran.  Jusqu’à présent, le Qatar a su montrer une force économique en dépassant le blocus imposé par l’Arabie Saoudite qui a fermé toutes les frontières.  La volonté de cette coalition de fragiliser l’économie qatarie a échoué puisqu’elle a provoqué l’effet inverse (à noter que le Qatar a saisi l’OMC pour violation du droit international du commerce contre l’Arabie Saoudite). Néanmoins, la situation humanitaire et politique reste désastreuse puisque les pays ne se parlent plus et, malgré la volonté des qataris de trouver un espace de dialogue, leurs adversaires continuent dans leur volonté d’affaiblir le Qatar. La réalité montre qu’ils ont échoué et que cette entreprise illicite sur le plan du droit international brise aussi de nombreuses familles qui ont des liens forts (parents, mariage, frères et sœurs) entre les deux pays.

Les raisons de cette crise provenant de la coalition peuvent être résumées par au moins trois points : L’indépendance politique et idéologique du Qatar vis-à-vis de ses voisins, la réussite de leur politique internationale de rayonnement planétaire et enfin leurs relations avec l’Iran (ces deux pays partagent la même poche de gaz sous-marine). Certains diront que cette volonté d’ostraciser le Qatar revête en réalité une jalousie prégnante de la coalition contre le Qatar (L’Arabie Saoudite ne veut pas que le Qatar dialogue et échange l’Iran).

C’est dans ce contexte que les émiratis ont organisé, via le BIC de Bruxelles (think tank proche des émirats) et une fondation émiratie Hedaya, une conférence au parlement européen pour attaquer le Qatar. Les faits montrent que le Qatar participe activement à la lutte contre le terrorisme et le monde entier attend les fameuses preuves de ces liens. A noter qu’un article du Washington Post en date d’aout 2017 a révélé que les autorités américaines ont intercepté des conversations émiraties dans lesquelles on peut trouver que ces derniers ont piratés les services informatiques qataris. En effet, les émirats ont ainsi fabriqué des fausses informations montrant une sympathie entre l’Émir du Qatar et les organisations terroristes.

Enfin, il est aussi curieux de voir la présence de Rachida Dati ayant patronné cet évènement. En effet, selon le livre de Christian Chesnot et de Georges Malbruno ( « Nos très chers Émirs » au édition Michel Lafon) avait demandé fermement de l’argent à l’État qatari (on parle d’une somme de 400 000€ ), via son ambassade à Paris, pour la création d’une association dans le 7eme arrondissement de Paris (de nombreux liens sur internet relate ces faits avec plus de détails). Le Qatar lui a simplement refusé cette demande. On peut ainsi s’interroger sur ce haut patronage en faveur des Émirats Arabes Unies. Serait-ce un soutien de vengeance pour ne pas avoir obtenue ses 400 000 € ? C’est une question légitime à se poser eu égard aux informations du livre de Christian Chesnot et Georges Malbruno qui affirme que Rachida Dati irait au plus offrant financièrement.  On est en période de crise diplomatique et si ce n’est que l’argent qui compte au détriment des familles qui souffrent de cette crise, il est ainsi dommage de constater que les euros ont remplacé la sagesse.

 

 Henri Fourcadis

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.