Covid-19: l’OMS salue le Qatar qui enregistre un très faible taux de mortalité

Après la reconnaissance des Nations-Unies en avril dernier de la politique du Qatar en faveur de ses travailleurs étrangers face à la pandémie, c’est au tour ces jours-ci de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de féliciter Doha pour un nouveau succès mondial : le pays enregistre le taux de létalité au virus, parmi les plus faibles au monde.

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Cela signifie non seulement que la politique menée par le petit émirat pour endiguer l’expansion du virus a non seulement marché, mais que pour le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, direction de l’organisation onusienne, elle peut servir d’exemple, d’émulation également pour le monde. Remerciant dernièrement l’émir du Qatar, Tamim Al Thani, lors de négociations pour de nouvelles collaborations futures notamment à l’approche de la Coupe du Monde 2022, qui brassera des dizaines de milliers de visiteurs, le Dr Tedros saluait l’émirat pour au moins deux choses : non seulement l’important investissement du pays dans la recherche en matière de santé publique dans le monde à l’occasion de cette pandémie, mais également l’important soutien de Doha à de nombreuses organisations qui luttent activement sur le terrain contre la pandémie. Ainsi, le Croissant Rouge du Qatar a délivré de l’aide dans plusieurs pays durement frappés par le virus auprès d’organisations locales mais est également venu en aide à des populations lourdement frappées également par la guerre comme au Yémen ou en Afghanistan.


Relativement épargné par le coronavirus, le pays avait pris rapidement toutes les mesures nécessaires pour cibler les personnes infectées par le virus. On peut dire que la situation a été relativement sous contrôle dès la mi-mars. Face à une situation d’expansion aussi dramatique du virus sur la planète, il était urgent de pouvoir mettre en place une politique proactive dans le pays de protection des citoyens qataris mais également des travailleurs étrangers, pris dans les chantiers de la coupe du monde 2022. Tout le monde eut la possibilité, contrairement à chez nous, de se faire rapidement tester pour la Covid-19 sans frais et en cas de résultat positif, de recevoir les soins nécessaires pris le plus tôt possible. Traitements, hébergement et services divers furent pris en charge par le Ministère de la Santé Publique. Les travailleurs qui se retrouvaient en quarantaine continuèrent à être payés. Un « tracking » des personnes ayant côtoyé ces individus fut rapidement également mis en place, via une application, comme l’avaient fait de façon précoce un certain nombre de pays en Asie qui vinrent rapidement à bout de l’épidémie en avril-mai.

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Plus encore : Doha avait mis en place une politique de nettoyage active de tous les lieux publics afin de garantir une sécurité sanitaire maximale. Ce fut aussi le cas des transports publics et des centres commerciaux. De plus, une grande campagne d’affichage publique permanente dans les médias locaux et ce en différentes langues afin de toucher toutes les catégories de populations étrangères avait été lancée pour faire de la prévention aux mesures et aux comportements barrières une priorité nationale. Si, il y eut si peu de morts dans le pays, c’est que le gouvernement a souhaité être le plus réactif possible, pour isoler, et prendre soin des malades au plus tôt afin de casser la chaîne des contaminations. La qualité des établissements hospitaliers qataris est de haut niveau et à la pointe, et les nouvelles technologies très adaptées aux besoins croissants des malades. Par une telle politique de prévention, le pays est ainsi parvenu à ne jamais engorger ses services et maintenir au plus bas l’occupation des lits hospitaliers. C’est ainsi, que sur près de 126 000 personnes touchées par le virus dans le pays depuis mars, 123 000 ont guéries, 2800 sont encore actives, et seulement 216 décès ont été effectifs tout le long de la crise. C’est bien un record comme le soulignait l’OMS.

 

Henri Fourcadis

 

 

 

 

 

 

 

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