L’autorité parentale conjointe: une étape

La Suisse va enfin franchir un pas important dans la protection et l’éducation des enfants et dans la reconnaissance qu’un enfant a toujours deux parents même après séparation. Elle s’apprête à introduire l’autorité parentale conjointe.

La Suisse va enfin franchir un pas important dans la protection et l’éducation des enfants et dans la reconnaissance qu’un enfant a toujours deux parents même après séparation. Elle s’apprête à introduire l’autorité parentale conjointe.


divorce4_enfants.jpg« à aucun moment les antécédents et la perpétuation de situations de violence masculine dans le cadre familial comme entrave à l’exercice conjoint de l’autorité parentale et à la résidence alternée.
Or, ces situations de violence sont plus que fréquentes dans les couples en voie de dissolution et très fréquemment à l'origine de l’échec du couple : une étude menée au Québec révèle que 55% des femmes qui demandent le divorce le font pour violences physiques et/ou psychologiques.
Dans les faits, on peut déjà prévoir que la nouvelle loi permettra à des hommes violents à l'égard de leur compagne de garder le contrôle sur elle au moyen d’une autorité parentale conjointe assortie d’une résidence alternée. La nouvelle loi permettra également aux pères de s'éviter de verser une pension alimentaire aux enfants et de récupérer des avantages fiscaux et sociaux (allocations familiales, avantages fiscaux etc.)»

A noter que cette statistique n’est revérifiée et recoupée nulle par et qu’au Québec les hommes sont jusqu’à moitié les victimes de la violence conjugale. Si danger il y a pour les enfants il est donc le même quel que soit le parent gardien.
Pour qu’une relation éducative et affective puisse continuer avec les deux parents il faudra envisager, au cas où la résidence alternée n’est pas possible ou souhaitable, un droit de relation étendu, ou confier la résidence au parent le plus disponible ou le plus conciliant.
Le vocabulaire doit également changer. Droit de garde pourrait devenir Résidence principale. Droit de visite deviendrait droit ou devoir de relation. Un enfant ne rend pas visite, il ne fait pas du «tourisme parental».
Il y a encore du travail pour arriver à une situation éducative positive et harmonieuse pour l’enfant en cas de séparation ou de divorce. Dans cette perspective, et même si on est loin de ce qui est souhaité par de nombreux pères et mères, le projet qui sera voté en Suisse est un pas vers une plus grande égalité éducative des parents.

 

 

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