Elections européennes et écologie

Les élections européennes comme lieu d'une radicalité écologique

Oui à l'écologie insurrectionnelle telle celle à laquelle appelle un discours admonesté le 16 mars à Angoulême et qui a été diffusé sur un réseau le 30 mars, sans doute auparavant sur d’autres. Je souscris à l'urgence qui y est proclamée. Trop âgé pour être locomotive, et même wagon bien efficace, j’attends les actes et les accompagnerai. Il est possible de s’exercer à la non-violence, un ailleurs la montre efficace, si elle est massive.

On ne sait ni la manière, ni l’heure, à tout moment un événement grave peut survenir, et des rétroactions s’enchaîner. Les gens d’en haut s’y préparent, se donnant l’illusion de trouver encore quelques zones de fraicheur sur la planète ou quelque protection par des bunkers. Déjà certains se construisent où l’on voit des ex-humains laver leur voiture à l’eau potable à l’abri de gros murs derrière lesquels beaucoup ont soif (source : interview de Gaël Giraud sur le site Thinkerview).

De quoi exciter la fibre insurrectionnelle ! Que cette petite minorité qui est responsable à 99% des souffrances qui vont accabler l’humanité soit encore au pouvoir en dit long sur notre asservissement.

Et à raison de cette urgence oui, alors qu'un processus électoral est en cours, à l'utilisation de l'urne pour, disons une écologie de gouvernance. Pour prolonger l’insurrection, si celle-ci est indispensable, lui donner un accompagnement constructif, non pas pour la « canaliser ».

Il s’agit de demander à tous les candidats de dire toutes les hypothèses faites sur la situation climatique et le degré d’exactitude qu’ils leur prêtent.

Il s’agit de leur demander quelle radicalité ils mettront dans la conception des moyens de prévention et d’atténuation des effets attendus du réchauffement climatique et des dégradations environnementales qui se constatent chaque jour.

Il s’agit de leur demander de déclarer l’état de guerre sociale. Car la très grande probabilité est que si l’on peut envisager éviter le pire, le très grave se produira. Faire face humainement  dans la dignité et la solidarité citoyenne aux terribles épreuves et souffrances auxquelles il faut s’attendre se prépare dès maintenant. Se murmure l’attente honteuse et délétère d’une dictature verte. Celle-ci sera toujours plus dictatoriale que verte. Il s’agit de travailler à créer les conditions d’une démocratie économique, sociale et verte.

Mais non à ceux qui prétendent que la seule couleur verte suffit.

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        

 

 

 

 

 


 

 

 

 

        

 

 

 

 

 


 

 

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