UNE MANIFESTATION DE L'ESPRIT

Concevoir l'esprit immanent à un ordre naturel que le physicalisme ne peut à lui seul expliquer ouvre la voie à un renouveau politique. Un tableau de Barbara Kysilkova est une manifestation de cet esprit.

 

  Il s’agit d’une manifestation très discrète. Un tableau de Barbara Kysilkova résume, éternise, l’histoire d’une amitié amoureuse exceptionnelle entretenue par la peintre et Bertil, le voleur de deux de ses tableaux. Ce tableau apparaît à la fin d’un documentaire de Benjamin Ree qui a miraculeusement pu filmer l’essentiel des épisodes de cette histoire et en a réalisé un montage d’un équilibre quasi parfait et d’une époustouflante réalité (doc « The Painter and the Thief », « La Peintre et le Voleur ». Le tableau exprime et révèle la nature de la relation entre la peintre et son voleur.

            « Miraculeusement ». Le terme n’est pas trop fort, bien qu’ici il n’y a aucun miracle, aucun surnaturel, aucun de ces effets de lumière, aucune de ces créatures extatiques,  que les réalisateurs utilisent pour introduire un peu de fantastique dans les trous de leurs narrations. Ici matière et esprit sont mariés dans un ordre naturel qui les fait aller de conserve  et le tableau exprime cette union.

            En contrepoint de ce tableau il y en a un autre d’exactement même structure que Barbara avait peint pour illustrer l’amour que portait à Bertil une précédente compagne. Celle-ci est très présente à l’autre et on peut regretter sa disparition du film. Mais celui-ci est un documentaire où aucune fiction n’a sa place, et cela fait son prix. Le renvoi que l’on peut faire d’un tableau à l’autre mesure la distance qui sépare les réalités peintes et les étapes que doit franchir une meilleure union du corps et de l’esprit donnant raison à ceux qui refusent le dualisme sans rallier le camp, la prison, du monisme naturaliste ambiant. Le désir du corps de l’autre peut être spirituel.

            Le compagnon de Barbara est également une personne remarquable même si son pronostic est déjoué, car il avait mis en garde sa compagne de se préserver de tout excès dans son engagement « émotionnel et existentiel » vis-à-vis d’une personnalité autodestructrice. Au final Barbara s’est consolidée et Bertil s’est reconstruit.

            Le tableau est reproduit sur le site de Barbara Kysilkova et constitue l’affiche d’une récente exposition de ses œuvres. Ne figure cependant que sa partie gauche, ce qui ampute gravement son expressivité.

 

            En renouant à l’occasion de ce documentaire avec mon blog je saisis l’opportunité de confirmer et d’affiner la place qu’il donne à l’esprit. Celui-ci se révèle sous-jacent à la théorie de l’être-liberté proposée dans ce blog.

            Bien des propositions soutenues ici sont développées et argumentées dans le livre de Thomas Nagel (« L’esprit et le cosmos », Vrin 2018) avec lequel je me découvre beaucoup de concordance, ce qui constitue pour moi un grand réconfort. Je m’y réfère. Selon Nagel « l’esprit est un principe fondamental de la nature lié à la loi physique » (p. 38).

Seul l’art paraît pouvoir  approcher l’essence de l’esprit. Celui-ci ne se situe pas et ne peut donc se penser vraiment,  il  est actif.

 

Un esprit insituable

            La pensée dominante, souvent seulement implicite, qui imprègne nos conduites, est physicaliste. Seule a droit à l’existence la chose matérielle située dans l’étendue et à laquelle il est possible d’assigner un lieu. L’esprit n’a pas de lieu et déjà la langue risque de trahir. Il faut se garder de le personnifier, de l’hypostasier et dire « de l’esprit » comme on dirait « de la matière» risquerait de le matérialiser. Il est qualité et non quantité.

            L’esprit n’a pas de lieu, il est, comme le nomme Bergson, l’inétendue. Le physicalisme tente d’en faire un pur produit de la matière, de l’y réduire. La tâche de Nagel, après bien d’autres, est de démontrer que ce réductionnisme est pure pétition de principe. A ceux qui prétendent qu’il émerge de la nature de prouver une suffisante probabilité de cette possibilité d’émergence si l’esprit n’est pas déjà présent là où il y a de la matière.

            L’existence de l’esprit ne se déduit pas seulement de l’insuffisance du physicalisme pour expliquer le monde, le rendre davantage intelligible. Elle se manifeste positivement.

            L’esprit Nagel, avant d’en saisir l’évidence dans les activités de cognition et d’accès à la valeur, va le retrouver après bien d’autres, tels Husserl et Bergson, en cette activité autre que physique qui anime ce phénomène qu’est la conscience et son intentionnalité. François Loth dans « Le corps et l’esprit », « Essai sur la causalité mentale » le découvre à l’œuvre en ce point très sensible où le physicaliste est atteint en sa conception la plus ancrée, celle de la suffisance de la physique à tout expliquer. L’esprit a cette propriété qualifiée pertinente de,  sans commander le physique,  pouvoir le mouvoir. C’est bien l’intention d’aller chercher le pot de confiture dans le placard qui me fait me lever. Par là il mérite l’insistance de Bergson à lui voir « ajouter quelque chose de nouveau à l’univers » (« Matière et mémoire », Quadrige, p.12).

            Loth met également en évidence cette autre fonction du mental, marginale dans la dispute, si essentielle existentiellement qui résulte de son activité prédicative. Celle-ci n’ajoute pas, elle embellit, apporte ce supplément si infini qu’il ne peut être attribué à des neurones très nombreux certes mais vite épuisés quand il s’agit d’exprimer les richesses de cet univers. Sous le regard de l’esprit celui-ci ne sort pas augmenté mais agrandi. Le prédicat en qualifiant  corrige la compréhension « seulement quantitative des sciences physiques » (Nagel p. 16).

             L’esprit ajoute Nagel ne se réduit pas à la zone cérébrale « il concerne notre compréhension du cosmos tout entier et de son histoire » (p. 9). Le lieu de l’esprit est là où il agit, c'est-à-dire dans un ordre naturel qui est également matière. Comme à Nagel un dualisme qui rejetterait l’esprit dans un ordre surnaturel ou para-naturel me paraît manquer de fondement. Nagel lui préfère un monisme qu’il dit neutre parce qu’il ne rallie ni le matérialisme ni l’idéalisme, que je préfère dire dual (ou plural) car le Réel a au moins deux composantes, la matière et l’esprit, étroitement soudés, indissociables, distinguables mais solidaires.

            On notera à cet égard que les frontières entre physique et esprit sont parfois très ténues. La physique quantique conçoit sa particule la plus élémentaire comme dépourvue de masse et l’on peut inventer une métaphysique quantique, la prolongeant pour couvrir le domaine inexploré par elle, dont la particule élémentaire, le trope, peut, à une limite que je ne franchis pas, se dispenser de tout substrat physique. Il est peut-être significatif que Loth fasse du trope le véhicule de la causalité mentale. Déjà l’onto-théologie s’était inventée des relations sans pôles.

            Si je ne franchis pas la limite qui concevrait possible de l’esprit quasi pur,  de l’esprit qui se serait affranchi de la matière, pas davantage qu’il n’a été possible dans des analyses antérieures d’affranchir l’être de l’existant, pas davantage qu’il n’est possible à la théologie chrétienne de concevoir une résurrection qui ne soit pas également celle des corps, c’est que notamment tout concourt à penser que, comme le souligne également Nagel, dans une certaine mesure, « l’esprit est le produit d’un processus en partie physique » (p. 17). Sans doute faut-il ajouter, d’un processus qui ne se serait pas produit sans lui.

 

Un principe actif

……………………..  Sans origine, non précédé     

 

            Sans origine, et cependant là. Contrairement à Nagel je renonce ici à donner raison et me limite à un « c’est ainsi » (p. 30). La réponse à la question : qu’est-ce que l’être ? sous laquelle la philosophie ensevelit celle : qu’est-ce que être ? , car elle n’aime pas se découvrir une limite et se l’avouer, n’ouvrira jamais, comme la seconde, à un horizon de plénitude. Nagel lui-même en s’arrêtant  sur « la manière d’être » (p. 83 et s.) manque peut être le simple fait : « être » et se refuse ainsi une porte sur le chemin qu’habite l’esprit. Il y a de l’esprit comme il y a de la matière.

          Etre à la fois  le moteur et le produit d’un processus rejoint l’énigme consistant à ce que le monde peut se dire « ETRE » en se constatant « EXISTANT », énigme sur laquelle je suis maintes fois revenu : être et existence co-naissent à leur éternité.

           C’est que, également, si l’esprit n’a pas d’espace qui lui soit propre, et bien que l’on serait tenté de dire qu’il échappe également à la temporalité, bien plutôt il s’en joue. Il est nécessaire ici pour chacun de consentir à un  renversement total de son mode de pensée habituel, à « une révolution conceptuelle majeure » (Nagel, p. 66). Avec l’esprit, nous changeons de monde. Le monde du naturalisme est un monde accidentel, contingent, se pensant dans la finitude. L’esprit lui apporte l’infinitude.

           C’est là répondre à une requête soulignée par Nagel et maintes fois  par ce blog  : ce monde est rempli « de choses tellement remarquables que, si nous voulons le comprendre nous devons expliquer qu’elles ne sont pas accidentelles » (p. 15). C’est aussi ruiner un argument de l’idéalisme qui fonde celui-ci sur le rejet légitime de l’accoutumance à ce qui demeure de la relativité : la pensée que tout porte en soi de l’éphémère, la pensée de la finitude. Seule l’idéalité peut alors s’affirmer impérissable (v. Isabelle Thomas-Fogiel, « Le lieu de l’universel « , Seuil 2015’ p.319). Mais l’idéalité, dirait Bergson, n’apporte rien de nouveau.

          Les lois physiques intemporelles auxquelles renvoie Nagel ne peuvent appartenir à cette physique, lui être inhérentes, immanentes. Elles sont immatérielles comme l’est cette rationalité, notamment mathématique, qui imprègne le Réel. On serait tenté, plutôt que des les intégrer à l’esprit, d’en faire une troisième composante de ce Réel. En quoi intéressent-elles l’esprit ?

           La liberté que j’ai tenté tout au long de ce blog d’acclimater avec le concept d’être-liberté comme étant issue de cette puissance non pas créatrice mais libératrice qui se manifeste avec l’être tient du labour de l’esprit son inébranlable énergie et son cap fortement inscrit bien que par ailleurs abandonné à l’invention. Comme l’amour la liberté n’a pas de loi mais doit être respectée pour elle-même. Elle n’est pas au service de nos caprices et pas davantage elle ne demande à être servie. Elle ne connaît pas la catégorie de serviteur.

            Peut-être faut-il voir là la trace qui nous transporte à cet infini du temps où, selon la théorie physicienne du bloc-univers tout est déjà joué mais dépend encore des joueurs. L’énigme du non commencement ouvrirait un chemin à l’explorateur. Tout en restant ferme sur ses convictions non créationnistes et même sur le rejet d’une finalité inscrite dans un quelconque dessein intelligent, l’on peut prêter oreille à ce constat que notre système génétique  contient des éléments favorables à un certain préformationnisme.  Il vient d’ailleurs de trouver une confirmation avec la découverte que la mutation génétique qui a permis à des poissons  de s’adapter, il y a 350 millions d’années environ, pour conquérir les milieux terrestres, ne faisait qu’améliorer un prototype.

            Florence Rosier note que le schéma évolutif darwinien peut être retenu, mais que, simplement, sur l’attribution au hasard des mutations génétiques « il y a une erreur de date » (« le Monde 21 avril 2021) ». La vraie date n’est pas indiquée ni aucun élément permettant de la situer. Manque toujours au scénario darwinien s’il refuse tout assouplissement la solidité lui apportant comme l’avance Nagel « une probabilité non négligeable d’être vrai » (p. 13, v. également p. 18).).

           Déjà Armand de Ricqlès dans l'encyclopédie thématique Universalis avait, en dépit de ses convictions darwiniennes, noté que "...l'organisation spatiale des gènes du système Hox sur la molécule d'ADN et leur expression spatio-temporelle au cours du développement embryonnaire est à souligner puisque quelque chose de la structure spatiale de l’organisme futur préexiste dans la  structure codante qui le détermine. On peut voir là une exception "préformationniste", philosophiquement troublante, à la vision épigénétique du développement".

          Rien ne peut contredire la conviction qui ressort de tout ce qui a été décrit dans ce blog et dans le présent texte : que le prototype n’est pas dû au hasard, il est inscrit dans l’être, en sa puissance, sa constitution, sa consistance sensible et immatérielle, sa loi de liberté. Présence de l’esprit ?

          En constatant la proximité de ma pensée avec celle de Nagel , il convient de confirmer avec lui qu’il ne s’agit pas de faire appel à une quelconque transcendance, mais de « tendre à complexifier le caractère immanent de l’ordre naturel » (p.22) , en ajoutant à cette complexité ce presque rien que sait sonder Jankélévitch.…

        Ce presque rien qui manquait également au vide pour être et s’appeler ordre naturel ou cosmos.

…………….   Nous irriguant    

L’intuition première que nous pouvons nous faire des choses fait pencher pour le matérialisme ou physicalisme. Seule une insuffisance existentielle ou explicative peut conduire à explorer cet autre domaine que serait celui de l’esprit. Les hommes perçoivent de l’étendue et penchent naturellement vers le  matérialisme qu’ils meublent aisément de surnaturel pour s’expliquer ce qu’ils ne comprennent pas, ou face à la peur qui les habite, s’en guérir ou lui fournir une cause. Ils s’abandonnent à l’idéalisme pour occulter leur déficience d’être. Il convient de ne pas céder à la première impulsion. L’esprit, selon le point de vue adopté, habite la matière.

            Existentiellement les hommes se sont adonnés, abandonnés, livrés au merveilleux, au mystérieux, aux ésotérismes de tous genres. Un religieux épuré en monothéisme a pu même produire des théologies remarquables, quasi rationnelles parfois. Ces évasions hors du Réel n’ont pu empêcher le triomphe du naturalisme et du physicalisme sur la partie économiquement la plus développée du globe. Elles conduisent celui-ci au bord du précipice. Retrouver le Réel et donc une meilleure intégration de l’esprit à celui-ci est la condition d’un vrai devenir.

             Le devenir de l’homme est suspendu à sa capacité de vivre l’esprit et d’en co-naître.

 

De l’effet à la cause

             Il me souvient en écrivant cet intitulé de celui de mon billet du 19 février 2019 : un effet sans cause ….

           « Les processus de l’évolution physique, chimique puis biologique de l’univers doivent être repensés à la lumière de ce qu’ils ont produit ( Nagel, p. 11/12). La démarche de ce blog s’est inspirée de cette remarque.

                La notion de prototype qui vient d’être présumée dans le cadre de l’évolution darwinienne renvoie à une date qui est sans doute antérieure à l’enclenchement de ces processus, antérieure à toute datation possible, dans l’intemporel, dans la nuit des temps, dans la lumière qu’un infini projette. Elle est la trace qui renvoie à « ce principe fondamental de la nature » (Nagel, p.29,38) qui est nommé l’esprit. A l’hypothèse d’une émergence de celui-ci qui aurait pu intégrer notre temporalité mais que j’écarte avec moins de retenue que Nagel (p. 84 et s.) il convient de préférer celle d’un esprit puisant « dans les constituants élémentaires » de l’univers.

              Au surplus les processus d’émergence laissent place à l’accidentel, au contingent. Le caractère « tellement remarquable » de l’existant conduit à rejeter ces éphémères  (Nagel, p 15,65). L’infinitude est bien ouverte.

               Comment, dans l’histoire de l’univers puis dans l’Histoire des hommes cet esprit déjà incarné va-t-il non pas triompher de la chair, ni même la sublimer, la transfigurer, mais l’affermir, lui être transparente, voire même entrer avec elle dans un processus d’engendrement réciproque ? (v. supra, compar Nagl p. 17,109).  L’engendrement chez Nagel va du physique à l’esprit. Il n’est aucune raison d’écarter une des trois formes que Nagel recense (p. 90).

                La causalité donne une grande part de gouvernance au physique.

                 L’intentionnalité joue certainement un rôle essentiel dans un monde où la liberté aura été reconnue comme le vecteur de l’esprit ( compar.Nagel, p.103/105).

                 Et, troisième forme, la téléologie, ce qui a sens : signification et direction.  Voici que par elle se retrouve la temporalité que je me suis efforcé de montrer si éclatée entre éternité et durée. Ce sens qui par elle cherche à triompher du non sens en lequel l’humanité s’est fourvoyée, il appartient à l’homme de l’inventer pendant le temps de son Histoire. (v. Nagel, p. 136/138). A l’homme, en sa liberté.

                La téléologie n’a alors rien d’hétérogène puisque le sens est tout entier contenu en cette liberté qui ne peut transiger, « il est interdit d’interdire ». Elle n’est pas non plus dogmatique, rien n’est interdit, pas même à ce migrant d’exister, à cet exclu d’être intégré, à cet homme encore embryonnaire de s’accomplir…

              A cet oiseau de chanter, à cette fleur de fleurir ….

 

  I have a dream,

………..   et nous voici au lieu où nous pouvons le réaliser

            Un lieu. Gauche ou droite. L’esprit, l’inétendue, n’a pas de lieu géographique, certains humains l’accueillent, d’autres l’ignorent,  plus ou moins proches de lui prêter l’oreille, ou se sont fermés à lui. A chacun de se situer.

              A l’heure où des esprits malveillants nous ont privés d’une géographie politique certes très abimée mais encore propre à nos retrouvailles, nous,  citoyens du devenir, nous nous reconnaîtrons à notre foi en l’homme. Nous ferons place à l’esprit qui l’habite. Nous constaterons que beaucoup trop sont nés dans de mauvaises conditions, mais nous ne les dirons pas mal-nés et irrémédiablement subordonnés à ceux qui se considèrent bien –nés et par là titulaires de droits dont les premiers sont naturellement privés.

              Face à tous ceux qui voient l’homme fondamentalement égotiste et égoïste et édifient  pour satisfaire cette caractéristique estimée fondamentale les institutions flattant leur appas du gain et de la position dominante, qui n’éprouvent envers lui aucune foi mais au mieux, devant l’exclusion, une résignation et au pire la jouissance du vainqueur, du prédateur, nous lui reconnaîtrons une très essentielle générosité, capturée par des siècles de détournement du vrai, d’imposture, tricherie, violence. On notera que retenir une telle générosité n’est pas le fait d’un angélisme idéaliste pouvant se fonder sur une interprétation partiale de données pseudo scientifiques mais que l’innéité de dispositions altruistes peut être élevée à l’objectivité (Nagel, p. 115 et s) : l’autre est un autre moi-même.

               Dans un effort de dialogue avec ceux qui nous présentent une face hostile nous serons ceux  qui font confiance à l’homme. Comme je l’ai proposé dans mon billet du 12 novembre 2021 nous nous emploierons à bâtir les institutions justes où pourra se déployer la générosité habitant chaque homme, celles également aptes quand il y aura lieu à en faire éclore le germe.

               Une générosité qui a nom liberté, lieu où peut s’épanouir l’esprit.        

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