Le défi climatique - 16 - Sur l'ontologie

Le point de vue de l'être en général peut relativiser des propos inspirés par une ontologie trop locale.

 

            Je pensais en avoir terminé avec cette séquence de blog, l’élévation du Droit pur au rang de serviteur de la liberté, et donc de l’être, me paraissant constituer une sorte de clef de voute pour le petit édifice que tente de constituer ce blog.

            Le visionnage hier d’une vidéo comportant un interview de Vincent Mignerot, fondateur d’Adrastia, m’incite à apporter une précision purement technique.

Le site d’Adrastia sur le web donne la définition de cette institution :Adrastia vient du grec ancien Adrasteia : « auquel on ne peut échapper ». Adrastia a pour objectif d’anticiper et préparer le déclin de la civilisation thermo-industrielle de façon honnête, responsable et digne.

Le mot déclin ici est un euphémisme, il s’agit bien de la catastrophe possible à laquelle veut préparer ce blog. Une écoute trop partielle  et distraite de Vincent Mignerot ne me permet pas une appréciation bien solide. Je suis à la fois admiratif de l’importance des informations accumulées, notamment sur notre espèce et interrogatif sur les conclusions déduite de faits incontestables mais peut être généralisées un peu rapidement. Notre espèce serait par essence auto-destructrice d’elle-même. Je caricature peut-être le propos. Le mien en ce court billet se situe ailleurs.

Vincent Mignerot se réfère à Descola, pourfendeur de l’impérialisme de notre ontologie occidentale, le naturalisme. Le propos du fondateur  d’Adastria n’est-il pas empreint d’un certain naturalisme ? Descola distingue quatre ontologies selon le mariage qu’y opèrent nature et culture, extérieur et intérieur, ce sont des ontologies régionales. L’ontologie de Mignerot pourrait paraître simplement locale, ce qui ne lui retire pas sa valeur, mais en limite la portée.

Ce  billet donc juste pour préciser que l’ontologie dont il est question ici concerne l’être en général. Elle situe à une altitude bien haute, la seule où peut se dévoiler la «Rééllité » des choses, cela exige beaucoup du regard. Même dans le monde de la gratuité, tout a un coût.

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