Pourquoi petite-crotte a-t-il le feu aux fesses avec le franc CFA ?

Le talent d'un président tient en sa capacité à tout reconstruire ou tout détruire. Le notre nous envoie au fond des océans de l'Histoire, en détruisant notre souveraineté : vente du nucléaire aux Américains, par corruption, et ruine du pays avec le franc CFA. Suite logique de la trahison de Sarkozy signant le traité de Lisbonne le 13 décembre 2007.

En partant du principe que rien n’est dû au hasard, et en cherchant à répondre à la question « Pourquoi ? », celle qu’on pose en cours de philosophie au lycée – mais il y a de cela 30 ans – ou dans les études de cas de droit à Assas, où j’ai fait mes armes un temps, alors la lumière jaillit sur ce qui donne tant de ferveur soudaine à petite-crotte (notre actuel président putatif) de vouloir contribuer à « larguer les amares » avec l’Afrique en soi-disant réformant le franc CFA.

Tout d’abord, petit rappel sur ce qu’est le Franc CFA et sa raison d’être.

« Jusqu’ici, tout va bien, jusqu’ici tout va bien »

Encore une fois, il s’agit de confiance en une monnaie. L’Afrique ayant été fragilisée avec la seconde guerre mondiale dans ses échanges internationaux, la France coloniale a mis en place un système de garantie, toujours en vigueur après décolonisation. Une sorte de protectionnisme monétaire. Mais aussi un néo-colonialisme. Pourquoi ? Pour les ressources en matières premières principalement (hydrocarbure, métaux rares, etc). Autrement dit, les intérêts de multinationales et des actuelles mastodontes du CAC 40.

Comment ça marche ? Si vous êtes au Togo, par exemple, que vous produisez pour 20.000 € de produits que vous allez vendre en Europe, les euros, au Togo, ne vous servent à rien. Donc vous les déposez en banque au Togo, c’est votre dépôt, et en échange la Banque vous donne de la monnaie locale, le franc CFA. Sauf que 50 % de ce dépôt, qui « enrichit » la banque de votre pays, est envoyé au Trésor Public Français, in fine la Banque de France. Pourquoi ? Pour garantir les crédits, le taux de change, etc … bref tous les outils de la finance classique bancaire.

Ce qui veut dire que depuis la mise en route de cette monnaie spéciale, la Banque de France a cumulé des milliards d’euros qui reviennent aux institutions bancaires africaines. Ce montant est classé secret défense. Du moins, pas pour Poutine et Merkel qui annoncent entre 300 et 400 milliards par an depuis … 75 ans !

Si jamais les pays Africains de la zone CFA quittaient subitement ce mécanisme, la France serait ruinée. Car elle devrait rendre tous ces dépôts aux banques centrales de la Zone CFA. Or, pour le moment personne ne bronche réellement en Afrique.

Alors pourquoi petite-crotte se dépêche de mettre la main sur le magot ?

La paquebot Gbagbo

Dans le digne héritage de la diplomatie catastrophique de Nicolas Sarkozy, petit-crotte met les pieds dans le plat avec un tour de passe-passe et de la poudre de perlimpimpin. Il vole le nom d’un projet de monnaie en cours propre à tout le continent Africain, l’éco (qui fait échos à l’écu de son mentor historico-Modemien Valery Giscard d’Estaing – écocu !).

Abus une fois de plus de novlangue et de marketing, pour cacher mensonges et réalités. Sacré magicien que cette ordure de petite-crotte ! Comme si cela ne lui suffisait pas de mettre à sac la France, en la dépeçant, en vendant, tout de ce qu’elle est (aéroport, loterie, barrages électriques, EDF, hôpitaux, routes nationales, forêts, bientôt la SNCF…). Tout ça parce que selon lui, la France n’a pas de culture. Tout ça parce qu’il n’aime pas son pays, ses habitants. Tout ça parce qu’il n’aime que lui. Il veut en plus berner encore plus les Africains pour continuer à les exploiter, les appauvrir, les humilier (et à titre privé, coucher avec quelques-uns).

Mais en gros, il ne change rien aux règles, pensant tromper les autochtones, qui sont loin d’être des animaux en retard, comme le clamait avec mépris, Nicolas Sarkozy – le Hongrois traître à la Nation Française. Au contraire ! Les voix légitimes se lèvent parmi les économistes Africains, voire en fait rire de mépris quelques-uns. Et le fameux « mais pour qui se prend-il le Français ? » fait écho aux propos tenus dans l’hémicycle européen lors de la débâcle de la proposition de Sylvie Goulard, comme commissaire Européenne en octobre dernier.

Alors revient la question : Pourquoi ?

Petite-crotte, l’agent marionnette des capitalistes mondialistes, ne fait rien au hasard. Ô que non ! Il sait quelque chose qu’il ne dira évidemment pas en débarquant en côte d’Ivoire. Et il est allé spécialement annoncer la fausse bonne nouvelle de « larguer les amarres » dans ce pays précis et pas par hasard non plus.

Il y a certes le devoir absolu de toujours garder la mainmise sur l’Afrique pour continuer à nourrir la finance mondiale, le projet de mondialisation économique de la planète. C’est connu. Mais il le fait aussi parce qu’il y a une grosse urgence dans le « timing ».

En effet, il sait qu’en Février 2020, celui que Sakozy a fait chuter par un faux coup d’État - en fait une « opération noire » - en 2011, et fait mettre en prison abusivement sur accusation mensongère dont il a été acquitté depuis par la Cour internationale de La Haye, Laurent Gbagbo, professeur d’université et président déchu, revient légalement au pouvoir, sur décision de la Cour Constitutionnelle de Côte d’Ivoire. Plus blanc que blanc, si j’ose dire.

Et que veut Gbagbo ? L’indépendance totale de l’Afrique envers ses ex-colonisateurs, et donc l’abandon total du franc CFA. Bref, que « larguer les amarres » ne soit pas qu’une expression gratuite, mais une réalité absolue.

Autrement dit, récupérer de droit les (20.000 ?) milliards en dépôts à la Banque de France au nom du franc CFA. Autant dire que la France est ruinée (en théorie).

Donc pour couler le Gbagbo, il vaut mieux se faire des alliés tout de suite, en divisant au passage l'ensemble du continent Africain, dont le projet de monnaie commune Africaine, l'éco (oui, oui, la même appellation que la monnaie devant remplacer le franc CFA), compromet les intérêts du CAC 40, de la City à Londres et de Wall Street.

Petite-crotte, pourri et corrompu jusqu'à la moelle.

Qui m’a dit tout ça ?

Mon petit doigt, un sacré bon avocat.

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