Réponse du Président Denis Sassou Nguesso, cérémonie de présentation des voeux du corps diplomatique, à l'occasion du nouvel an 2016.

Réponse de son excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la république, à la Cérémonie de présentation des voeux du corps diplomatique, à l'occasion du nouvel an 2016. Brazzaville le 6 janvier 2016

Madame la Doyenne, 

Je suis particulièrement sensible aux vœux chaleureux de nouvelle année qu’en votre nom et au nom du corps diplomatique, vous venez, si affectueusement, de nous offrir : à moi-même, à mon épouse et au peuple congolais. Je vous prie en retour de recevoir ceux sincères de bonheur, de santé et de prospérité que je forme pour vous-même, pour les ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques et consulaires, pour les représentants des organisations internationales ici présents et pour vos familles respectives. 

Aux éminents Chefs d’Etat et de Gouvernement de vos pays respectifs, ainsi qu’aux responsables des organisations que vous représentez avec tant de dignité en République du Congo, j’exprime mes souhaits les plus ardents et les plus cordiaux. 

Vous l’avez, Madame la Doyenne, dit avec justesse. L’année 2015 a été marquée par un contraste entre les espoirs d’un monde de paix et de sécurité souhaité par tous et les nombreux défis auxquels les peuples sont confrontés :

  • le défi du climat ;
  • le défi des écarts de plus en plus grands entre les niveaux de développement dans le monde ;
  • le défi migratoire ;
  • le défi de la montée croissante du terrorisme et de l’extrémisme.

Ces défis, particulièrement les migrations et le terrorisme, je le reconnais avec vous, sont devenus le fléau de nos sociétés et de nos pays. 

Des milliers de morts sont enregistrés en mer méditerranée, en Syrie, en Irak, en Libye et, pas loin de nous, au Nigéria, au Mali, au Niger, au Tchad et au Cameroun.

C’est ici le lieu d’interpeller, à nouveau, la communauté internationale afin qu’elle s’engage à trouver des solutions idoines et  hardies à ces préoccupations majeures qui tourmentent l’humanité.

La République du Congo, pour sa part, sera toujours aux côtés des peuples victimes de la barbarie terroriste. Nous leur renouvelons, ici, notre totale solidarité.

En dépit de ce tableau peu reluisant, de réels signaux d’espoir ont conforté notre refus de la fatalité au cours de l’année qui vient de s’achever. On peut citer notamment : 

  • les conclusions heureuses de la COP 21  dont nous saluons l’excellente conduite des travaux par la présidence française ;
  • la commémoration des 70 ans de la création de l’Organisation des Nations Unies, gage réaffirmé de la solidarité internationale ;
  • l’adoption du Plan d’Action d’Addis Abeba sur le financement du développement et du nouvel agenda de développement post 2015.

Mesdames et Messieurs,

En 2015, les relations de coopération se sont renforcées entre l’Afrique et ses partenaires, notamment avec l’Inde, la Chine et les Etats-Unis d’Amérique.

Je voudrais, en cette circonstance solennelle, saluer l’engagement de ces trois pays en faveur de la consolidation de leur partenariat avec l’Afrique ; en faveur d’un appui concret aux efforts de développement des pays africains.

Les résultats du Forum Inde-Afrique tenu en octobre à New Delhi, ceux du Forum Chine-Afrique organisé en décembre à Johannesburg ainsi que les conclusions du 14ème Forum de l’AGOA tenu en août  à Libreville, sont bien la preuve, s’il en était besoin, de cette dynamique qui ouvre à notre Continent des horizons prometteurs.

S’agissant particulièrement de mon pays, je me félicite de la qualité de la coopération que nous entretenons avec l’ensemble de nos partenaires aussi bien bilatéraux que multilatéraux. C’est d’ailleurs cette vitalité qui explique l’organisation, en 2015, de plusieurs rencontres bilatérales ainsi que de nombreuses visites officielles de haut niveau. 

L’année 2015 s’est aussi achevée sur une note d’espoir pour le peuple centrafricain. 

En effet, par sa participation remarquable aux consultations des 13 et 30 décembre dernier, le peuple centrafricain vient de manifester, de façon responsable, sa détermination à restaurer un Etat de droit, synonyme  de renaissance nationale.

Permettez-moi de saluer les efforts de l’ensemble des partenaires qui ont accompagné avec patience, abnégation, au prix d’une active solidarité et parfois de grands sacrifices, la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition en République Centrafricaine. 

Nous adressons nos sincères félicitations aux autorités de la Transition qui n’ont ménagé aucun effort pour atteindre les objectifs fixés, conformément aux intérêts supérieurs du peuple frère centrafricain.

Qu’il me soit permis de saluer la mémoire de tous ces soldats de la paix qui ont perdu leur vie en voulant donner au peuple centrafricain les raisons de toujours espérer.

Quant à nous, le vœu le plus ardent, la prière la plus intime que nous formulons pour le peuple centrafricain c’est que le bateau ne chavire pas au port où il est arrivé après tant de tempêtes et de houles qui ont failli l’emporter définitivement.Dans cette même dynamique, on peut se réjouir de la consolidation de la démocratie en Afrique attestée par l’organisation, avec succès, des élections présidentielles au Nigéria, au Togo, en Côte d’Ivoire, en Guinée, en Tanzanie,  en Zambie  et,  tout récemment,   au Burkina Faso.

J’aimerais aussi relever les derniers développements enregistrés en Syrie, à travers l’adoption de la résolution du Conseil de Sécurité relative au règlement politique de la crise dans ce pays. 

Les situations au Soudan du sud et au Burundi continuent de nous interpeller. J’exhorte tous les acteurs politiques de ces pays à privilégier le dialogue et à rechercher l’apaisement afin d’épargner les populations des souffrances supplémentaires. 

 

Extrait... (La suite www.infocongopresse.com) 

 

 

 

 

 

 

 

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