Platini, ancien patron, bientôt... syndicaliste ?

Michel Platini, qui peut désormais reprendre le fil d'une carrière interrompue brutalement alors qu'il était en course pour succéder à Sepp Blatter à la présidence de la FIFA, pourrait s’orienter vers… le syndicalisme.

Consultant, président de club ou d’une instance internationale, ministre… le champ des possibles est large pour Michel Platini, qui n’est plus sous le coup de sa suspension de quatre ans depuis le 8 octobre dernier. Une option qui «coche toutes les cases d'un retour au premier plan réussi», assurent nos confrères, rappelant que M. Piat a encore deux ans de mandat. « Pour l'heure, le processus n'est pas encore enclenché, mais devrait l'être rapidement, sans doute lors du prochain «board» de l'organisation, les 17 et 18 février à Amsterdam», assure-t-on. Une chose est sûre : Platoche n’a pas, du tout, l’intention de prendre sa retraite. Là encore, il l’avait affirmé haut et fort dans Le Figaro : « Laissez-moi réfléchir tranquillement, ce n’est pas pressé, nous disait-il, à la question de savoir s’il allait bientôt revenir dans le football. Je ne m’interdis rien. Si je pense que c’est bon pour le football et que je suis encore utile, je m’engagerai à fond. Et ce sera la dernière fois. Sinon, je reste chez moi et je continue ma retraite. Je vais vous manquer… (rires) » A priori, l’ex-meneur de jeu de Nancy, Saint-Etienne et de la Juventus, sans oublier les Bleus, pourrait donc bien avoir trouvé le projet qui lui donne envie de « s’engager à fond».

Joueur de génie récompensé de trois Ballons d'Or (1983, 1984 et 1985), sélectionneur moyen de l'équipe de France (1988-1992), consultant pertinent à la télévision, puis président de l'UEFA entre 2007 et 2015, Platoche a eu une vie professionnelle bien remplie. Mais à 64 ans, il ne songe pas à la retraite, plutôt à rebondir dans le football, qui est toute sa vie depuis qu'il a chaussé ses premiers crampons à Joeuf, la petite ville lorraine où il a grandi. Le retour de Michel Platini aux affaires semble en effet se préciser. Il a purgé sa suspension infligée par le comité d'éthique de la Fédération internationale de football (Fifa) après un supposé « paiement déloyal » de 1,8 million d'euros versés en 2011. Désormais, l'ex-président de l'UEFA piaffe d'impatience. Selon les révélations du quotidien l'Équipe, Platini songe fortement à devenir le patron du syndicat mondial des joueurs, la FIFPro. Il étudierait sérieusement la possibilité de succéder à un autre Français, Philippe Piat, 77 ans. Le mandat de ce dernier se terminera en 2022. L'idée de Platini serait de patienter jusque-là, mais d'intégrer la FIFPro dès le 16 février prochain. Ce qui lui laisserait deux ans pour prendre la mesure de son futur poste.

A noter que M. Piat, 77 ans, «souhaite que Platini prenne le relais à l'issue de (son) bail», à en croire L’Equipe. Un atout de poids dans la manche de Platini… Platini, qui ne fait pas mystère de son envie de peser à nouveau dans le monde du football, verrait là un nouveau défi susceptible de lui plaire. Il a souvent répété que le football appartenait avant tout aux footballeurs. Et que si ces derniers perdaient de leur influence dans les instances, c'est le jeu lui-même qui en souffrirait à terme. Si rien n'est évidemment acté ou confirmé dans l'entourage du triple Ballon dor, voir Platini devenir leader syndical après avoir été patron ne pourrait qu'ajouter un nouvel épisode croustillant au destin décidément hors normes de Michel Platini.

S'il intégrait la FIFPro, Michel Platini ferait une croix sur la succession de Noël Le Graët présidence de la Fédération française de football s’il se lançait bien à la conquête de la Fifpro. Quoique, la tête de la FFF n'a jamais semblé être une priorité pour l'ancienne star des Bleus...Ll’ancien patron de l’UEFA pourrait se rapprocher de l’organisation lors du prochain « board » de la Fifpro les 17 et 18 février prochain à Amsterdam. Après avoir été joueur, sélectionneur, consultant puis président de l’UEFA, Michel Platini dispose de tous les atouts pour diriger le principal syndicat des joueurs et défendre leurs intérêts devant les instances internationales, à commencer par la FIFA, malgré les suites malheureuses qu'a connues sa candidature à la présidence de cette organisation.

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