Affaire de viol : le test ADN qui pourrait définitivement condamner Cristiano Ronaldo

La police de Las Vegas a introduit une demande auprès des autorités italiennes pour prélever l'ADN de Cristiano Ronaldo, relançant toute suspens et un éventuel retournement de situation dans cette affaire de Viol opposant Cristiano Ronaldo et Kathryn Mayorga.

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Elle annonce avoir rouvert l'enquête sur l'accusation de viol à l'encontre de la star portugaise de la Juventus de Turin, le quintuple Ballon d'Or France Football, selon une information du journal américain "Wall Street Journal" reprise par plusieurs médias. «Nous confirmons qu'une demande officielle a été soumise aux autorités italiennes», a indiqué la police de la ville dans un communiqué, précisant qu'elle prenait les «mêmes mesures pour cette affaire que pour n'importe quelle autre agression sexuelle ». Les enquêteurs veulent comparer l'ADN du joueur vedette de la Juventus de Turin avec celui qui a été retrouvé sur la robe que la plaignante portait au moment des faits.

Ce nouveau rebondissement a donné naissance actuellement à une bataille farouche entre le camp de la star portugaise et celui de la jeune américaine Kathryn maryorga. On essaie de part et d’autre de gagner la bataille des versions et des justifications dans une affaire qui vient relancer les démêlés judiciaires du quintuple ballon d’Or France Football.

Ainsi dans le camp Ronaldo, Peter S. Christiansen, l'avocat du footballeur, a estimé qu'il n'était «pas surprenant que de l'ADN soit présent», étant donné que son client «a toujours maintenu, c'est encore le cas aujourd'hui et que ce qui s'est passé à las Vegas en 2009 était de nature consensuelle». Il n'a pas précisé si son client avait l'intention de coopérer. Quant à Ronaldo, il a « vigoureusement » démenti ces accusations, expliquant que le viol était pour lui «un crime abominable», dénonçant sur Twitter une affaire montée par «des gens qui cherchent à se faire de la publicité» à ses dépens. Qu’il est innocent et qu’il était un modèle sur et en dehors du terrain.

Dans l’autre camp, on conforte toujours sa version initiale avec sûreté et foi. Selon le récit de la plaignante, Kathryn Mayorga, elle aurait rencontré Cristiano Ronaldo le 13 juin 2009 au Palms Hotel de Las Vegas alors que tous deux s'y trouvaient avec des amis. Le footballeur aurait invité la jeune femme alors âgée de 24 ans, ainsi qu'une amie et quelques autres personnes, à venir dans le jacuzzi de sa suite.

La jeune mannequin n'ayant pas de maillot de bain sur elle, le lusitanien lui aurait proposé un t-shirt et un short à la place. Mais pendant qu'elle se changeait dans la salle de bain, Cristiano Ronaldo aurait fait irruption dans la pièce pour lui demander une fellation, demande qu'elle affirme avoir refusé. Elle déclare avoir été sodomisée de force tandis qu'elle protégeait son sexe de ses mains et criait «non, non, non» en tentant de s'échapper. Elle a immédiatement dénoncé le viol présumé à la police de Las Vegas, et a subi un examen médical.

De plus la jeune américaine affirme que une médiation avait eu lieu entre les représentants de Ronaldo et elle pour ne pas faire capoter l’un des transferts les plus chers à l’époque car ce dernier devait passer de Manchester United au Real Madrid.

A l'issue de cette rencontre, une transaction financière avait été conclue entre les deux parties. Contre la somme de 375.000 dollars (environ 325.000 euros), la jeune femme devait garder le silence sur les faits présumés et l'accord, et renoncer à toute procédure. Dans la plainte, dévoilée par Reuters, Kathryn Mayorga confie avoir dû accepter de force de signer un accord de 375.000 dollars visant à acheter son silence.

Pour les avocats actuels de Mme Mayorga, cet accord est nul et non avenu, notamment en raison du trouble psychologique de leur cliente à l’époque et des pressions exercées à son encontre. «Cristiano Ronaldo ne nie pas qu’il a accepté de sceller un accord» mais «les documents qui sont censés contenir des déclarations de Mr. Ronaldo et qui ont été reproduits dans les médias sont de pures inventions», avait dénoncé l’avocat du joueur, soulignant que «cet accord ne constitue pas un aveu». «Il est impliqué à présent dans un genre de contentieux très commun aux Etats-Unis», avait ajouté Me Christiansen en octobre.

Si l’affaire avait fait plonger la Juventus à la bourse de Milan et suscité une vive inquiétude chez les sponsors de «CR7» son surnom et sa marque, cette demande d'ADN pourrait sceller définitivement le sort de l’un des sportifs les mieux payés et les plus rentables de la planète.

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