allons nus au sommet

Le matin, tandis qu'un soir ...

Voilà que je me lève et tout n'est pas stérile. Les pierres se déplacent le long de l'artère vibrante que propose le temps. Cul et chemise le temps l'espace ! Le monde, lui-même présent devant la ruine d'hommes, tournicote son jour. Quelques oiseaux sont là. Des fleurs en quelques points colorés se projettent sur l'herbe dans le désir d'insectes. L'univers tremble un peu, il hésite sa place et s'invente une marge. La gravité - qu'elle voudrait se coucher et puis ne plus rien voir - ne parle pas, nous laissant aux mystères de sa force . Le foyer est en braises et quelques flammes vives.

Voilà que je me lève en âme buissonnière. Une errance de chat.

Souvent, seul et sans la vie qui égale ma vie, celle dont la présence allume mon présent, qui dit je t'aime enfin oui ça dépend, je barjote des dunes. La chaleur du sable et quelques mots volés me chatouillent les plantes. M'amuse à suivre la dictée que mon esprit me siffle. Cela ne veut rien dire ! Le croyez-vous vraiment ?

Voilà que je me lève tandis que d'autres tombent. J'ai fantaisie de gorge dans un rire muet.

Mais laissons tout cela.
Allons nus au sommet.

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