HIPPODROME DE MAISONS-LAFFITTE : POINT D'ETAPE

Afin d'assurer le maintien des courses à Maisons-Laffitte,

HIPPODROME DE MAISONS-LAFFITTE : POINT D'ETAPE  .

 

 

Afin d'assurer le maintien des courses à Maisons-Laffitte, j'ai eu avec Véronique de Balanda, maire adjoint chargée des affaire hippiques, de nombreux entretiens avec la direction générale de France Galop, après avoir eu plusieurs échanges avec les ministres de tutelle de la filière hippique : Budget, Agriculture et le ministère de la cohésion des territoires.

 

Ces entretiens ont permis d'analyser les coûts réels de l'hippodrome et notamment le coût de la nouvelle société des courses hippiques qui devra organiser les courses, conformément au souhait du Ministre de l'agriculture tel qu'il l'a exprimé dans la lettre qu'il a transmise au President du Senat le 14 février dernier.

 

Cette nouvelle société, dénommée "Société des courses hippiques de Maisons-Laffitte" a été créée, et je viens d'envoyer les statuts au Ministre de l'Agriculture pour agrément conformément à la procédure qui encadre le fonctionnement des sociétés de courses.

 

Si la société supporte seule les coûts de fonctionnement, elle aura un déficit avoisinant 1,7 million d'euros avec un programme des courses identique à celui de 2019, intégrant des courses Premium et le maintien d'une organisation des courses d'un niveau de qualité correspondant.

 

Ce déficit comprend l'entretien du bâtiment, qui sera compensé par la création d'activités dans les tribunes ( voir ci-dessous ).

 

Le chiffre de 1,7 million d'euros est en réalité un plafond car de nombreux postes sont négociables avec les divers intervenants comme le Groupement Technique des Hippodromes Parisiens (GTHP) qui assure des prestations lors des courses.

 

Il convient, en conséquence, de trouver des recettes pour combler ce déficit. La solution que la ville a proposée à France Galop est de créer dans les tribunes de l'hippodrome - dont la superficie est de 10 000 m2 - des activités économiques qui permettent d'équilibrer la globalité de l'opération après appel à projet.

 

 

La ville demande à France Galop de pouvoir lancer cet appel. MAIS pour pouvoir lancer cet appel à projet, la ville doit en avoir le droit , elle doit être titrée comme si elle était propriétaire de l'hippodrome qui appartient à France Galop.

 

J'ai en conséquence proposé à France Galop de conclure une emphytéose qui pendant une longue période permette au titulaire de l'emphytéose d'agir comme un propriétaire, et de lancer un appel à projet afin de choisir un ou des investisseurs qui payeront un loyer à la ville pour couvrir le déficit de la société des courses.

 

L'opération du maintien du champ de courses s'articule en conséquence sur deux actions :

 

1) la création d'une société de courses , c'est fait, son agrément est demandé,

2) la réalisation d'activité dans les tribunes;

 

Pour trouver ces opérateurs économiques, il convient de lancer un appel à projet et pour préparer cet appel à projet, la ville doit choisir un assistant à maitre d'ouvrage ( AMO ). L'AMO est un professionnel de l'acte de construire, il aide le maître d'ouvrage ( le propriétaire ou titulaire de l'emphytéose ) à définir ou piloter le projet.

 

 

Le 19 Juin dernier, j'ai écrit une nouvelle fois au Président de France Galop pour lui préciser la procédure que la ville se doit de respecter pour :

 

1) choisir un assistant à maitre d'ouvrage ( AMO ) dont le choix ne peut se faire qu'après un délai de 3 mois en raison des règles du code des marchés publics; ce délai est en cours.

 

Cet AMO doit ensuite préparer un document de consultation des entreprises ( DCE ) nécessaire pour lancer un appel à projet.

 

Le choix de l'AMO ne pourra intervenir qu'en Septembre, puis appel à projet et choix des investisseurs.

 

Dans ce courrier, j'indique que la ville est disposée à reprendre l'hippodrome par emphytéose pour créer des activités et maintenir le champ de courses et cela, dès maintenant avant même d'avoir trouver les investisseurs.

 

Cela signifie que la Ville assure les charges par une avance, pendant une période transitoire mais se fera rembourser par la suite .

 

2 ) Le 3 Juillet le Président Edouard de Rothschild tout en reconnaissant la nécessité pour la ville de respecter les délais de droit public - France Galop ayant une mission de service public doit aussi les respecter - demande de manière surprenante que la ville puisse lui faire déjà connaître les futurs investisseurs; il s'agit là, à mes yeux, d'une demande dilatoire pour retarder le lancement des opérations.

 

Le 8 Juillet j'ai en conséquence demandé au conseil municipal de confirmer officiellement l'offre de la ville, ce qu'il a fait à une très large majorité.

 

Si dans un premier temps la ville devra assumer des charges, elle sera remboursées dès la création des activités; c'est ce qui s'est réalisé lors de l'opération des nouvelles écuries du Rond Sévigné où la ville a effectué des avances inscrites dans la procédure d'un budget annexe conformément à la loi. Aujourd'hui l'opération est presque terminée et la ville remboursée en grande partie.

 

J'ajoute que Valérie Pécresse présidente de la région et Pierre Bedier président du département des Yvelines soutiennent la ville dans ce projet .

 

Il n'est pas question de baisser les bras.

 

Je rappelle que le champ de courses c'est une forte identité pour Maisons-Laffitte, des emplois et des ressources budgétaires ( amendement Myard dans la loi de 2010 ).

 

Le dossier n'est pas clos !

 

Très cordialement

 

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