Le Grand Est : L’union dans le respect ou la défaite et la honte

Faute de Relais dans la presse locale nous vous partageons ce texte, écrit et partagé en ce début de Mai 2021. Il traduit notre volonté d'union, notre volonté de porter un projet social et écologique pour nos territoires, mais aussi notre désolation face à certains agissements dont nous sommes spectateurs. Un rassemblement inédit est possible à gauche !

Les élections dans le Grand Est se dessinent comme une tragédie pour la gauche. Alors que des grandes villes sont dirigées par des socialistes et par des écologistes, l’espoir était permis.

Mais après l’euphorie, la désillusion. La campagne régionale du grand Est vire au grand capharnaüm. Nous faisons le constat que certains ont décidé d’apposer un titre de propriété à leur (anciennes) places d’élu. Pour refaire surface, ou tenir le micro, se succèdent coups bas, lutte des places, querelles d’égos et mépris des militants.

Militants de gauche, nous nous sommes engagés pour les idées d’un mouvement rassemblé autour de l’idéal de Jaurès et d’Aristide Briand, les progrès du socialisme, de ses valeurs historiques et son esprit.

Esprit de l’égalité, de la fraternité, de l’éducation, de la culture, et de la camaraderie. Des valeurs qui placent les idées au-dessus des individus et qui met le collectif au cœur de notre moteur idéologique. Aujourd’hui nous sommes réduits à contempler hagards des fossoyeurs se comporter à la manière de propriétaires victimes d’un dégât des eaux souhaitant déménager leurs locaux dans d’autres semblant plus porteurs : Hier celui des macronistes aujourd’hui celui des écologistes. Nous ne remettons pas en cause pourtant cet écologisme fondamental au progrès social, mais nous nous refusons à la tentation hégémonique qui conduirait à l’effacement des voix composant une démocratie diverse faites de la pluralité des idées.

Nous avons applaudi à 20h, les soignants, les caissières et les éboueurs mais aujourd’hui nous observons que certains préfèrent jouer le cynisme des urnes plutôt que le combat de ces premiers de corvées. Nous devons arrêter de parler pour nous-même et davantage pour les citoyens que nous défendons, ceux qui ont des vies dures parfois invivables et qui les supportent de façon extrêmement courageuse : Le devoir de la gauche, c’est de se rappeler toujours pour qui l’on se bat et comme disait Albert Camus, de se « mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'Histoire plutôt qu’au service de ceux qui la subissent ». Pour beaucoup, l’été qui vient laissera place à un automne d’une violence inouïe face à la disparition des emplois et à une assurance chômage qui ne protège plus.

Conjuguer urgence écologique et urgence sociale telle est notre boussole. Nous n’avons pas vocation à être d’accord sur tout mais au moins sur l’essentiel. Penser en terme d’intérêt général est un devoir pour les citoyens.ne.s de notre territoire qui sont les premières victimes de ces querelles intestines et éloignées de leurs préoccupations. Nous devons faire face à cette réalité cruelle qu’est celle des inégalités et de la pauvreté au milieu de cette pandémie.

Les petites ambitions et les rancœurs ne devraient pas avoir leur place dans cette période d’urgence sanitaire, d’urgence sociale et d’urgence écologique que nous traversons. Ces urgences nous obligeaient à rassembler les deux initiatives du Pacte (Pôle écologiste) et de l’Appel Inédit et les études d’opinions contradictoires n’ont pas aidé à entrainer le rassemblement.

Pourtant, la direction de la fédération du PS Bas Rhin a toutefois tout fait pour créer les conditions de rassemblement mais des voix dissidentes motivées par l’intérêt électoral et les velléités de carrières, véritables putschistes de la majorité militante, en ont décidé autrement.

Nous demandons de ce fait à la direction fédérale du parti socialiste de faire cesser ce trouble par tout moyen y compris en communiquant leur désaccord sur ces méthodes anti-démocratiques: Voir le nom d’une personne apposée sur un communiqué de presse se revendiquant le porte parole de la fédération du Bas-Rhin sur un communiqué légitimant la division de la gauche aux élections créé du tort à l’ensemble de la Gauche et fragilise encore un peu plus la voix politique.

Si tel n’était pas le cas nous déciderons de nous mobiliser autour de la dynamique de l’appel inédit et nous nous réservons la possibilité de nous porter candidat sur la liste de l’appel inédit. Nous appellerons également les citoyen.ne.s de gauche, les écologistes et tous ceux qui aspirent à un projet commun dans le Grand Est de faire le seul choix utile qu’est celui de l’Appel Inédit.

Nous mesurons l’urgence sociale que nous traversons et la nécessité d’agir pour venir en aide aux 10 millions de pauvres mais aussi auprès étudiants et des jeunes qui viennent grossir les rangs des banques alimentaires.

Nous mesurons l’urgence et les défis que sont ceux du Grand Est, des métropoles aux petites communes en passant par les villes moyennes. Cette urgence commence par ce réveil de la gauche que nous représentons.

Nous avons l’appétit de la justice et de l’égalité : Ces combats nous sont communs et nous devons nous rassembler pour permettre à chaque habitant du Grand Est d’exister et de vivre dignement.

Les premier.es Militant.es PS du Bas-Rhin signataires :

Birklé Marlène Strasbourg

Bourdiol Jean Marie Schiltigheim

Bey Françoise Strasbourg

Dulaurent-Simper Corine Schiltigheim

Fraass Estelle Bischheim

Gancedo Antoine Lingolsheim

Jenaste Bernard Schiltigheim

Larchet Marc Geispolsheim

Neff Annick Strasbourg

Oehler Serge Strasbourg

Perrin Ambroise Wissembourg 

Romilly Annie Bischheim

Ramel Elisabeth Strasbourg

Saenger Jonathan Strasbourg

Sigwalt Philippe Strasbourg

Stirmel Jaques Strasbourg

Variengien Nicolas Strasbourg

Vuillemin Sebastien Ostwald

Wackermann Valérie Lingolsheim

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