jacquesrouby.jr@gmail.com

Encore photographe, ex producteur de tableaux: dessins, peintures etc. J'ai cédé gratuitement toute ma production s'élevant à plusieurs milliers de pièces.

46200 Souillac - France

Sa biographie
Je quitte l'école à 16 ans pour mener une vie d'errance. Je fais des dessins lorsque je peux. En 81, j'étale ces derniers sur les pavés du parvis de Beaubourg mais me fait aussitôt jeté par un inspecteur de police. En effet, il est interdit d'exposer ses œuvres mais toléré de produire sur place (loi Malraux) tel qu'en faisant et vendant aux touristes leurs portraits. Je trouve ainsi un moyen de subsistance de 81 à 84, à Beaubourg le jour et la nuit sur le boulevard Saint-Germain. Un soir un inspecteur me fait monter manu militari dans le "panier à salade" encore vide. S'en suit une course poursuite pour rattraper un noir, vendeur à la sauvette, qui, prompt comme l'éclair, c'est enfui dans une ruelle transversale (en sens interdit). Il court comme un dératé tandis qu'un inspecteur se tient sur le marché pied, prêt à bondir. On aboutit à l'entrée du métro Sain-Michel où s'engouffre le fuyard avec l'inspecteur à ses trousse. Dans le fourgon stationné au milieu de la place, un second inspecteur, qui à l'oeil, regarde par la fenêtre et soudain se précipite vers la terrasse d'un café où une gracieuse jeune femme propose des roses aux consommateurs et la cueille pour la mettre au panier. Quoique navré pour elle, la présence de cette jolie fille assise sagement à mes côtés me met un peu de beaume au cœur tandis que le fourgon se remplit peu à peu de nouvelles figures. Décidément notre fin limier met à profit l'absence prolongée de son collègue. Il sort enfin du métro avec un étudiant qui tentait de revendre ses vieux 45 tours pour se faire un peu d'argent de poche. Le gibier qu'il traqué lui ayant apparemment échappé, c'eut été déshonorer la police que de renter  bredouille et "faute de merle, on mange des grives". Enfin le chauffeur fait demi-tour, tournant le dos au quartier Saint-Michel et à sa kyrielle de dealers, pour emmener son filet garni au commissariat du quartier Saint-Germain. J'ai travaillé sur le port de Collioure  de 84 à 97 parfois, les pieds dans l'eau, “au mouillage”, c'est à dire en trempant mes cartons dans l'eau salée pour en fixer les pigments pour ensuite les laisser sécher et se racornir sur une banquette de schistes brûlants aux couleurs d'argent et de bronze, entre la mer et les remparts du château royal, séparé par une passerelle large de trois pas.
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