"Ordures, de presque journaliste à vraiment ouvrier"

Première publication, ce livre raconte quatre mois dans la vie d'un ouvrier dans une usine de tri, selon son point de vue et son vécu.

Je rédige ce petit billet pour parler de mon premier livre et ainsi essayer de le faire exister au maximum.

Commençons au commencement. C'était il y a un an et demi environ. En réalité, il me faudrait revenir plus loin mais essayons d'être le plus concis possible. Je décide d'intégrer une école de journalisme en alternance à Paris. Je réussis le concours d'entrée et dois trouver une rédaction m'offrant un contrat de professionnalisation de deux années ( une alternance entre l'école et l'entreprise ). Je cherche pendant des mois en vain, sans autre activité professionnelle en parallèle. C'est aujourd'hui un projet qui n'a plus cours, la lassitude l'ayant emporté.

Logiquement rattrapé par la patrouille, on me propose ( si je puis dire ) un poste d'ouvrier dans une usine de ma ville. Une entreprise de tri de déchets industriels et ménagers. Désoeuvré, j'accepte et commence quelques jours après. Rapidement, l'idée de tirer un livre de toute cette expérience me vient à l'esprit. Et donc, tous les jours, en rentrant du travail, je m'astreins à écrire ce que j'ai vu et vécu dans ma journée à l'usine. J'y aborde tout ce qui en fait le quotidien : les horaires, les collègues, les chefs, le travail en lui-même. C'est, en quelque sorte, le mélange d'une enquête "journalistique" et d'un journal de bord.

Ce n'est évidemment que mon point de vue et le récit ne peut donc être réellement objectif. J'ai essayé de l'être le plus possible en tout cas. Quoi qu'il en soit, rares sont les livres ( à ma connaissance ) écrits par un ouvrier et c'est ici que mon bouquin prend de la valeur selon moi. J'ai été à la fois le protagoniste et le spectateur. Je ne veux pas dévoiler tout le contenu, j'en viens au fait.

Après plusieurs envois, je n'ai pas trouvé de maison d'édition pour le publier et, il y a peu, j'ai décidé de le mettre en vente en auto-édition sur un site internet au nom rappelant la mythologie grecque ( Amazon, pour ceux qui n'ont pas compris ). Au-delà des questions éthiques que soulèvent ledit site, j'ai choisi de rendre mon témoignage le plus visible possible. Difficile d'échapper au grand capital. 

Je parle donc de mon livre sur Mediapart car je pense qu'il y aura certaines personnes ( je l'espère ) intéressées par cette histoire, une histoire partagée par beaucoup de femmes et d'hommes.

Le livre s'appelle : "Ordures : de presque journaliste à vraiment ouvrier". 5.99 euros en format électronique, 8.43 euros en format papier.

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