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Billet de blog 30 mai 2008

Rami Makhlouf, un intermédiaire exclusif entre l’état syrien et les investisseurs étrangers

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Cousin de Bachar Al-Assad, Rami Makhlouf est considéré comme la principale figure économique du pays. Né en 1969, il dirige un ensemble d’entreprises de télécommunication et de BTP qui lui assure un pouvoir économique non négligeable.Cousin de Bachar Al-Assad, Rami Makhlouf est considéré comme la principale figure économique du pays. Né en 1969, il dirige un ensemble d’entreprises de télécommunication et de BTP qui lui assure un pouvoir économique non négligeable. Il est l’un des quatre fils de Mohammed Makhlouf, le frère de l’épouse de l’ancien président Hafez Al-Assad, et à ce titre a eu la confiance de l’ancien président de gérer l’ouverture du marché syrien au capitaux étrangers, en vertu de la loi 10 de 1991.Sa fidélité et son appartenance au clan alaouite, lui ont permis de bâtir un empire dans la télécommunication, le BTP, le transport et les nouvelles technologies. Il est notamment propriétaire de Talisman Hôtel (l’hôtel où a résidé Nancy Pelosi lors de sa visite récente en Syrie), il détient aussi une part importante dans la compagnie aérienne syrienne, et siège dans les conseils d’administration de plusieurs grandes entreprises syriennes comme Ramak, Cham holding et Drex technologies. Il est l’actionnaire majoritaire de la compagnie syrienne de téléphone mobile SyriaTel (55% des actions). Le seul échec économique de Makhlouf est de ne pas pouvoir arracher à la famille Sanqar, son contrat d’exclusivité de vendre les voitures Mercedes.Par ailleurs, malgré la détérioration des relations entre Damas et Riad, sur fonds de crise libanaise, Rami Makhlouf est toujours considéré comme un partenaire privilégié pour les investisseurs des pays du Golfe, à commencer par l’Arabie saoudite qui investit massivement en Syrie, notamment dans l’immobilier. De plus, malgré la décision du trésor américain de geler les comptes de Makhlouf aux Etats-Unis, en application de la Syria Accountability Act, il a signé, le 21 février 2008, un contrat de 100 millions de dollars avec la société Emaar, propriété des Emirats Arabes Unis.

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