Nice : vers la création d'une aire marine protégée

Lors du conseil municipal du 31 juillet 2020, Hélène Granouillac est intervenue, au nom du groupe écologiste, sur la création d'une aire marine protégée sur le littoral niçois.

Il était demandé au conseil municipal du 31 juillet d'approuver le lancement d’une étude de préfiguration pour la création d’une aire marine protégée sur le littoral niçois...

Hélène Granouillac est intervenue au nom du groupe écologiste :

C’est avec un enthousiasme non dissimulé, que nous espérons partagé, que nous soutenons cette délibération puisqu'elle est très fidèlement inspirée de notre programme. En effet, nous, citoyens et associatifs engagés depuis des décennies, portons ce projet d’aire ou de réserve marine protégée depuis longtemps. Le voir se réaliser ne peut se concevoir qu’en menant enfin une politique environnementale globale et, gageons, collégiale.

L’avenir écologique de Nice ne peut plus se satisfaire de projets séduisants sur le papier, anecdotiques, médiatiques, comme notamment des jardinières accidentogènes disposées à la hâte sur la voirie ou des coups de pinceaux en guise de pistes cyclables...

Nous nous réjouissons, en dépit du proverbial esprit sarcastique parfois jusqu’à la morgue souvent cultivé dans cet hémicycle pour rabrouer votre opposition et auquel nous nous acclimatons déjà, qu’à l’issue de deux mandats, vous preniez enfin la mesure de l’urgence climatique.

L’ambition que vous affirmez de faire de la cinquième ville de France une capitale verte de la Méditerranée nécessite une coordination transversale de tous les domaines. Ainsi, lutter, entre autres, contre la pollution atmosphérique qui acidifie l’océan (terme générique englobant ​Mare Nostrum​) et contre les déchets qui asphyxient la Baie des Anges à l’embouchure des cours d’eau, doit être un engagement permanent.

Pour réussir à réparer les fonds marins niçois en instaurant une aire marine protégée, sans perdre plus de temps qui nous est compté, implique de préserver non seulement cet écosystème fragile et menacé mais de tarir impérativement toutes les autres sources de pollutions qui le menacent. [...]

Où que l’on se place de part et d’autre du littoral niçois, le constat est frappant : cette aire marine protégée doit, pour avoir des chances de survie et devenir la norme, s’étendre amplement. Plus elle se développera, plus elle permettra de régénérer un fond inestimable et irremplaçable mis à mal. Nous espérons qu’elle amorcera une ère nouvelle, une entrée dans le XXIe siècle permettant à Nice de reconquérir son littoral, ses fonds sur lesquels elle s’est construite, a crû, se perdant parfois, pour retrouver ce milieu sans lequel elle ne serait pas.

Enfin, point subsidiaire non négligeable, outre les mesures, chartes, pacte et autres engagements postérieurs signés par la ville qui ont depuis jalonné sa création, nous souhaiterions connaître l’état d’avancement du ​Contrat de baie*​ local, signé en 2012, maillon important de la viabilité de cette aire marine protégée ?

* Programme local et contractualisé, le Contrat de baie d’Azur, signé en janvier 2012, comporte un plan d’actions en faveur du développement environnemental et de la protection du littoral et du milieu marin, soit 75 km de côtes qui correspondent à 10 communes littorales (les 8 communes littorales de Nice Côte d’Azur plus Antibes et Villeneuve-Loubet) et aux 5 bassins versants associés aux fleuves du territoire (Brague, Loup, Cagne, Var, Paillons).

Réponse :

Aurore Asso donne cette réponse : « Nour reparlerons de tout ce que vous avez dit avec le plus grand plaisir. »

Christian Estrosi ajoute : « Si on peut éviter de parler des sujets qui touchent la métropole. Je vous rappelle que le Contrat de baie est géré par la métropole. Nous avons 98 actions qui sont en cours. »

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