Jean-Christophe PICARD
Attaché principal territorial | Conseiller municipal de Nice et conseiller métropolitain de Nice Côte d'Azur (groupe écologiste) | Membre de l'équipe scientifique de l'Observatoire de l'éthique publique (OEP) | Auteur de "La Colère et le Courage" aux éditions Armand Colin
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Billet de blog 14 mars 2022

Jean-Christophe PICARD
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Nice : coup de gueule contre ceux qui "vendent" leur lot de plage !

Lors du conseil métropolitain, j'ai protesté contre ceux qui ont récemment obtenu l'autorisation d'exploiter un lot de plage à Nice et qui la mette, aujourd'hui, en vente.

Jean-Christophe PICARD
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Il était proposé au conseil métropolitain du 11 mars 2022 d'approuver la modification de la détention du capital de la société sous-concessionnaire du lot de plage n° 7 de Nice (Bella Nissa).

Je suis intervenu au nom du groupe écologiste :

Cette délibération propose d’approuver la cession intégrale des parts sociales de la société Bella Nissa - sous-concessionnaire du lot de plage n° 7 de Nice - à la société Hôtel Negresco…

Cette procédure est parfaitement légale. Juridiquement, ce sera le même délégataire (la société Bella Nissa) sauf que le gérant change. Mais, au final, cela revient à vendre à une autre personne physique le droit d’exploiter ce lot de plage, jusqu’au 31 décembre 2031.

En fait, il y a actuellement trois lots de plage qui sont en vente, y compris celui de Bella Nissa. Les trois vendeurs ont un point commun : ce sont tous de nouveaux exploitants, qui ont commencé leur activité le 1er janvier 2020.

Donc, ils ont réussi à évincer des plagistes sortants - qui, eux, exploitaient leur lot de plage - avec l’objectif de vendre, dès que possible, une autorisation d’exploitation qu’ils ont obtenu gratuitement !

Ces trois vendeurs ne se comportent pas comme des plagistes mais comme des marchands de bien. D’ailleurs, l’actuel gérant de la société Bella Nissa est agent immobilier ; ce n’est pas un hasard.

Au final, la société Belle Nissa n’a investi que 420 000 euros dans cette plage. Et le prix de vente à la société Hôtel Negresco est d'environ 2 millions d’euros…

Je l’ai dit : tout est légal ! Mais on ne peut pas continuer comme ça. La combine est trop belle et nous finirons par n’avoir que des spéculateurs de ce type. Le domaine public et le service public n’ont pas vocation à permettre à certains petits malins de s’en mettre plein les poches.

La métropole ne peut pas faire grand-chose. Mais puisque nous avons quelques parlementaires qui y siègent, peut-être pourraient-ils se saisir de cette question ? La bonne solution serait de relancer une procédure de mise en concurrence lorsqu’un plagiste renonce à exploiter lui-même sa plage.

Avant de terminer, nous précisions que nous n’avons rien contre le Negresco.

Réponse :

Louis Nègre m'apporte la réponse suivante : « Il n'appartient pas à cette instance de changer la loi. Vous avez sans doute des contacts avec des parlementaires ; actionnez-les pour qu'éventuellement la loi soit changée. Nous sommes formels, nous agissons dans un cadre légal, régulier et on ne peut plus précis. »

Mon commentaire :

C'est ce que je vais faire ! Je suis néanmoins un peu étonné que cette situation n'ait pas l'air de choquer les élus de la majorité...

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