Nice : la réactivité toute relative du comité d'éthique

Le premier rapport du comité d'éthique est présenté, aujourd'hui, au conseil municipal. Sans surprise, on y apprend que « le comité n’a été saisi d’aucune demande d’avis ».

Le conseil municipal a autorisé, le 18 avril 2014, le maire de Nice à créer un comité d’éthique.

Cette instance a officiellement été présentée, le 13 juin 2014.

J’ai déjà eu l’occasion de m'exprimer sur sa composition.

J’ai également révélé l’impossibilité de saisir ce comité.

C'est donc avec intérêt que j'ai pris connaissance du premier rapport du comité d'éthique, présenté, aujourd'hui, au conseil municipal…

Sans surprise, on y apprend que ce comité insaisissable « n’a été saisi d’aucune demande d’avis ».

Le rapport explique la raison pour laquelle les courriers de demande d’avis ont été retournés aux envoyeurs : « À la fin de l’année 2014, le Comité a eu indirectement connaissance d’une demande de saisine qui aurait été adressée en mairie de Nice par un élu en septembre/octobre 2014 [le comité lit donc mon blog puisque j’ai été le seul à en parler !]. À cette époque, le Comité ne disposait pas encore de siège social et n’était pas encore pleinement constitué ; cette demande n’a donc pu lui être transmise et, par conséquent, a été retournée à l’expéditeur ».

Selon le rapport, le comité, pourtant présenté le 13 juin 2014, n'est opérationnel que depuis le 7 juillet 2015. Ses sept membres ont donc mis plus d'un an pour trouver une boîte aux lettres !

Et ils ont mis deux ans et demi pour faire leur premier bilan (vide) !

Cerise sur le gâteau, le rapport n'hésite pas à préciser que « dans l’expérience niçoise, si la capacité d’évaluation et de discernement des membres du Comité a été recherchée, d’autre critères ont pesé dans les choix. Un groupe restreint a paru un gage de réactivité » ! Cela ne s'invente pas...

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