QUAND LES INSTITUTIONS PRIVILÉGIENT L'HÉRÉDITÉ ET LA RELIGION ... DES AUTRES

Les œuvres caritatives religieuses ne devraient infiltrer ni les institutions publiques ni les politiques. par Jean-Claude C. Chabrier, diplômé des Langues et Civilisations orientales (1967), orientaliste-musicologue de terrains (ex-C N R S), docteur en médecine (Paris 1959), docteur en musicologie études islamiques (Sorbonne 1976), docteur en musicologie langages musicaux (Sorbonne 1995).

Jean-Claude C.Chabrier et son ariane-simca aux pieds du bouddha de Bamyan (1960) © Jean-Claude C.Chabrier Jean-Claude C.Chabrier et son ariane-simca aux pieds du bouddha de Bamyan (1960) © Jean-Claude C.Chabrier

Qu'ai-je fait à la France pour être immolé à l'autel jaloux de Mgr Pascal Gollnisch ?

Mes ancêtres maternels bourguignons depuis le XVème siècle (?), et mes ancêtres paternels jurassiens depuis 1678, ont contribué à la sauvegarde de la France. Mon grand-père (revenu malade) et mon père furent mobilisés de 1914 à 1918 pour participer à un conflit qui mit fin à l'hégémonie mondiale de l'Europe, Veuve joyeuse en 1905. En France, avec plus d'un million et demi de morts et autant d'invalides, trois millions de femmes furent condamnées à la solitude. Mon père, ingénieur-administrateur de gisements, a été mécène (Saint Ann Church, Musée Rodin, thèse sur Le Caire de Marcel Clerget) avant de mourir français libre en 1942 à Calgary. Mon demi-frère Jules et mon frère Francis furent polytechniciens (pour la patrie, les sciences et la gloire !). Mon demi-frère Marcel, engagé volontaire, fut tué à l'ennemi en 1944. Quant à moi, bombardé, occupé et carencé, je fis un transport d'arme pour la Résistance le 8 mai 1944 (non-homologué). A la Libération, on nous promit que plus jamais la France ne serait envahie ni occupée. On honore donc les monuments aux morts, mais on redoute les souvenirs des rescapés qui pourraient diverger de l'histoire officielle. Je ne vois pas en quoi les institutions gagneraient à occulter mes recherches et ma médiathèque

Médecin ayant exercé inscrit à l'Ordre des Médecins , je me suis converti à l'Orientalisme.

Né à Neuilly-sur-Seine chez papa-maman, j'ai fait toute ma scolarité au Lycée Pasteur pour obtenir 18/20 au baccalauréat en français grâce au héros romantique séducteur Julien Sorel.

Excellent en français, mais faible en latin, je me suis dirigé vers la médecine, j'ai servi dans les Hôpitaux de Paris de 1950 à 1959 (thèse Paris sur le trismus) et j'ai remplacé, de 1955 à 1970, des médecins généralistes en divers lieux (dont Saint Laurent sur Sèvre). J'ai ainsi pratiqué une centaine d'accouchements au domicile et j'ai découvert les sociétés rurales. J'ai fait des stages en chirurgie plastique et suis qualifié en électrologie, médecine du travail et en sexologie (psychologie de l'Eros, fétichisme, colliers, mémoire Paris VII 2002). Mineur privé de subsistance par ma tutrice pour l'été 1951, je dus m'engager au pair pour un camp de travail en Yougoslavie. Encadré par des Trotskistes, je pris l'Orient-Express sous les menaces de mort de milliers de communistes staliniens dont j'allais retrouver plus tard l'élite dans les universités et au CNRS. En Yougoslavie, j'ai découvert le « COCORICO »:

Catholicisme Occident Communisme Orthodoxie Réforme Islam Communautarisme Orient...
qui était une excellente initiation à l'orientalisme comparatif auquel je me réfère désormais.

Chabrier Privilèges.2.)

Le parcours de la Route de la Soie aide à comprendre les gradations culturelles.

J'ai commencé mes voyages d'après-guerre à l'étranger en me rendant en Belgique trilingue. Jai passé trois étés english en Iles britanniques en travaillant dans des camps de moisson où j'ai senti les confrontations régionales en voyageant durant les fins de semaines entre Scotland, Eire, Wales et England. J'ai voyagé en Scandinavie, en Amérique, au Maghreb, au Portugal et en Espagne. Mais mes voyages féconds se sont effectués à l'est sur la Route de la Soie entre Atlantique et Pacifique en débordant au nord jusqu'à Sankt Petersburg et au sud jusqu'en Egypte et en Inde. J'ai commencé par des rallyes automobiles jusqu'à Istanbul par la Bulgarie et la Grèce (1956), Persépolis par le Turabdin (1957), Antakya (1959), Calcutta par l'Afghanistan (en Ariane-Simca 1960). J'apprécie le trajet automobile qui permet les haltes le long de la gradation culturelle et fait découvrir villages et terres comme je le faisais quand j'étais médecin de campagne. La Route de la Soie ne vole pas.

Avant 1990, j'ai vu sur la Route de la Soie, ce qui m'aide à décrypter les évènements récents

1951sq:Yougoslavie, Peć serbe ; Bulgarie, le mausolée de Dimitrov et les statues de Staline.
1956sq: Istanbul avec des joueurs de santûr turc ; Iran avec Sorayya; 1960sq: Prague, la statue de Staline ; j'ai été dévalisé au Liban par un bon chrétien (prémonitoire, cela n'était qu'un préludc) ; Jebel Tanf, un puits pour les bédouins et leurs dromadaires ; bivouac au Mont des Oliviers avant l'annexion israélienne ; Iraq avec Qâsim ; Iran avec Farah ; Afghanistan avec les Bouddhas de Bamyan en sursis ; Asie centrale ; Pakistan ; Inde. 1961sq: le procès politique de Menderes à l'île Yasıada ;  Iran : Téhéran et Ormia avec les Soeurs de Saint Vincent de Paul en cornettes ; Iraq : Qaraqosh exclusivement syriaque catholique et orthodoxe ; Arménie ; Géorgie ; Azerbaijan ; Asie centrale ; Russie ; Ukraine soviétiques ; Taiwan, etc. j.2018. Il me reste à visiter le Hsin-Yang et la Corée , si je vis...

Découverte des musiques interethniques d'Arménie/Assyrie/Haute-Mésopotamie/Kurdistan.

1974sq : j'ai édité arabesques-anthologie phonographique du récital oriental et j'ai soutenu ma thèse sur l'Ecole de luth de Bagdad qui me mène à la Haute-Mésopotamie..Je me suis imprégné des musiques orientales classiques, populaires et des églises. En 1982, je passe par Bagdad. L'église de la Sainte Famille m'accueille pour la liturgie chaldéenne. Voici que l'officiant entame un air que j'ai répertorié dans le nord. Son incipit est un tricorde majeur ascendant (V=ti-ti-ti-tââ de la Vème de Bethoven, par exemple fa-sol-la-la ou sol-la-si-si). Rentré à Paris, je fouille dans mes archives enregistrées. et dans les disques achetés. J'en trouve des variantes arabes, azerbaidjanaises, iraniennes, turques, kurdes, arméniennes, assyriennes, chaldéennes, syriaques. Un autre été, je rencontre à Aktamar des touristes israéliens. Les voici qui chantent en kurmanji et dansent le Halay. Leurs ancêtres vivaient ici et sont partis en 1950 pour la Palestine où on les appelle des Kurdes. Mais je n'ai pas mon magnétophone avec moi. Je compense en dénichant un chant juif chanté par le kantor Ishaq Maçoro. Mon ami Dragoumis me communique un chant de femmes grecques réfugiées de Bakus près de Diyarbakir qui ont chanté en Kurmanji à Athènes en 1951. Désormais, je fais presque toutes mes communications sur ce thème. Je suppose qu'il s'agit de musiques juives et chrétiennes des premiers siècles qui auraient fait la liaison entre l'Antiquité et l'Islam. Elles sont chantées par Arabes, Kurdes, Turcs, Yezidis, chrétiens locaux, etc

Je perçois sur les terrains ce qui échappe aux intellectuels orientaux installés en France.

Depuis 1951, je me suis progressivement converti à l'orientalisme avec une spécialisation en analyse musicologique et une focalisation géographique sur les aires de rencontre entre les civilisations grecque-byzantine-ottomane-turque, géorgienne, grande-arménienne, azérie, iranienne, arabe qui ont cotoyé les communautés juives et chrétiennes autour du Tigre. (PJ)

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Je n'ai oublié ni l'Europe victime des Ottomans, ni les Arméniens et Assyriens génocidés, et j'ai résisté à l'albanolâtrie, la kurdolâtrie, l'islamolâtrie et même la christianolâtrie d'opportunistes politiques ou de catholiques militants qui ignorent l'histoire. Des chrétiens d'Orient arabophones venus en Occident à l'âge de raison il y a plusieurs décennies, planqués à l'abri des persécutions et qui négocient les souffrances de leurs frères maltraités au pays, ne supportent pas mon témoignage objectif, parce qu'ils s'accommodent de l'islam dominant, de la langue arabe, du communautarisme, comme ils ont su profiter des mandats franco-anglais, d'autocrates comme Saddam et Bachar ou d'hommes politiques influents comme Bernard Kouchner ou Dominique Strauss-Kahn (qui fut maire de Sarcelles). Leur stimulant est une foi plus identitaire que spirituelle et la conviction de détenir la Vérité, ce qui les rapproche des musulmans. De même que les anciens colonisés, ils pensent que les archéologues et divers chercheurs affairés sur leur patrimoine sont des voleurs en puissance et que dépouiller et plagier ces Occidentaux est un droit de retour du patrimoine. Je le subis.

Pour moi, pas d'étude sans voyage et pas de voyage sans étude, diplôme et enseignement.

-Langues Orientales : cinq langues, un diplôme de turc, enseignement des musiques orientales. Dès 2015, j'ai re-proposé à l'INALCO un Centre d'enseignement, recherche, documentation.(P.J.)

-Sorbonne nouvelle: enseignement de l'U.V. analyses de musiques traditionnelles(rétribué)

-C.N.R.S.(1976-1997): application de mes deux méthodes originales d'analyses des musiques des majorités musulmanes (sur touches de luth et tableaux) et des minorités juives, chrétiennes et kurdes (diagrammes). Occulté-euthanasié par les islamolâtres, mais très bien noté, j'ai été élu directeur de recherche en 1992, mais une main anonyme a annulé mon élection. Cette négation politique de qualités scientifiques d'un chercheur et ce trafic d'élection n'honorent pas le CNRS dont j'ai refusé la médaille, aumône de départ.

-Paris-Sorbonne: deux doctorats en musicologie(analyses); séminaire langages musicaux car mes études comparatives s'appliquaient aux musulmans, aux chrétiens, aux juifs, etc.
Ma thèse 1995: arabesques-analyses de musiques traditionnelles a été parasitée par des Libanais antonins et maronites ignorant l'Iraq, l'Iran, les musiques du Tigre et rapportant tout à la musique arabe. Après avoir enjôlé mes collègues en les invitant sous les palmiers pour des actions partagées, ils se sont infiltrés en Sorbonne où ils enseignent mes méthodes.

-Les institutions et médias catholiques m'ayant appelé, tel le messie, au secours en 1991, monopolisent depuis 2014 la question de l'Orient chrétien en la déformant au profit des ralliés à Rome. En conséquence, ils m'occultent et m'euthanasient.

Libérées de la dhimmitude, les communautés implantées en France me renient.

Au début, les communautés chrétiennes réfugiées en France avaient besoin de mes photographies, films, enregistrements, documents et me sollicitaient. Les plus malins allaient me soutirer des documents avant de me doubler. Le patriarche Bartholomeos me recevait à sa table au Fanar, ce qui aurait irrité ses amis Christine Chaillot, J.-F. Colosimo et N. Černokrak de l'Institut Saint Serge. Les Serbes de Paris restent prudents. Les Syriaques orthodoxes de Montfermeil, après m'avoir demandé une bande-son et une video, me refusèrent le reçu, la mention et l'adhésion à la Société franco-syriaque. Desreumaux, Président de la Société d'Etudes Syriaques, me demanda de présenter mes photos du Monastère Mor Gabriel à l'A.G, puis s'agaça de mon antériorité d'un demi-siècle sur des terres chrétiennes que j'avais connues avant l'invasion kurde. Après d'excellents contacts à Mosul, Bagdad, Sarcelles, Paris (+Mgr Putros Yusif, ami de Mosul dès 1972), les chaldéens m'ont renié. Joseph Yacoub et Joseph Alichoran, qui ont fait carrière ici en ignorant les terrains orientaux, m'occultent et rêvent du pouvoir sur les chrétiens d'Orient. Je suis interdit d'expression dans tous les médias catholiques ou de droite, dont le Figaro, La Croix, etc.

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Des Libanais se sont emparés de mes méthodes d'analyse et les enseignent en m'occultant.

1995. J'ai plus de quarante ans de terrains, vingt ans de CNRS et ma thèse arabesques-analyses de musiques traditionnelles est prête. En deux volumes, 1000 pages, avec des centaines de schémas, tableaux et photos, elle décrypte les langages musicaux orientaux arabes, iraniens, ottomano-turcs et des minorités kurdes, chrétiennes et juives. Elle propose deux méthodes d'analyse: l'une sur touche de luth graduée en quarts et en commas avec accordature ottomane (3 octaves), l'autre sur diagrammes pour les musiques des minoritaires de Haute-Mésopotamie. J'analyse 210 modulations de la Serbie à l'Inde. Le moine maronite Louis Hage de l'université Saint-Esprit à Kaslik au Liban souhaite présider le jury. Il invitera l'impétrant et le jury à un colloque au Liban; il éditera ma thèse et m'accordera un enseignement à Kaslik. Mes collègues enseignants Gut et Kelkel, ravis de se faire inviter sous les palmiers, acceptent. En soutenance, Hage, nul, est incapable d'identifier les modes de Haute-Mésopotamie. Il repart pour le Liban avec ma thèse et me demande d'en déposer deux exemplaires à Kaslik. Il organise le colloque, invite mes collègues et mes détracteurs arabes sans m'inviter moi. Il n'édite pas ma thèse, mais la fait parasiter. Apparaissent ensuite en Sorbonne deux musicologues de l'Université libanaise des Antonins : Amine Beyhom qui analyse les modes sur touche de luth (comme moi) et m'avoue détenir la totalité de ma thèse et Nidaa Abou Mrad qui fait des tableaux acoustiques (comme les miens avec une décimale de plus!). Ils vont enseigner mes méthodes en Sorbonne tout en m'euthanasiant. Le nouveau directeur de l'UFR Musicologie, Meeùs, et mon successeur en ethnomusicologie analytique Picard, qui ignorent les musiques orientales, sont séduits par ces méthodes d'analyse libanaises, et les activités, colloques, publications, la Revue des Traditions musicales des mondes arabe et méditerranéen proposées par les Antonins. Le comité éditorial s'ouvre à Meeùs et Picard dont les écrits adoptent servilement la
terminologie libanaise avec les adjectifs maqamique (modal) et zalzalien (Zalzal n'a jamais rien écrit et la localisation des degrés neutres entre majeurs et mineurs est décrite par Fârâbî). D'autres enseignants, de Paris-Sorbonne, Jambou et Mme Cizeron, invités en Tunisie, acceptent sans correction la thèse criticable de Samiha Bensaïd. Paris-Sorbonne brade ainsi son honneur et son niveau.

L'Institut du Monde Arabe et l'Oeuvre d'Orient veulent régner sur l'INALCO (Langues'O).

En 2015, tridocteur diplômé T.B. des Langues'O, j'ai proposé par écrit (P..J.) à la présidente des Langues'O la création d'un Centre de recherche en joignant le catalogue de ma médiathèque (P.J.). Depuis lors, j'ai réitéré trois fois ma proposition en mettant en garde contre les intrigues d'Orientaux sans documents. Le jeudi 25 janvier 2018, venant à l'INALCO assister à la dernière table ronde « Les chrétiens d'Orient aujourdhui » de la « Saison culturelle des chrétiens d'Orient » organisée par l'Oeuvre d'Orient, je reçois un encart consacré à un CERMOM, Centre de Recherches Moyen-Orient Méditerranée. (?)

 Hérédité et religion ne sont pas des savoirs et induisent apartheid et communautarisme.

Le M.A.Etrangères (mission Iraq 1978), le CNRS, l'Institut du Monde Arabe (chaire de musique), Paris-Sorbonne, l'INALCO, l'Oeuvre d'Orient, France 2, F-Culture, F-Musique, Sté Explorateurs, Guide du Raid, les médias de la droite catholique, m'ont accepté, utilisé à propos des cultures de l'Est et de l'Orient, voire consacré, et me rejettent en préférant ceux qui ont l'hérédité et la foi orientales sans l'expérience ni les documents. Champollion et Sylvestre de Sacy utilisaient leur talent et non leur hérédité ou leur foi. Pourquoi croyants et Orientaux seraient-ils dispensés des références exigées des Orientalistes autochtones au risque de former des institutions communautaristes tributaires de l'apartheid, innfiltrées chrétiennes, musulmanes, juives, etc. Mgr Pacal Gollnisch, diplômé de droit des affaires, l'Oeuvre d'Orient caritative, et ses alliés ne sont pas au niveau convenable.

Va-t-on enfin utiliser mon expérience et ma documentation pour ouvrir un Centre utile ?

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