Mon copain Totor, de retour de l'île aux fraudeurs

Après avoir lu sur Mediapart "Une fuite de documents inédits met à nu Jersey, l’île aux fraudeurs", Totor, un copain de retour d'un exil de trois ans sur le rocher anglo-normand m'a fait part de son analyse.

Victor, Totor pour les dames et Blas de son vrai nom, revient d'un pays-break de trois ans passé à Jersey. Il était donc particulièrement qualifié pour confirmer la teneur de l'article sur les fraudes de La Hougue qui appuient où ça fait mal (1), paru sur Mediapart. Voici ses propos, rapportés fidèlement. "Chaque jour des fraudeurs débarquent sur l'île. D'ailleurs, dans les rues, tu ne croiseras pas de gueux qui s'appellerait Claude ou Marcel. Tu ne trouveras pas non plus de travailleurs amers (ni même heureux). Dans les parcs, aucun bûcheron attrapant des Hernanies à force de pousser des Han, pas de pêcheurs, d'Islande ou d'ailleurs rentrant au port. En revanche, beaucoup de misérables fréquentent l'une des quatre vingt treize laveries automatiques du bourg. La colère gronde à voir ces hommes qui rient de nous appauvrir alors qu'avec le produit de leurs fraudes, ils pourraient ajouter une flèche à Notre Dame de Paris. C'est pourquoi, je t'en conure, demain dès l'aube, délaissons les Contemplations et faisons-leur connaître le Dernier jour d'un condamné en leur infligeant les Châtiments, mérités. Nos descendants, émus, à l'évocation de ce glorieux chapitre, nous bâtiront une légende pour les siècles, à venir." 

 (1) J'appuie la Hougue ça fait mal .... Vos Honneurs, je plaide coupable mais c'est pas moi qu'a commencé. Qui a dit "le calembour est la fiente de l'esprit qui vole" ? Certes, ici, il s'agit davantage de rase-motte que de vol stratosphérique.  

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