Festival Macron, le palmarès

Dès le départ, Macron a placé sa présidence sous le signe du cinéma et de l'esbroufe, inspirant ainsi de nombreuses productions cinématographiques. L'heure est venue de dévoiler le palmarès de ce festival des faux semblants mais de vrais imposteurs.

Parmi les oeuvres sélectionnées par l'académie du Jupiter (ex académie du César), quelques uns des prétendants les plus sérieux. Dans la catégorie films étrangers et parmi les prétendants les plus sérieux : "Donald au pays des mensonges" et "Bons baisés de Russie". Le prix de la bande originale pourrait réserver une surprise avec les "Champs Elysées" qui remet au goût du jour un tube des années 70 dans une orchestration plus énergique. La production française concourt dans trois catégories. Les films d'action avec "Le bon la brute et le truand", "Les hommes du président", "Un homme de trop", "Drôles d'espions" et enfin '"Etat de siège", en participation avec la société de production G.J (Gilets Jaunes ). Le film "le premier de cordée" a été retiré de la sélection, le héros ayant depuis dévissé dans les abîmes sans fond des crevasses de l'opinion publique. Le prix de l'acteur le plus remarquable devrait être décerné à A. Benalla présent dans quelques unes des productions évoquées ci-dessus mais aussi dans la comédie burlesque "Alexandre le bienheureux" en compétition avec "Escrocs mais pas trop" dont le titre n'est pas définitif et "Les charlots en Europe". Cette année, une catégorie fait son apparition, celle des films à thème imposé. Cette année ce sera "la banque", un thème qui a stimulé l'imagination des réalisateurs : "L'argent de la vieille", "Erreur de la banque en leur faveur" et "Prends l'oseille et tire-toi". Dans la catégorie docu-fiction, "Affreux, sales et méchants" est favori mais "En eaux troubles", une sortie récente, pourrait bien rassembler les voix du jury pour remporter le prix Médiapart. Le spectateur assiste aux attaques liberticides d'un pouvoir vendu aux mains des puissances de l'argent, et utilisant tous les moyens à sa disposition pour surveiller et faire taire les citoyens d'un pays qu'on appellera la France. La presse unanime ne tarit pas d'éloges à son sujet : "scénario implacable", "un suspense qui ne vous lâchera pas", "plus vrai que vrai, à se demander si ...", "une série(1) qui a tout d'une production américaine", "des magouilles plus vraies que nature", "enfin, vengés !" (J. Cahuzac et N.  Sarkozy). Pour l'instant, seuls les premiers épisodes ont été diffusés, inutile de préciser que la suite de de cette série produite par Net Flic est attendue avec impatience.   

(1) qui utilise encore le mot feuilleton ?

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