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Billet de blog 7 avr. 2020

Les criminels, au tribunal !

le fameux " jour d'après " ... rien ne changera si les responsables ne sont pas traduits devant un Tribunal Pénal Sanitaire pour les crimes contre l'humanité, sanitaires et économiques qu'ils ont commis ou laissé commettre. Ceux qui veulent le pouvoir et ses avantages doivent supporter les conséquences de décisions criminelles.

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Ce n'est pas une découverte, leurs profits priment sur nos vies et les bouleversent pour sans doute de longs mois sinon de longues années. Laisser pareils comportements impunis nous ferait connaître d'autres problèmes, pires encore. Pour cette pandémie, l'acte d'accusation est facile à établir : intelligence avec l'ennemi viral par mensonges, négligences, bêtise, incompétence et impréparation qui a provoqué une situation de quasi-génocide dans les Ehpad à la dérive, des assassinats en nombre dans des services de réanimation démunis ainsi qu'une panoplie de mauvais traitements infligés à la population et en premier lieu à sa partie la plus précaire et la plus pauvre. Les seuls responsables français suffiraient déjà à remplir le prétoire. En premier lieu, la ganache "s'ils veulent un responsable, qu'ils viennent me chercher" Macron, le municipaliste "général en retraites " Philippe, Buzyn la menteuse aux millions de masques, qui savait et qui n'a pas prévenu, sans oublier la longue liste d'experts et de commentateurs qui ont profité de leur position dominante pour prétendre et affirmer en toute méconnaissance de cause. Bien d'autres encore. Le patron d'Airbus qui a accepté un classement prioritaire pour recevoir des masques alors que les personnels soignants en manquaient, Aulas, président de club, qui a maintenu un match de foot à risques, le préfet de police Lallement tolérant qu'un rassemblement de supporters se tienne à Paris, les directeurs et patrons d'entreprises qui ont fait prendre des risques à leur personnel insuffisamment protégé ... le plus terrible dans l'affaire est que si Macron est au pouvoir aujourd'hui et porte une très lourde responsabilité dans ce qui peut s'apparenter à un crime d'état, la cause structurelle des défaillances sanitaires a été préparée de longue date, par Sarkozy notamment et d'autres partis n'auraient sans doute pas fait très différemment. A l'étranger, des dirigeants méritent eux-aussi d'être cités à l'ordre de cette infamie. Le premier d'entre eux, Xi dictateur qui n'a pas fait interdire les marchés d'animaux vivants malgré les injonctions de l'OMS. Aujourd'hui, il fait reprendre la marche forcée vers les objectifs de croissance à ses sujets quand bien même l'épidémie n'est pas (encore) jugulée dans son pays. D'autres lamentables, inflexibles et indifférents au sort des populations pourraient rejoindre nos crétins nationaux sur le banc des accusés. Bolsonaro le fasciste démasqué, Trump le Dingo-facho-populo, Johnson le contaminé (puisse-t-il crever de sa théorie), Chan O'Cha le thaïlandais avide des dollars du tourisme etc En finir avec la financiarisation de l'économie, l'actionnariat criminel, la primauté de la rentabilité et de la productivité, la production d'activités et de biens inutiles ou nuisibles. Et puisqu'ils nous sacrifient sur l'autel de leur idéologie (zut, on dirait un tract gauchiste) qu'ils le payent de leurs vies, de leur liberté et de leurs biens. Ils nous font la guerre, traduisons-les en conseil de guerre. Ils nous punissent, punissons-les. Que leur peloton d'exécution consiste en un travail d'intérêt général d'aide soignant dans un service de réanimation, une morgue ou dans une centrale, sans plus de protection que celles attribuées puisque l'ont-ils assez répété, les masques ne protègent pas. Autrement, "le jour d'après " restera le jour d'hier et rien ne changera. A la prochaine et inévitable crise (cochez au choix)  économique, sanitaire ou nucléaire, nous serons aussi démunis et vulnérables qu'aujourd'hui. Mais c'est à nous également de changer de logiciel comme disent ceux qui savent causer l'expert. 

Pour en revenir à cette pandémie, combien de temps faudra-t-il avant d'en sortir ? Rien n'est prêt ni le matériel, ni les procédures ni les priorités ni les durées : le confinement, les tests, les masques, les déplacements, alors que des mutations du virus ou que d'autres saloperies peuvent apparaître. Les pénuries alimentaire et énergétique pourraient bien également ne pas tarder et, avec ou sans elles, la tentation de limiter encore un peu plus les libertés individuelles et d'augmenter la surveillance. Le prétexte est tout trouvé et il est fort à parier que le puçage humain soit la prochaine étape. Pour notre"bien", au nom de notre "sécurité". Autant de raisons pour justifier leur comparution devant une juridiction internationale et pour que les juges fassent preuve de la même sévérité que celle dont ils font preuve à notre égard. 

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