Au revoir Tristesses

Mes amis vous le diront, je ne suis pas un intellectuel. Je ne suis pas non plus doté d'une culture encyclopédique et pour être clair, rien ne m'autorise à m'improviser critique de théâtre. Alors, qu'est-ce qui m'autorise à blablater autour de Tristesses, un spectacle d'Anne Cécile Vandalem ? Peut-être le fait d'avoir payé ma place et d'avoir passé 2 heures dans les transports en commun.

Déjà la lecture de la note d'intention de l'auteur, pardon de l'autrice (si, si) m'avait alerté. Encore un mélange des genres, vidéo et spectacle vivant, justifié par la volonté de montrer au spectateur ce qui se passe dans les trois maisons présentes sur scène.  Terriblement classique, quand je vais au théâtre, c'est pour voir un spectacle vivant et si j'ai trouvé un intérêt au procédé quand il a été utilisé par Ivo Van Howe (les damnés). Ici, en revanche, rien de tel. Je n'ai senti que la volonté d'être "tendance", de surfer sur une mode, unprocédé vite pesant et artificiel. Je me permets de glisser cette proposition scénographique pour le prochain spectacle : diffuser une vidéo sur écran géant, les acteurs n'apparaissant sur scène, en chair et en os, que pour saluer. Quand au reste ? Le texte, indigent et peu intéressant. Le jeu des acteurs ? A part l'auteur/actrice, j'ai trouvé le ton des autres surjoué. Sans doute une volonté. Les décors et l'occupation du plateau quelconques. Bref, je suis parti au milieu du spectacle. Un seul regret, celui de n'avoir du coup, pu inviter ma voisine à prendre un verre. Elle, a sans doute dû rester jusqu'au tomber de torchon. Ce qui m'a peut-être évité un râteau cruel. Ou m'a fait passer à côté d'une magnifique histoire d'amour. Qui sait, elle pourrait lire ces lignes et se reconnaître. Après tout, nous n'étions pas si nombreux ce soir là. 

 

 

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