Un coq vraiment faisan

Avertissement aux lecteurs, ce billet qu'on peut lire en eécoutant la chanson w"fais-moi un cygne", ne fait pas partie des contes de ma mère l'oye.

le coquelet de l'Elysée (variété faisan faisandé) pérore sur son tas de fumier de la nécessité de réformer. Après la casse des droits des élevés en batterie, cette fois, ce sont sa proposition d'équarrissage universel qu'il veut imposer. Devant un parterre de têtes d'oeuf, il caquette et s'égosille, bien à l'abri derrière la grille qui porte son emblème. On voit sa poule qui s'approche, que peut-elle lui murmurer à l'oreille ? « Il en va de ton ego, dresse-toi sur tes ergots, toi, le roi de la basse-cour, pas question que tu négocies. De quoi aurais-tu l'ait devant Bolsonaro, Trump ou Poutine ? Laisse-les marcher, ça leur fera des mollets de coq ». Alors, le coq qui prospère sur le fumier, invente des diversions tout en restant inflexible. Il s'essaye à nous caresser dans le sens du poil mais passant du coq à l'âne, il lâche ses poulets-coqs de combat. Pauvres de nous, allons-nous laisser ce vilain petit canard pousser son chant du coq ? Nous laisserons-nous plumer vifs ? La prochaine fois, il sera question de reverdir les poulaillers au profit des industriels de la ponte et aux frais des volailles. En ces temps de Gohsniste aigüe, rappelons-nous le proverbe libanais : "qui prend le coq pour guide, aura un poulailler pour refuge". Pour ma part, je préfère la touche terroir : "et mon cul, c'est du poulet" ? 

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