Agressé parcequ'il portait un Panama

Un homme, porteur d'un chapeau Panama a été éjecté de la foire aux bestiaux de Belfort par des membres du comité "Gardarem lou capel". Un succès encourageant dans la lutte pour la préservation de nos coutumes séculaires face aux agissements de cosmopolites parisiens, partisans du grand remplacement des bibis.

Belfort, mercredi matin, le quotidien "le Territoire Aliéné"rapporte l'interdiction faite à un homme coiffé d'un Panama de pénétrer dans l'enceinte de la foire aux gros boeufs de Belfort. Choissant délibèrement d'insulter les traditions séculaires locales et ignorant la proposition qui lui était faite par les membres du comité de vigilance de porter une casquette, ce suppôt du grand remplacement des bibis, persistait dans une attitude provocatrice qui nuit gravement à la pérennité des traditions régionales et des valeurs de cohésion du territoire situé entre la D217 et la VC 54. Ce provocateur eut beau arguer qu'aucune loi ne régissait le port du couvre chef dans un espace agricole, les militants furent inflexibles, eux pour qui le  port du feutre mou représente une provocation inacceptable, le symbole de l'avachissement intellectuel et de la soumission aux directives bruxelloises comme aux turpitudes parisiennes. "Port de la casquette obligatoire", ont-ils ensuite scandé devant le bâtiment de la chambre d'agriculture. Reçu par le préfet, les identitaires paysans ont rappelé l'importance de leur combat pour le maintien d'un élément fondateur de leur communauté. Dans un souci d'ouverture et d'apaisement, ce dernier a rappelé que les autorités toléraient le port du képi ou du casque à pointe tout en s'affichant "Bérets welcome". La manifestation s'est terminée dans la soirée par des lancers de fumier et des pneus brûlés, la sonorisation rediffusant le célèbre discours d'un patriote exemplaire, Philippe premier, roi des bouchers, qu'il prononça lors de l'opération de jumelage avec la riante cité de Berstesgaden.  "La terre ne ment pas" éructait le vieillard sénile à qui il ne restait plus guère que son Yeu  pour pleurer . 

 pour lever toute ambiguïté eventuelle, les impositions faites aux femmes (particulièrement ) prononcées au nom d'une religion qu'elle qu'elle soit ou de traditions, y compris lorsque les femmes peuvent s'en faire elles mêmes les relais, sont à vomir. Impossible de choisir entre deux totalitarismes, il faut les combattre. 

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