les conscrits de la mondialisation, leur patrie c'est le profit

Les poèmes de Gaston Couté traitent de questions toujours actuelles ou qu'on peut adapter aux enjeux du présent.

Le poème de Gaston Couté, les Conscrits, ici chanté par Gérard Pierron, résonne plus que jamais dans notre époque. A quelques modifications près, il pourrait même être détourné pour être entonné à l'occasion des bizutages, pardon des journées d'intégration, des étudiants. Ceux qui s'assoient sur les bancs des écoles de commerce comme sur ceux des fabriques de futurs dirigeants. Il suffit de remplacer "patrie" par profit et individualisme et la conquête de "l'Alsace" par la chasse aux marchés quant à "la race des brutes et des conscrits" aucune peine à imaginer les sémillants cost killers, financiers et spéculateurs en tout genre. Un monde dur, peut-être  plus dur encore que celui de l'époque de Couté, un monde loin, très loin où ils n'auront jamais la chance de croiser le chemin de "Bernard sans dieu ni chaussettes" le héros modeste mais résolu et opiniâtre du film de Pascal Boucher. Bernard qui maintient allumée la flamme de Gaston Couté.  

Les conscrits, poème de Gaston Couté chanté par Gérard Pierron © Couté

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