Merci pour le reconfinement

Merci à Nicolas Bedos Chevalier Des Bars des temps modernes, à Jean Castex le déconfineur si efficace et compétent qu'il en a été nommé premier ministre, merci aux rebelles, bravaches du sanitaire, pour leur désinvolture affichée face au virus, nous vous devons un nouvel enfermement annoncé. Same players shootent again et les errements du gouvernement ne sont pas seuls en cause.

Nicolas Bedos reconverti en Chevalier Des Bars, défenseur du droit des fêtards entre vingt et une heures et six heures du matin. A chaque époque ses combats, au moins lui, ne craint-il pas condamné à mort pour son engagement. Castex, l'homme du deconfinement dont il était prévisible qu'à la façon dont il était inorganise, il aboutisse à l'automne à une nouvelle vague de la pandémie. Qu'est-ce qu'ils en ont à faire Castex et Bedos d'un reconfinement ? Ces deux-là doivent habiter loin des bâtiments surpeuplés de Bondy, aux ascenseurs souvent en panne, au bruit, à l'exiguite  et à la promiscuite qui y règne. Le premier est hébergé à titre gratuit dans un palais situé sur un parc de trois hectares quant au deuxième, chargé de la promotion touristique de la Corse, il doit pouvoir trouver un pied à terre avec un minimum d'espace. Restent les rebelles qui préfèrent être enfermés quelques semaines chez eux plutôt que de faire preuve d'un peude vigilance en supportant quelques désagrément. Pour ces refuzniks du bout de tissu, arrêter temporairement les fiestas, les repas aux convives trop nombreux, les soirées qui se terminent tard, les rassemblements de foules, les anniversaires ou les fêtes de famille, ceux qui crient liberticide quand il s'agit de respect de précautions élémentaires. Bravo les gars, vous voici, et nous avecs, enfermés pour plusieurs semaines. Ils ont l'air fin les assoiffés de la liberté, ce gouvernement leur a fermé la porte au nez. Faire état de la defiance à un gouvernement qui a failli sur toute la ligne(1) n'est pas suffisant, vous portez votre part de responsabilité dans l'ampleur de cette fameuse deuxième vague qui touchera comme la première les plus fortes densités de population et les plus pauvres. En attendant, faut-il accepter la mort dans l'âme, les mesures prises en Chine où, à Wuhan par exemple, la vie semble avoir repris un cours normal rythmée par des contrôles stricts de la population ou bien faut-il laisser l'extrême droite mettre le feu aux villes à feu, comme en Italie où la peste brune instrumentalise la peste sanitaire ? Parce que pour une part, certains sont incapables de surmonter leurs désirs, se comportant comme des enfants gâtés. En attendant, Bedos, qu'est-ce qui est plus liberticide, ce deuxième emprisonnement ou un couvre-feu le temps de reduire ou stopper la progression de la contamination. 

(1) les livraisons uberisees de repas à domicile beneficieraient d'une exemption. Incompréhensible à moins de resituer cette disposition dans le projet politique de Macron et de ses sbires.

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